Édouard-Auguste de Grande-Bretagne

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Édouard-Auguste de Grande-Bretagne

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Portrait d’Édouard-Auguste de Grande-Bretagne
par Pompeo Batoni (1764).

Titre

Héritier présomptif du trône de Grande-Bretagne

25 octobre 176012 août 1762
(1 an, 9 mois et 18 jours)

Prédécesseur George, prince de Galles
Successeur George, prince de Galles
Biographie
Titulature Duc d’York et d’Albany
Comte d'Ulster
Dynastie Maison de Hanovre
Nom de naissance Edward Augustus of Hanover[1]
Naissance 25 mars 1739
Westminster (Grande-Bretagne)
Décès 17 septembre 1767 (à 28 ans)
Palais de Monaco (Monaco)
Sépulture Abbaye de Westminster
Père Frédéric, prince de Galles
Mère Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg

Le prince Édouard de Grande-Bretagne, duc d’York et d’Albany, né le 25 mars 1739 et décédé le 17 septembre 1767, fut le jeune frère de George III du Royaume-Uni, le deuxième fils de Frédéric de Galles et d’Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Le duc d'York (à droite), avec son frère, le futur George III du Royaume-Uni et leur tuteur, Francis Ayscough, doyen de la Cathédrale de Bristol, vers 1749.

Édouard Auguste est baptisé à la Norfolk House par l'évêque d'Oxford, Thomas Secker. Ses parrains sont son grand-oncle Frédéric-Guillaume Ier de Prusse (représenté par Charles Douglas, le troisième duc de Queensberry) et Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel (représenté par Henry Brydges, 2e duc de Chandos) ; sa marraine est la princesse de Saxe-Gotha (représentée par Lady Charlotte Edwin, la fille de James Hamilton, 4e duc d'Hamilton[2]).

Guerre de Sept Ans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Sept Ans.

Édouard montre un intérêt pour la stratégie navale, et demande la permission de servir dans la Royal Navy. Il participe aux attaques contre les Français et à la défaite lors du raid contre St Malo, qui se termine à la bataille de Saint-Cast en 1758.

Duc et héritier[modifier | modifier le code]

Le duc d'York, vers 1766, par Sir Joshua Reynolds.

Il est intronisé duc d'York et d'Albany et comte d'Ulster par son grand-père paternel, George II, le 1er avril 1760[3].

Quand le frère d'Édouard, George III, accède au trône le 25 octobre 1760, il nomme Édouard conseiller privé. Édouard devient, au même moment, l'héritier du trône jusqu'au 12 août 1762, le jour où nait George IV, premier fils de George III.

À la fin de l'été 1767, pendant son voyage vers Gênes, Édouard tombe malade et doit s'arrêter au port de Monaco. Malgré les soins et l'attention qu'on lui porte, il décède au palais d'Honoré III de Monaco, le 17 septembre. La chambre où il meurt est connue depuis sous le nom de York Room. Son corps retourne à Londres à bord du HMS Montreal, et est enterré à l'Abbaye de Westminster[4].

Héritage[modifier | modifier le code]

Le prince Édouard vers 1764-1765.

Littérature[modifier | modifier le code]

En 1762, James Boswell publie The Cub at Newmarket (le jeune à Newmarket), un poème dédié au prince Édouard, sans sa permission. Boswell avait rencontré le prince au champ de courses de Newmarket en 1760 pendant sa première visite à Londres. Le jeune dont il est question dans l'œuvre est Boswell lui-même. La dédicace est la suivante :

« À L'ATTENTION DE :

Son ALTESSE ROYALE

ÉDOUARD

Duc d'YORK

Monsieur,

PERMETTEZ-moi de remercier votre Royale Altesse, d'avoir apprécié cet Essai. Ou, en d'autres Termes, permettez-moi de faire savoir au Monde que le Duc d'YORK a ri de ce fameux Jeune ; il a été lu à votre Altesse Royale par le Génie lui-même, et a reçu la chaleur du sourire de votre aimable Indulgence.

SI j'avais pu concevoir ceci, j'aurais alors pensé que je n'avais pas la moindre Étincelle de l'Enthousiasme de Parnasse dans ma Composition. Être démuni de Vanité, si je ne me trompe, peut être reconnu comme une Caractéristique inséparable d'un Poète.

CETTE Babiole, MONSIEUR, n'a pas la volonté de vous interrompre, engagé que vous êtes dans des affaires Conséquentes. Elle espère juste présenter ses Respects dans une heure dévouée à la Festivité joyeuse.

Je souhaite à votre Altesse Royale une longue et heureuse Vie, et suis

Votre Dévoué Serviteur[5]. »

Utilisation du nom prince Édouard[modifier | modifier le code]

Titulature et armes[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

  • Du 25 mars 1739 au 1er avril 1760 : Son Altesse royale le prince Édouard"[1]
  • Du 1er avril 1760 au 17 septembre 1767 : Son Altesse royale le duc d'York et d'Albany

Armes[modifier | modifier le code]

Le prince Édouard utilisait les armes du royaume, brisées d'un lambel d'argent à cinq pendants, celui du centre portant une croix de gueules, les autres portant chacun un franc-canton de gueules[6].

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mother's Milk » (voir la liste des auteurs)

  1. a et b Dans le London Gazette, le prince est appelé simplement « prince Édouard » (16 novembre 1756; 28 juin 1757; 18 avril 1758; 27 octobre 1759; 1er janvier 1767; 2 février 1760)
  2. (en) « Yvonne's Royalty Home Page: Royal Christenings »
  3. (en) « Yvonne's Royalty: Peerage »
  4. (en) Rif Winfield, British Warships in the Age of Sail 1793–1817: Design, Construction, Careers and Fates, Seaforth Publishing,‎ 2007 (ISBN 1861762461), p. 190
  5. (en) « The Cub at Newmarket »
  6. (en) « Marks of Cadency in the British Royal Family »