Ecce Homo (Mantegna)

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Ecce Homo
Image illustrative de l'article Ecce Homo (Mantegna)
Artiste Andrea Mantegna
Date 1500
Localisation musée Jacquemart-André, Paris (France)

Ecce Homo est un tableau de 1500 du peintre de la Renaissance Andrea Mantegna, conservé aujourd'hui au musée Jacquemart-André, à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

La peinture est a tempera à la colle et or sur une toile tendue sur un panneau de 54 × 42 cm, apparemment toujours sur son support d'origine aujourd'hui, sans trace de vernis.

Il s'agit d'une œuvre de la fin de la vie de Mantegna (mort en 1506).

Thème[modifier | modifier le code]

Ce thème de l'Ecce Homo (littéralement « Voici l'Homme ! ») de l'iconographie de la peinture chrétienne, expose un Christ supplicié présenté à la foule par Ponce Pilate (qui peut être visible ou non dans la scène). Traditionnellement les traces du supplice doivent être visibles, flagellation, couronne d'épines, mains attachées, ainsi que la présence des dignitaires juifs, les plaignants auprès de l'autorité romaine.

Composition[modifier | modifier le code]

Le buste du Christ occupe la totalité du tableau et seules les têtes des plaignants juifs sont visibles à gauche et à droite. Des inscriptions sur des papiers simulés en trompe-l'œil expliquent la scène : CRUCIFIGE EUM/TOLLE EUM à gauche et CRUCIFIGE EUM/ CRUCIFIGE TOLLE EV CRUCIFIGE à droite. Un texte apparaît également sur un papier posé en coiffe sur la tête du dignitaire juif de gauche dans un simulacre d'hébreu[1]. Deux des figures sont de trois-quart tournées vers Jésus, chacun a une de ses mains posée sur les épaules du Christ pour le maintenir captif. Trois autres figures sont très partiellement visibles, apparaissant en pénombre dans le fond, une de profil à gauche est presque confondue avec la figure de gauche avec une autre de face encore plus sombre, une autre à droite de face est discernable.

Le Christ porte les traces de flagellation sur le torse, les bras, les mains. Une couronne d'épines lui ceint la tête et fait perler des gouttes de sang. Une corde lui noue les mains, et une autre lui est passée autour du cou, dont le nœud coulant est visible

Une auréole dorée entoure la tête du Christ.

Analyse[modifier | modifier le code]

Le cadrage est très resserré sur le buste du Christ, les personnages, des dignitaire juifs, comme l'affirme le texte placé sur une des têtes, sont réduits à leurs faces et à un rictus appuyé pour deux des leurs, placés dans la lumière. Ils sont accompagnés par d'autres personnages constituant une foule unanime remplissant tout l'arrière plan qui, s'ils ne participent pas directement à la violence des rictus, assistent passifs (non volens) à la scène. Peut-être sont-ils représentés pour que le spectateur s'identifie à eux.

Si la condamnation est unanime (par les Juifs et les Romains) attestés par les inscriptions en pseudo-hébreu et en latin, seuls les tortionnaires juifs sont visibles et, à eux seuls, ils expriment leur culpabilité dans la condamnation du Christ, par des visage dignes de l'iconographie antisémite médiévale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Salmazo

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alberta De Nicolò Salmazo, chapitre sur « Ecce Homo » in Mantegna (1996), traduit de l'italien par Francis Moulinat et Lorenzo Pericolo (1997), coll. Maîtres de l'art, Gallimard Electa, Milan (ISBN 2 07 015047 X)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Salmazo

Œuvres similaires[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]