Ecot-la-Combe

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Ecot-la-Combe
Blason de Ecot-la-Combe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Chaumont
Canton Canton d'Andelot-Blancheville
Maire
Mandat
Marie-Agnès Marie
2014-2020
Code postal 52700
Code commune 52183
Démographie
Population
municipale
45 hab. (2011)
Densité 2,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 33″ N 5° 22′ 57″ E / 48.2092, 5.382548° 12′ 33″ Nord 5° 22′ 57″ Est / 48.2092, 5.3825  
Superficie 20,93 km2
Localisation

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Ecot-la-Combe

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Ecot-la-Combe

Ecot-la-Combe est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ecot-la-Combe est situé à 30 km au Nord-Est de Chaumont, préfecture de la Haute-Marne.

Entre Ecot et Consigny, et dans la direction de la vallée de la Sueurre se trouve la peutte-fosse, au fond de laquelle on entend le bruit sourd des eaux souterraines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur d'Ecot qui nous soit connu, du nom de Girard vivait en 1090. Le seigneur d'Ecot rendait foi et hommage à celui de Reynel.

L'un de ses descendants, le chevalier Hugues d'Ecot, mourut dans la septième croisade sous Saint Louis, en la bataille de Mansoure. "", écrit le sire de Joinville dans ses mémoires, "fut blessé messire Hugues d’Ecot de trois coups de lance au visage". (Jean de Joinville, Vie de Saint-Louis).

Le château ou maison forte d'Ecot fut démoli au XIVe siècle pendant les guerres, époque à laquelle s'éteignit la première branche des seigneurs. Dans les siècles suivants le domaine fut érigé en baronnie au XVe, puis en marquisat au XVIe siècle. Le dernier seigneur d'Ecot fut Charles-Camille de Capizuchi, marquis de Bologne (1717-guillotiné en janvier 1794) (cf. l'œuvre du marquis de Foudras qui retrace sa vie de grand chasseur).

En 1750, selon l'abbé Roussel, on comptait à Ecot 56 feux et 182 communiants, presque tous bûcherons.

L'industrie métallurgique est citée à Ecot depuis 1586. le village doit en partie sa configuration actuelle aux Michel, maître des forges de père en fils de 1768 à 1839. Ils comptaient parmi les dix sidérurgistes les plus riches de France sous l'empire.

En 1847 le châtelain du lieu était le comte Louis François de Beurges.

Des trois usines d'Ecot la Combe, sortaient annuellement au XIXe siècle 500 tonnes de fonte, consommant pour cela 1270 tonnes de charbon de bois dont la matière première venait des forêts environnantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Marie-Agnès Marié    
Les données manquantes sont à compléter.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 45 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
208 269 275 275 288 273 229 180 213
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
178 165 179 176 196 197 187 158 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
155 121 106 82 120 63 29 75 75
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
117 58 38 32 26 25 40 44 45
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ecot-la-Combe

Les armes de Ecot-la-Combe se blasonnent ainsi :

D'argent à un écot de sable posé en pal, au chef de sinople.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Ecot-la-Combe. De la forteresse construite au Moyen Âge, il subsiste peu de choses de visibles de par les transformations successives des différents propriétaires. Fondé à l'origine au XIe siècle par le seigneur Hugues d'Ecot, le château d'Ecot fut démoli une première fois au XIVe siècle pendant les guerres, il aujourd'hui reste une tour du XVe et une porterie du XVIIe siècle. Le château a subi d'importants aménagements intérieurs et extérieurs entre 1796 et 1839. La propriété s'est vue supprimer le pont levis, combler les fossés, élargir les fenêtres, créer un jardin à l'anglaise entre 1850 et 1880.
  • Plan d'eau artificiel, face au château, formé par une vaste digue, qui s'étire entre les arbres laissant apercevoir un pavillon entouré de verdure.
  • L'église actuelle, perchée sur son rocher, est dédiée à la nativité de la Vierge. Elle fut bâtie par Louis François de Beurges, châtelain du lieu, en 1847.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hugues d’Écot.
  • Camille de Capissucchi de Bologne : 1717 /1793, dernier châtelain d'Ecot qui avait mis en fermage ses forges auprès des frères Michel. M. de Bologne est le héros de diverses nouvelles de son petit neveu, le marquis de Foudras (ex : Le capitaine de Beauvoisis).
  • Claude Alexandre MICHEL, seigneur de Noncourt, 1767/1839 : maître de forges. Louvetier à partir de 1813 et membre du Ceil Gal.
    et son frère  Nicolas Gaspard dit DUBARRAT  ( 1770/1836 )  
  • Charles-Fréderic Châtel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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