Edmund Kemper

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Edmund Kemper
Portrait d'Edmund Kemper
Photo d'idendité judiciaire d'Edmund Kemper
Information
Nom de naissance Edmund Emil Kemper
Surnom L'Ogre de Santa Cruz
Naissance (65 ans)
Burbank, Californie (États-Unis)
Condamnation
Sentence Prison à perpétuité
Meurtres
Nombre de victimes 10
Période -
Pays États-Unis
États Californie
Arrestation

Edmund Emil Kemper (né le à Burbank, Californie, États-Unis) est un tueur en série américain accusé de 10 meurtres dont celui de sa propre mère, Clarnell Strandberg-Kemper. Personnage impressionnant par sa taille et son poids (2,15 m et 163 kg[1]), il a commencé sa série de meurtres avec celui de ses grands-parents à l'age de quinze ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère souffrant de problèmes psychologiques frappait ses compagnons et divorcera trois fois. Kemper en souffrira toute sa jeunesse. La plus grande de ses sœurs, Susan, le frappait. Leur maison du Montana n'étant pas très grande, sa mère qui le déteste, l'envoie vivre à la cave sur un grabat près de la chaudière dont les flammes le terrifient. Il prend plaisir à torturer et décapiter les animaux domestiques du quartier, notamment son chat qu'il enterre vivant. La mère de Kemper l'envoie ensuite vivre chez ses grands-parents paternels Maude et Edmund Kemper, ce qui lui donne l'impression d'être abandonné[2].

Lors de ses études secondaires, il ne se fait pas remarquer. Le 27 août 1964 alors qu'il a 15 ans, Edmund Kemper s'empare d'un fusil et tire sur sa grand-mère. Quelques minutes plus tard son grand-père arrive et Kemper lui tire dans la nuque. Il affirmera ensuite qu'il l'avait tué par pitié, pour qu'il n'apprenne pas le meurtre de sa femme. En réalité, il redoutait la violence de son grand-père[3].

Il est alors placé sous la garde de la California Youth Authority (en). Un psychiatre mandaté par la Cour diagnostique qu’Edmund est schizophrène paranoïde. Le 6 décembre 1964, le juge le fait interner à l’hôpital d’État d’Atascadero où il a des discussions passionnées avec les violeurs et meurtriers. Il se familiarise avec le langage psychiatrique, étant employé dans le laboratoire de psychologie qui met au point les tests et aide à administrer ces tests, ce que les médecins interprètent comme un signe favorable pour sa réhabilitation[2].

En 1969, il est libéré de l'institution psychiatrique dans laquelle il avait été placé durant 5 ans. Contre l’avis des psychiatres qui préconisent qu’il aille vivre avec son père (qui restera néanmoins introuvable), il doit finalement s’installer chez sa mère à Aptos, près de Santa Cruz (Californie). Sa mère souhaite le voir poursuivre des études normales à l'université. Mais Kemper préfère fréquenter les bars, tout en espérant un jour faire carrière dans la police. Après plusieurs petits métiers, il obtient finalement un travail dans la Division des Autoroutes californiennes, ce qui lui permet de quitter sa mère et de se réinsérer progressivement. Un accident grave en Harley Davidson alors qu'il est ivre le laisse démuni et sans ressources, il doit alors retourner vivre chez sa mère[2].

Meurtres[modifier | modifier le code]

Il commence une série de meurtres le 7 mai 1972 dans la région de Santa Cruz. Il tue en tout six jeunes femmes, généralement des auto-stoppeuses, belles et libérées sexuellement alors que Kemper n'a jamais pu avoir de relations sexuelles. Il les amène dans sa Ford Galaxie dans des coins éloignés puis les étrangle ou leur tire une balle dans la tête avant de ramener leurs têtes en guise de trophées. Ed Kamper avoua au psychiatre Donal Lunde avoir préparé avec soin une liste des caractéristiques physiques et morales de ses futures victimes. Elles ne doivent pas être des "sales hippies" mais des jeunes femmes de bonne famille[4].

Le 21 avril 1973, Edmund commet l’un de ses deux derniers meurtres en tuant sa mère. Il dépose la tête de sa victime sur la cheminée de la maison, afin de l’utiliser comme cible de jeu de fléchettes. Il aurait eu ensuite des rapports sexuels avec le corps de cette dernière (fait que Kemper continue toujours de nier aujourd’hui)[3].

État de santé[modifier | modifier le code]

Il a été diagnostiqué comme schizophrène paranoïde et soigné à l'hôpital psychiatrique où il fut interné. Considéré comme sociopathe, des expertises psychiatriques ont déterminé que Kemper possèderait un QI supérieur à 140[4].

Condamnation et peine de prison[modifier | modifier le code]

Kemper a été condamné à la perpétuité (la peine de mort ayant été suspendue entre 1971 et 1974). Kemper est actuellement emprisonné à la Prison d'État de Vacaville (Californie) et participe volontiers à des entretiens permettant de mieux comprendre le comportement des tueurs en série. Il est devenu lecteur de livres pour aveugles et a reçu plusieurs médailles qui ornent sa chambre pénitentiaire, en récompense de son travail de lecteur[5].

Il est le premier tueur en série interrogé par les profileurs Robert Ressler et John E. Douglas dans le cadre d'un programme d'entretiens du FBI avec 36 tueurs en série et criminels sexuels afin d'apprendre à mieux les cerner : il pourrait avoir inspiré en partie le personnage d'Hannibal Lecter[6].

Victimes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Marc Dugain s'inspire d'Edmund Kemper pour son roman Avenue des géants publié chez Gallimard en 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Delphine Peras, « Avenue des Géants, par Marc Dugain », sur lexpress.fr,‎ 12 avril 2012
  2. a, b et c Jacques Pradel, « Ed Kemper, tueur en série et personnage de roman », émission L'heure du crime sur RTL, 17 avril 2012
  3. a et b (en)A&E Television Networks, « Edmund Kemper Biography », sur Biography.com,‎ 2011
  4. a et b Stéphane Bourgoin, Serial Killers: Enquête mondiale sur les tueurs en série, juin 2011
  5. Interview de Marc Dugain, Le magazine des loisirs culturels Auchan, avril 2012
  6. (en) Philip Jenkins, Using Murder : The Social Construction of Serial Homicide, Transaction Publishers,‎ 1994 (lire en ligne), p. 89

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]