Eduard Vogel von Falckenstein

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Eduard Vogel von Falckenstein
Eduard Ernst Vogel von Falckenstein
Eduard Vogel von Falckenstein, général d’infanterie prussien
Eduard Vogel von Falckenstein, général d’infanterie prussien

Naissance 5 janvier 1797
Breslau, Basse-Silésie
Décès 6 avril 1885 (à 88 ans)
Domaine de Doltzig (Arrondissement de Sorau, Lusace), province de Brandebourg
Origine Silésie
Allégeance drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Arme Chasseur à pied
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1813 – 1873
Conflits Guerres napoléoniennes, Guerre des duchés, Guerre austro-prussienne, Guerre franco-allemande de 1870
Commandement chef d’État-major du IIIe corps d'armée (1850), forces coalisées austro-prussiennes (1864), général en chef de l’Armée du Main (1866)
Faits d'armes campagne du Main (1866)
Distinctions croix de fer (1813), « Pour le Mérite » (1864)
Autres fonctions Gouverneur militaire du Jutland

Eduard Ernst Friedrich Hannibal Vogel von Fal(c)kenstein (né le 5 janvier 1797 à Breslau6 avril 1885 au château de Doltzig dans l'arrondissement de Sorau (Lusace, province de Brandebourg) était un général d’infanterie prussien.

États de service[modifier | modifier le code]

Fils de Hannibal Vogel von Falckenstein (1750–1808), lui-même général d'infanterie, il s'engagea en 1813 comme volontaire dans un régiment de chasseurs de l’armée prussienne et s'illustra lors de la bataille de Montmirail (1814), ce qui lui valut d'être décoré de la Croix de fer, qui venait tout juste d'être créée. Vogel von Falckenstein épousa le 9 avril 1829 Louise Gärtner (née le 21 janvier 1813 à Berlin; † 24 août 1892 à Gut Dolzig) à Treuenbrietzen (Brandebourg). Promu enfin commandant en 1841, il fut blessé au cours d'un combat de rue lors de la Révolution de Mars (1848) à Berlin. Il fut transféré dans le Holstein, nommé commandant d’un bataillon de fusiliers de la Garde et en 1850 chef d’État-major du IIIe corps d'armée.

Promu successivement colonel (1851), puis général de brigade (Generalmajor) (1855), il reçut le commandement de la 2e brigade d’Infanterie de la Garde, qui était le corps d'élite de l’armée prussienne pour cette arme. De 1856 à 1858 il exerça la charge de Directeur du Département « Économie » du ministère de la Guerre. Promu Generalleutnant (1858) , il fut mis à la tête de la 5e, puis de la 2e Division d’infanterie de la Garde.

Lorsqu'éclata la Guerre des duchés, Vogel von Falckenstein était depuis décembre 1863 chef d’État-major des forces coalisées austro-prussiennes et général en chef d'un des corps de l'armée du maréchal Frédéric von Wrangel. Le 22 avril 1864, von Falckenstein reçut la médaille « Pour le Mérite » et le 30 avril fut nommé gouverneur militaire du Jutland. La guerre terminée, il reçut le commandement du VIIe corps d'armée, puis fut promu général (1865).

Au cours de la Guerre austro-prussienne (1866), il était commandant en chef de l’Armée du Main, chargé des opérations du front ouest. Dès le lendemain de la déclaration de guerre, il fondit sur Hanovre, s'empara des approvisionnements de l'ennemi et, malgré une défaite tactique à Langensalza, força les Hanovriens à la capitulation le 29 juin. Nommé général en chef du Ier corps d'armée, il défit au cours d'une succession de combats les armées d'Allemagne du Sud et défila le 16 juillet dans Francfort-sur-le-Main. Mais simultanément, les différends avec le quartier-général de l'armée prussienne se multipliaient, ce qui amena à sa mutation en Bohême au poste de gouverneur-général, et dut passer la main à l'un de ses aides de camp le général von Manteuffel.

En reconnaissance de ses états de service, il fut gratifié d’une rente d'un montant appréciable.

En 1867, la circonscription de Kœnigsberg le porta au Reichstag de la Confédération d'Allemagne du Nord ce qui fit de lui, à la rentrée parlementaire de 1868, un député du Zollparlament[1].

Mis hors des cadres des officiers de l'armée prussienne depuis 1868, Vogel von Falckenstein occupa au cours de la Guerre franco-allemande de 1870 les fonctions de gouverneur militaire des côtes d’Allemagne, avec résidence à Hanovre. À ce titre, il organisa la défense des côtes de la Baltique et mit sur pied une réserve de fantassins de marine (Seewehr) formée de volontaires. Admis à la retraite en 1873, il se retira dans son domaine de Doltzig. En hommage à sa carrière, le 56e Régiment d'infanterie de Wesel reçut son nom (1889).

Son fils aîné, Maximilian, deviendra lui-même général d’infanterie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Fritz Specht, Paul Schwabe, Die Reichstagswahlen von 1867 bis 1903. Eine Statistik der Reichstagswahlen nebst den Programmen der Parteien und einem Verzeichnis der gewählten Abgeordneten, Berlin, Verlag Carl Heymann,‎ 1904 (réimpr. 2e éd.), p. 2; cf. également A. Phillips (éd.), Die Reichstagswahlen von 1867 bis 1883. Statistik der Wahlen zum Konstituierenden und Norddeutschen Reichstage, zum Zollparlament, sowie zu den fünf ersten Legislatur-Perioden des Deutschen Reichstages, Berlin, Verlag Louis Gerschel,‎ 1883, p. 2

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]