Eboli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Eboli
Centre historique.
Centre historique.
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Campania.svg Campanie 
Province Salerne 
Code postal 84025; 84020 (hameau de Santa Cecilia)
Code ISTAT 065050
Code cadastral D390
Préfixe tel. 0828
Démographie
Gentilé ebolitani
Population 38 470 hab. (31-12-2010[1])
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 29′ 00″ N 15° 07′ 00″ E / 40.48333, 15.1166740° 29′ 00″ Nord 15° 07′ 00″ Est / 40.48333, 15.11667  
Altitude Min. 145 m – Max. 145 m
Superficie 13 870 ha = 138,7 km2
Divers
Saint patron San Vito
Fête patronale 15 juin
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Campanie

Voir sur la carte administrative de Campanie
City locator 14.svg
Eboli

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte administrative d'Italie
City locator 14.svg
Eboli

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte topographique d'Italie
City locator 14.svg
Eboli
Liens
Site web http://www.comune.eboli.sa.it/

Eboli est une ville de la province de Salerne dans la région de la Campanie en Italie.

Culture[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville apparaît dans le titre de l'ouvrage de Carlo Levi : Cristo si è fermato a Eboli (Le Christ s'est arrêté à Eboli) et dans le film homonyme de Francesco Rosi en 1979.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

traduction de l'anglais à vérifier

Les fouilles archéologiques prouvent que la région d'Eboli est habitée depuis l'Âge de Bronze et de cuivre et également attestée (du Ve siècle av. J.-C.) avec la présence de la prétendue civilisation villanovienne .

Nommé anciennement Eburum cette ville de Lucanie, est mentionnée par Pline l'Ancien, comme aussi dans les inscriptions, pas très éloignées de la frontière du Campanien. Il était au-dessus de la Via Popilia, qui a suivi la ligne de chemin de fer moderne. Les Romains lui ont donné le statut de municipe. La ville a été détruite tout d'abord par Alaric en 410 après J.-C., puis par les Sarrasins dans les IXe et Xe siècles. Plus tard, c'était un fief de la Principauté de Salerne, avec un imposant château construit par Robert Guiscard.

Durant les années 1930, Eboli a pu se développer dans la plaine après qu'un projet de réforme agraire menée par le régime fasciste. Il a été gravement endommagé lors du séisme de l'Irpinia en 1980.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement nommé Eburum. Pourrait venir de "Eburo" désignation courante dans la période celtique et gauloise de l'Iff. Cet arbre symbole marquait le lieu de la palabre de l'échange comme pour la ville d'Embrun. C'était un arbre vénéré et mythique à cet époque (La chaire du fruit est comestible mais le noyau mortel), (bois fibreux, élastique et solide, d'une excellente qualité) il donnait arcs et flèches (pousse dans les régions sableuses, où la croissance est lente et les fibres du bois d'une grande densité). (se taille bien, et les haies que l'on retrouve actuellement ont une origine ancienne attestée dans l'antiquité)[2]. A donné l'ethnonyme Éburons de *eburo- « if » ou « sanglier »[3],[4]. On compare le vieil irlandais ibar, if, le breton evor et la gallois efwr, bourdaine[5]. Les Éburons étaient connus pour la culture de l'if[6].

Le nom de la ville anglaise de York, la civitas eburacum et plus au nord se trouve une autre région. Plusieurs villes et villages remontent à *Eburiacon, toponyme similaire, d'où les Ivry, Ivrey, Évry[7]. La ville suisse d'Yverdon s'appelait *Eburodunum dans l'antiquité. Eburo (if, taxus) + dunon (*dun, colline, village fortifié). Celle d'Envermeu dans l'actuelle Normandie s'appelait *Eburomagus, devenu *Eburomavus « la plaine des ifs » ou « le marché de l'if ». Ainsi que la tribu des Aulerques Eburovices qui a donné son nom à Évreux dans la même province[7]. Le mot latin pour désigner l'if est taxus.

Économie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
5 avril 2005 en cours Martino Melchionda Centro-Sinistra  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Santa Cecilia, Cioffi, Corno d'oro, Fiocche, Taverna Nova, Campolongo

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Albanella, Battipaglia, Campagna, Capaccio-Paestum, Olevano sul Tusciano, Serre

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Matteo Ripa (1682-1746), missionnaire, peintre et graveur à la cour de Chine (1710-1723), né à Eboli.
  • Bernardo Silvano.
  • Vincenzo Giudice.
  • Pietro Da Eboli.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. César, B.G., II, 18.
  3. Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, édition Errance, 2003.
  4. Ugo Janssens, Ces Belges, « les Plus Braves », Histoire de la Belgique gauloise, 2007, Racine, p. 50.
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, 159.
  6. César, B.G., VI, 31.
  7. a et b Xavier Delamarre, Op. cité.

Articles connexes[modifier | modifier le code]