Echoes (chanson)

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Echoes est une chanson de Pink Floyd, avec de longs passages instrumentaux, des effets sonores et une improvisation de rock.

Elle a été écrite par les quatre membres du groupe (Roger Waters, Richard Wright, David Gilmour et Nick Mason), Echoes est le long final du disque Meddle (1971). La chanson dure vingt-trois minutes et trente secondes et prend toute la face B sur l'enregistrement vinyl. Elle apparaît aussi plus brièvement comme la cinquième chanson de la compilation à qui elle donne son nom, Echoes: The Best of Pink Floyd. Echoes est la troisième chanson la plus longue du répertoire de Pink Floyd après Atom Heart Mother (suite) (23 min 44 s) et les neuf parties de Shine On You Crazy Diamond (qui, dans leur ensemble, représentent plus de vingt-six minutes). Echoes, pourtant, n'est pas séparée en parties comme les deux autres ; toutefois, la composition a été à l'origine faite de fragments séparés et, plus tard, a été coupée en deux pour servir à l'ouverture et à la fermeture du film Pink Floyd: Live at Pompeii.

Dans des entrevues de Waters pour la promotion de son disque Amused to Death, le musicien a assuré qu'Andrew Lloyd Webber a plagié des thèmes d'Echoes pour sa comédie musicale The Phantom of the Opera. À 19 min 58 s de la chanson, la partition de basse est identique à l'introduction du Fantôme de l'Opéra. Néanmoins, il a décidé que la vie était trop courte pour prendre la peine de lui faire un procès.

Echoes se range parmi les chansons les plus originales et les plus ambitieuses de Pink Floyd. Le titre commence avec un thème marin, inspiré par la note de piano créée par Rick Wright (et qui ressemble à un sonar) passée dans une cabine Leslie.

À la différence du morceau Atom Heart Mother, il était relativement facile pour Pink Floyd de reproduire Echoes sur scène (comme on peut le voir dans le film Pink Floyd: Live at Pompeii) sans avoir besoin de musiciens additionnels, bien que parfois le passage d'un clavier à l'autre causât des problèmes sur scène. Originellement, Wright commençait le morceau au piano amplifié au travers d'une cabine Leslie, passait ensuite à l'orgue Hammond juste avant le premier couplet, puis à l'orgue Farfisa pendant la section « mouettes », avant de revenir au Hammond pour le dernier couplet et finalement au piano pour la coda.

Sur scène[modifier | modifier le code]

La genèse de cette pièce musicale se trouve dans une collection d'expérimentations musicales écrites séparément par chaque membre du groupe, référé dans Nothing, Parts 1-24. Les bandes suivantes du travail en marche ont été nommées The Son of Nothing et The Return of the Son of Nothing ; ce dernier titre a été par la suite employé comme "titre de travail" pendant ses premières exécutions en spectacle début 1971.

Pendant cette étape du développement du morceau, le premier couplet de la chanson a été fini. Il s'est à l'origine rapporté à la réunion de deux corps célestes, mais peut-être en raison de ses préoccupations croissantes, Waters a décidé de revenir sur des paroles concernant le thème sous-marin. Le titre Echoes a été également soumis aux révisions significatives avant et après la sortie de Meddle : Waters, un fan de football, a proposé que le groupe appelle son nouveau morceau We Won the Double pour célébrer la victoire d'Arsenal en 1971, et pendant une tournée en Allemagne en 1972, il a jovialement présenté en deux nuits consécutives : Looking Through the Knothole in Granny's Wooden Leg et The March of the Dam Busters.

Synchronisation[modifier | modifier le code]

Selon certaines rumeurs[1], Echoes se synchronise avec le dernier segment (intitulé Jupiter and Beyond the Infinite) du film de Stanley Kubrick 2001, l'odyssée de l'espace (1968).

Echoes est sorti trois ans après le film et dure vingt-trois minutes et trente et une secondes, la même durée que le segment Infinite. Les vocalisations bourdonnantes entendues dans les scènes finales du film semblent s'accorder avec les discordantes vibrations de la basse de Waters au milieu de Echoes, aussi bien qu'avec les glissando choraux de son final. Un autre lien notable se produit à l'instant précis d'un changement de scène : crescendo de claviers alors que les paroles recommencent pour le couplet final. Enfin, les paroles des premières versions contenaient des références aux planètes, entièrement appropriées au film.

Adrian Maben a recréé ce mariage de la musique et de l'image dans le montage de son director's cut de Pink Floyd: Live at Pompeii en employant des images de synthèse.

Aucun membre du groupe n'a jamais déclaré que la synchronisation fût intentionnelle ; de plus, la technologie pour jouer la synchro du film dans un studio d'enregistrement aurait été coûteuse et difficile à mettre en œuvre. Cependant Roger Waters est parfois cité comme ayant affirmé que l'échec du groupe à participer à la bande originale du film de Kubrick était son « plus grand regret ». Kubrick avait demandé plus tard au groupe s'il pourrait utiliser Atom Heart Mother pour son film Orange mécanique. Pink Floyd a refusé parce que « la musique semblerait idiote une fois extraite du contexte ». Néanmoins, une copie de l'album Atom Heart Mother peut être aperçue dans ce film, derrière le comptoir d'un magasin de disques.

Découpage du morceau[modifier | modifier le code]

Si l'on suit la synchronisation du morceau avec Jupiter and Beyond the Infinite, on peut aisément accéder à un découpage relativement précis de la pièce, car ce dernier segment de 2001, l'odyssée de l'espace est déjà séparé plus ou moins en plusieurs parties (par exemple on peut observer une nette transition entre le passage du « voyage au-dessus des planètes » et celui dans les « appartements »), qu' Echoes suit parfaitement, si bien synchronisée avec le film, en changeant de rythme ou en rajoutant des instruments, etc, lors du passage à une autre partie.

Voici un découpage approximatif que l'on peut proposer à partir de la synchronisation du morceau avec Jupiter and Beyond the Infinite :

  • Part I (0:00 - 7:01)

Durant cette partie psychédélique et extrêmement progressive introduite au clavier passé dans une cabine Leslie, dans 2001, l'odyssée de l'espace on peut observer des planètes (dont Jupiter) traversant l'écran puis des rayons de lumière arrivant vers le spectateur à partir d'un point de fuite situé au centre de l'écran. Cette partie se termine sur un œil qui cligne plusieurs fois, changeant de filtre à chaque clignement. On peut encore séparer cette partie en deux : de 0:00 à 2:57 fait office d'introduction, et à 2:57, le chant entre, ouvrant la seconde partie.

  • Part II (7:01 - 11:25)

Cette partie est jouée sur un rythme jazzy et correspond à un long instrumental sur lequel David Gilmour exécute l'un des plus longs solo de guitare de l'œuvre de Pink Floyd (4:24, c'est-à-dire durant toute cette section). À l'écran, cette partie est introduite par l'arrêt des clignotements de l'œil cité précédemment et on peut observer une galaxie, des « courbes de lumière » et d'autres effets de couleur, elle se termine à nouveau par le clignotement d'un œil changeant de couleur.

  • Part III (11:25 - 15:02)

Cette partie, souvent appelée Seagull Part en raison du solo de guitare, joué avec la pédale wah-wah branchée à l'envers (la guitare branchée dans la prise de sortie de la pédale), qui produit ainsi un effet dit seagull (mouette en anglais) faisant penser à des cris d'oiseaux marins et des bruits d'albatros que l'on peut entendre dans le fond, nous montre ce qui pourrait être des paysages de planète et d'atmosphère passé dans un filtre de couleur vive et se termine aussi par les clignements de l'œil.

  • Part IV (15:02 - 23:30)

Enfin, la dernière partie reprend peu à peu le thème, commençant comme au début du morceau par le Si (ou B) au clavier et à la cabine Leslie et nous montre une scène se déroulant dans des appartements ou un vieil homme se lève et va dîner « au rythme d'Echoes ».

Personnel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jupiter And Beyond The Infinite. Synchronicity Arkive

Liens externes[modifier | modifier le code]