Ed Gein

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Ed Gein
Nom de naissance Edward Theodore Gein
Surnom Le Boucher de Plainfield
Naissance 27 août 1906
La Crosse, Wisconsin (États-Unis)
Décès 26 juillet 1984 (à 77 ans)
Madison, Wisconsin (États-Unis)
Cause du décès Cancer
Sentence Internement en hôpital psychiatrique
Meurtres
Nombre de victimes 2
Pays États-Unis
États Wisconsin
Arrestation 1957

Edward Theodore Gein est un tueur en série américain, né le 27 août 1906 à La Crosse, dans le Wisconsin, et décédé suite à une insuffisance respiratoire le 26 juillet 1984 à Madison, dans le Wisconsin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Même s'il est dit tueur en série nécrophile, il n'a officiellement tué « que » deux femmes, meurtres pour lesquels il a été condamné. On a cependant retrouvé chez lui des restes provenant de corps si nombreux qu'il n'a pas été possible de les attribuer tous aux violations de sépultures dont il avoua s'être rendu coupable.

Son père, George Philip Gein (1873-1940) étant alcoolique, il est élevé par sa mère, Augusta Wilhelmine (née Lehrke en 1878) une luthérienne très fanatique qui considérait le sexe comme un péché. Extrêmement possessive, elle priva Edward de tout contact avec les enfants de son âge. Le jeune garçon lui vouait en retour un culte. Son frère ainé Henry (1901-1944), qui ne partageait pas cette adoration et menait une vie plus normale, lui en fit souvent le reproche.

Le 16 mai 1944, son frère Henry met le feu à un marais sur la propriété[1]. Le feu échappe à tout contrôle et le service d'incendie local est appelé pour éteindre l'incendie et protéger la ferme familiale des flammes. En fin de journée, le feu est maîtrisé, les hommes sont retournés chez eux avant que l'on s’aperçoive qu'Henry n'est pas revenu avec les autres. Un groupe part à sa recherche, avec des lanternes et lampes de poche, sur la zone brûlée et dans la soirée, plusieurs heures après les débuts de l'excursion, on trouve le cadavre d'Henry Gein couché face contre terre[2]. Apparemment, l'homme est mort depuis un certain temps lorsqu'il a été trouvé, et la mort ferait suite à une crise cardiaque, car il n'est pas brûlé ou blessé. Il a été rapporté plus tard, et peut-être embelli dans la biographie d'Ed Gein, Déviants par Harold Schechter, que Henry présente des ecchymoses sur la tête[3]. La police rejette la possibilité d'un acte criminel par asphyxie, bien que le médecin légiste du comté l'ait officiellement répertorié comme étant une cause de la mort. Bien que certains enquêteurs soupçonnent qu'Ed Gein ait tué son frère, aucune accusation n'est portée contre lui.

Un an et demi plus tard, le 29 décembre 1945, alors qu'il a 39 ans, le décès de sa mère lui est catastrophique. Livré à lui-même pour la première fois de sa vie, il refuse cette mort et tente tout pour la faire revivre, en commençant par des incantations devant sa tombe. Il se met alors à déterrer des cadavres et découpe leurs peaux pour se faire un « habit humain » de femme riche.

Arrêté le 16 novembre 1957, il est inculpé après les découvertes dans sa ferme de Plainfield de faits terribles et macabres. Ainsi on a trouvé des abat-jours, rideaux, gants, draps, etc. en peau humaine, ainsi que des cadavres et certains morceaux humains dans des bocaux notamment. Déclaré irresponsable de ses actes, il est interné dans un hôpital psychiatrique du Wisconsin.

Il est surnommé « le boucher de Plainfield », la petite bourgade du Wisconsin où se trouve la ferme familiale, pour avoir assassiné deux femmes, dont Mary Hogan (dont on a retrouvé la tête chez lui, dans un sac en papier) et mutilé plusieurs cadavres qu'il a déterrés. En fait, il a beaucoup plus de victimes à son actif mais son procès est limité par souci d'économie, le comté dont il dépend n'étant pas très riche et ne pouvant s'offrir un procès à plusieurs millions de dollars.

Edward Gein est mort en 1984 d'une insuffisance respiratoire à l'âge de 77 ans, en institut de gériatrie où il a été placé 6 ans auparavant, après un long séjour en prison.

Adaptations au cinéma[modifier | modifier le code]

Son histoire inspira certains éléments de quelques films :

Adaptation à la télévision[modifier | modifier le code]

Le tueur Bloody Face, apparaissant dans la saison 2 de la série American Horror Story (Asylum) en est directement inspiré.

Adaptation en bande dessinée[modifier | modifier le code]

La bande dessinée Ed Gein parue en avril 2009 chez Soleil Productions (par Dobbs et Nespolino) retrace la biographie de l'homme à travers sa rencontre avec un journaliste qui l'a connu dans sa jeunesse, le tout dans un style old school proche de ce que faisait EC Comic à la grande époque des Horror comics.

Hommages et références[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le groupe Américain de thrash Slayer a sorti en 1990 une chanson intitulée Dead Skin Mask sur l'album Season in the Abyss à propos du personnage d'Ed Gein, chanson reprise plus tard par le groupe de Black metal Dark Funeral.
  • Un autre groupe Américain, Mudvayne, a sorti une chanson intitulée Nothing to Gein sur leur album L.D. 50
  • Il existe aussi un groupe de Grindcore qui s'appelle lui même Ed Gein.
  • Necrophiliac, un one-man band du Québec fondé par Eric Marsan, a écrit une chanson intitulé Ed Gein, en hommage au tueur.
  • John 5, un autre groupe américain, intitule aussi une chanson en son honneur, Dead Art In Plainfield.
  • Le groupe suédois Deranged a sorti en 2002 un album intitulé Plainfield Cemetary.
  • Ed Gein est évoqué dans la musique du groupe industriel Combichrist, dans la chanson God Bless (sur l'album Everybody Hates), en compagnie d'autres tueurs.
  • Le rappeur américain Eminem s'est inspiré des évènements du film Le silence des agneaux lui-même relié directement à Ed Gein dans sa chanson Buffalo Bill de son album Relapse: Refill.
  • Un des bassiste du groupe Marilyn Manson a porté le nom de scène de Gidget Gein, tiré du personnage de série TV Gidget et d'Ed Gein.
  • Le groupe américain Blind Melon a composé une chanson intitulée Skinned, qui se retrouve sur le deuxième album du groupe, Soup. La chanson parle de recréer toutes sortes d'objets domestiques (table à café, abat-jour, etc.) à partir de peau et d'ossements humains. La trame débute sur une narration qui mentionne clairement le nom d'Ed Gein.
  • Le groupe Américain de death metal Macabre a sorti en 1987 une chanson intitulée Ed Gein sur l'album Grim Reality.
  • Le groupe de dubstep "Ry Legit" a sorti une chanson du portant son nom, en mixant plusieurs spots télévisuels parlant de lui à l'époque
  • Le groupe "The Meteors" a sorti une chanson intitulée "A very Handy Man indeed" relatant les actes de Ed Gain.

Peinture[modifier | modifier le code]

L'artiste unPOP et ex-bassiste de Marilyn Manson, Gidget Gein, a choisi ce pseudonyme composé en hommage à Gidget un personnage de télévision, et à Ed Gein, qu'il a peint à plusieurs reprises. L'artiste Joe Coleman collectionne des objets lui ayant appartenu et le considère comme un sujet passionnant.

Manga[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans The Elder Scrolls 4: Oblivion, le joueur rencontre, pendant les quêtes de la Confrérie Noire, un membre ayant pour but de se venger de la confrérie qui avait tué sa mère au cours d'un contrat (car c'est une confrérie d'assassins). Le protagoniste découvre plus tard, dans sa cave, des objets de culte de magie noire ainsi que la tête de sa mère posée sur un autel. Dans de nombreuses notes qu'il laisse derrière lui et dans lesquelles il dialogue avec sa mère, le tueur mêle sa haine contre elle, qui semblait fortement autoritaire vis-a-vis de son fils, et son désir de la ressusciter.
  • Dans le MMORPG Dofus, le Dieu Sram, symbole du délit et du cambriolage, enfante avec une mortelle un demi-dieu baptisé Gein. Les joueurs ont pu l'apercevoir à l'Ankama Convention des Dix Ans au cours d'une quête où il a tenté d'assassiner l'Explorancienne, la fondatrice de l'ordre des Voyageurs, et pourront le retrouver dans la Dimension Sram : Srambad, la cité du vice et du vol.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Judge Robert H. Gollmar, Edward Gein, Pinnacle Books, 1981, p. 85
  2. Wisconsin Rapids Daily Tribune | Wisconsin Rapids, Wisconsin | Friday, May 19, 1944 | Page 1.
  3. (en) Harold Schechter, Deviant : The Shocking True Story of Ed Gein, the Original Psycho, New York, Simon and Schuster,‎ 1998 (ISBN 0671025465), p. 30–31