Édouard Boubat

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Édouard Boubat, né le 13 septembre 1923 dans le quartier de Montmartre à Paris et mort le 30 juin 1999 à Montrouge dans les Hauts-de-Seine, est un photographe français. Chroniqueur et reporter-photographe d'après-guerre, il fut, avec Willy Ronis et Robert Doisneau, l'un des principaux représentants de la photographie humaniste française.

Sommaire

[modifier] Biographie

Édouard Boubat étudie à l'École Estienne, à l'atelier de photogravure, de 1938 à 1942.

Il est initié à la photographie en 1946, après la guerre, et obtient en 1947 le prix Kodak. Puis il débute comme reporter pour le mensuel Réalités.

En 1971, il est l'invité d'honneur des Rencontres internationales de la photographie d'Arles, qui lui consacrent, une soirée de projection intitulée « Édouard Boubat et Lucien Clergue », présentée par Michel Tournier. En 1972, il reçoit une mention pour son livre Femmes à l'occasion du Prix du Livre des Rencontres d'Arles . Il y est de nouveau exposé en 1974 pour l'exposition Filleuls et parrains. Puis il reçoit le Prix du Livre en 1977 pour son ouvrage La Survivance.

Édouard Boubat encouragea la création de la première galerie photographique à Paris, la Galerie Agathe Gaillard, par laquelle il fut représenté.

[modifier] Œuvre

Reporter-photographe juste après la Seconde Guerre mondiale, expérience dont il resta profondément marqué, il décida de consacrer son œuvre à la célébration de la vie.

Ce métier lui donna suffisamment de liberté et il multiplia les voyages. Il fit également des portraits devenus célèbres de nombreuses personnalités, tels Jacques Prévert, qui dira de lui « Boubat, un correspondant de paix », Gaston Bachelard, Emil Cioran, Robert Doisneau, Jean Genet ou encore Marguerite Yourcenar.

Il s’intéressa particulièrement à montrer les moments creux de la vie et en exalter tout le bonheur, montrant « un quotidien dépouillé mais plein de grâce, de poésie et d'une plénitude intemporelle ».

[modifier] Photographies

Un grand nombre de photos de Boubat sont devenues des icônes, parmi lesquelles on peut citer :

[modifier] Prix et récompenses

En 1971, Édouard Boubat obtient la médaille David Octavius Hill, puis, en 1984, le Grand Prix national de la photographie à Paris, et en 1988, le Prix de la Fondation Hasselblad.

[modifier] Bibliographie

  • Robert Crégut, La Tête froide, Le Soleil noir, coll. « Poésie », 1951.
  • Plusieurs clichés d’Édouard Boubat, dont Bretagne 1957, ayant illustré la page de couverture et un article sur la paysannerie française de Réalités-femina-illustration, no 142, novembre 1957, p. 37 à 43, ont été reproduits en noir et blanc dans le numéro de Reporters sans frontières consacré à l’artiste en octobre 2002.
  • Revue Terre d'Images, numéro 25, 1966.
  • Édouard Boubat, Miroirs autoportraits, Denoël, 1973.
  • Édouard Boubat, La Survivance, Mercure de France, 1976 (ISBN 2-71520-011-0).
  • Christian Bobin et Édouard Boubat, Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas, Gallimard, 1996 (ISBN 2070115224).
  • Édouard Boubat, La Photographie : l'art et la technique du noir et de la couleur, Le Livre de Poche, 2006, 224 pages.
  • Bernard Boubat et Geneviève Anhoury, Édouard Boubat, Éditions de la Martinière, 2004, 368 pages.
  • Olivier Delhoume et Édouard Boubat, « Mes photos », interview réalisée en 1986, Photofan, no 9, 14 février 2006, p. 58-65.
  • Christian BobiN et Édouard Boubat, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Gallimard, 2010, 112 pages (ISBN 978-2-07-011522-8).

[modifier] Liens externes

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