Edmond Adam

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour les personnes ayant le même patronyme, voir Adam (homonymie).

Edmond Adam, né au Bec-Hellouin (Eure) le 19 novembre 1816, mort à Paris le 14 juin 1877, est haut fonctionnaire et homme politique français républicain du XIXe siècle.

Conseiller d'État, il démissionne et s'oppose au Second Empire. Sous la Troisième République, d'abord préfet de police en 1870, il est ensuite député puis sénateur inamovible.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de cultivateurs, il fait ses études secondaires au Lycée de Rouen puis à l'École de droit de Paris. Il devient journaliste et occupe la fonction de rédacteur en chef dans un journal à Angers avant de partitiper au National. Il fréquente alors des républicains, comme Ledru-Rollin et Louis Blanc. Après la révolution de février 1848, il devient adjoint du maire de Paris, Marrast, en mars 1848, puis membre du Conseil d'État, en avril 1849. Il démissionne de cette fonction après le coup d'État du 2 décembre 1851. Edmond Adam se retire alors de la vie politique et, sous la pression de Bixio, Pagnerre et Garnier-Pagès, il entre au Comptoir d'escompte en 1853. Il en est le secrétaire général jusqu'en 1866.

Il rencontre Juliette Lambert, protégée de Madame d'Agoult, lors d'une audition de Wagner chez Madame de Charnacé et l'épouse en 1868. Vers 1866, il se réfugie à Golfe-Juan, où il fait construire une propriété. Edmond Adam ne renonce pas complètement à l'activité politique. Il aide financièrement Peyrat à créer L'Avenir national. Le salon de Juliette Adam, à Paris, devient un « centre d'influence » républicain, fréquenté notamment par Léon Gambetta.

Après la proclamation de la République, il est nommé à la tête de la préfecture de police de Paris, le 11 octobre 1870. Il doit faire face au soulèvement de Flourens, le 31 octobre, mais préfère démissionner le 1er novembre. Il se présente dans la Seine et dans le Var lors des élections législatives du 8 février 1871. Élu dans la Seine, il siège à l'Union républicaine, qu'il préside un certain temps.

Edmond et Juliette Adam contribuent à la création du journal de Léon Gambetta, La République française. À l'Assemblée, Edmond Adam se rallie à Thiers, vote contre de Broglie et pour les lois constitutionnelles de 1875. En décembre de la même année, il est élu sénateur inamovible et siège à l'Union républicaine. Il compte parmi ses amis Thiers, Gambetta, Eugène Spuller, Challemel-Lacour et Pelletan. Le couple entretient des relations avec George Sand. Edmond Adam décède d'un anthrax à la nuque, le 14 juin 1877, à Paris. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (54e division)[1], lors d'obsèques civiles auxquelles assistent Emmanuel Arago et Victor Hugo.

Mandats et responsabilités[modifier | modifier le code]

  • Adjoint du maire de Paris (mars 1848-avril 1849)
  • Membre du Conseil d'État (avril 1849-décembre 1851)
  • Préfet de police de Paris (octobre-novembre 1870)
  • Député de la Seine (février 1871-1875)
  • Sénateur inamovible (1875-1877)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Mayeur, Alain Corbin, Arlette Schweitz (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918. Les cent seize inamovibles de la Troisième République, Publications de la Sorbonne, Paris, 1995, 512 p.
  • Adolphe Robert (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, 1789-1889, Bourloton, Paris, 1889-1891.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 41-42

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :