Eauze
| Eauze | ||
Hôtel de Ville |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Gers | |
| Arrondissement | Condom | |
| Canton | Eauze (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Grand-Armagnac | |
| Maire Mandat |
Michel Gabas 2008-2014 |
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| Code postal | 32800 | |
| Code commune | 32119 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Élusates | |
| Population municipale |
4 092 hab. (2010) | |
| Densité | 59 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 106 m — Max. 193 m | |
| Superficie | 69,86 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Eauze est une commune française, située dans le département du Gers, en Midi-Pyrénées.
Eauze (civitas Elusa[1] au IVe siècle) est la ville principale du Bas-Armagnac. Sa région est également appelée Eauzan.
Sommaire |
Dénomination [modifier]
Le nom officiel de la commune, tel qu'enregistré dans le Code officiel géographique de l'INSEE, est « Eauze », sans accent, prononcé [é-oze] et non [oze]. Cependant, il est fait usage, au niveau local, du nom « Éauze », avec accent, qui ne présente aucun caractère officiel, en l'absence d'un décret en Conseil d'État, tel que prévu par l'article L. 2111-1 du code général des collectivités territoriales.
Géographie [modifier]
Eauze est une ville d'environ 4 000 habitants nommés Élusates. Elle est située sur la Gélise dans le département du Gers.
La commune est au croisement de la RD 626, ex-RN 626 (Mimizan - Saint-Justin - Vic-Fezensac - Auch - Lombez - Pamiers) et de la RD 931, ex-RN 131 (Agen - Condom - Manciet prolongée jusqu'à Aire-sur-l'Adour).
Eauze est sur le tracé de l'itinéraire à grand gabarit qui relie Langon à Toulouse et qui emprunte à l'ouest de la ville un tronçon de l'ex-RN 626 qui a été reclassée en RN 524. Une bretelle de contournement de la RN 524 a été mise en service pour permettre aux convois acheminant les tronçons de l'A380 de contourner la ville pour rejoindre Blagnac par la RN 124 .
Hydrographie [modifier]
Une petite rivière, la Gélise, affluent gauche de la Baïse (bassin de la Garonne), serpente au pied de la ville. Le Bergon, affluent droit de la Douze (bassin de l'Adour), traverse les terres de la commune. Le territoire de la commune est ainsi sur la ligne de partage des eaux entre ces deux bassins.
Histoire [modifier]
Eauze est l'ancienne Elusa (de elus-/alus "aulne"), la cité du peuple aquitain ou proto-basque des Elusates. A 3 km au nord de la ville actuelle, un oppidum est déjà occupé dès le IIIe siècle avant notre ére. Alliés aux Sotiates (habitants de Sos, Lot-et-Garonne), ils résistèrent aux centurions romains de Jules César commandés par Crassus. Après le siège de Sos, les Élusates acceptèrent la suprématie romaine.
La cité romaine d'Elusa a été fondée au début du Ier siècle de notre ère et elle est devenue au IIIe siècle la capitale de la province romaine de Novempopulanie. Elle conserva ce titre de métropole jusqu'au VIIIe siècle. Vers le IVe siècle, Eauze devint un des premiers évêchés (Liste des évêques d'Eauze). La ville fut détruite pendant le Haut Moyen Âge.
Au sommet de la colline surplombant les ruines de l'antique cité, un monastère naquit vers 980. Il fut rattaché à Cluny au XIe siècle. Autour de ce prieuré dédié à Saint-Luperc, la ville médiévale s'est développée, se protégeant derrière des remparts et des fossés (tour de ville actuel). La communauté des habitants a obtenu du comte une charte des Coutumes et était administrée par quatre consuls. Le monastère percevait une partie des taxes levées sur le marché du jeudi et les foires. Le roi Charles IX de France peu après son passage à Eauze en 1565, “créa” ou plutôt relança ces marchés désorganisés par les guerres.
Henri III de Navarre (futur Henri IV de France), rentré dans ses États après ses quatre ans de captivité à la Cour, fut pris dans une embuscade en 1576 à Eauze, où il s'en fallut de peu qu'il ne pérît[2]. Il en rendit responsable le lieutenant du roi de France en Guyenne, Villars, successeur de Monluc, et obtint son remplacement par Biron (avec qui ses rapports ne furent guère meilleurs). Henri fut clément avec la population : la ville ne fut pas pillée et seuls les meneurs furent punis.
Le même Henri III séjourna à Eauze en juin 1579 avec son épouse Marguerite de Valois (1553-1615), la fameuse Reine Margot, dans la maison « de Jeanne d'Albret ».
Place de sureté protestante par l'Édit de Nantes, Richelieu ordonna d'abattre les fortifications d'Eauze en 1624.
Wellington, poursuivant Soult en 1815, y installa ses canons.
En 1832, Eauze a absorbé la commune voisine de Saint-Amand.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
Burelé de gueules et d'or de dix pièces.
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 092 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Eauze et sa région vivent principalement d'agriculture.
Eauze est reconnue comme la « capitale de l'Armagnac ». Elle est en effet située dans les zones d'appellation contrôlée les plus prestigieuses du Bas-Armagnac.
Les principales productions agricoles de la campagne aux alentours sont la vigne et le maïs, ainsi que l'élevage des oies et canards pour la conserverie, et une forte production de poulets fermiers label rouge (Poulets Fermiers du Gers). Le Gers a un héritage de polyculture qui subsiste encore avec d'autres activités variées (Tournesol, blé, avoine, orge, élevage bovin, pour la viande et le lait, etc.).
Les produits locaux les plus connus sont l'armagnac, le floc de Gascogne (apéritif à base d'armagnac et de jus de raisin) et le foie gras de canard et d'oie.
Eauze est aussi une ville ayant quelques entreprises industrielles, soit liées à la transformation des produits de l'agriculture, Cave coopérative viticole, scieries et industries de transformation du bois, conserveries, soit directement liées à l'agriculture : vente et entretien de matériel agricole.
Station verte de vacances, Eauze est une ville où le tourisme se développe grâce à ses atouts : son histoire et son patrimoine, son cadre et sa gastronomie, ses fêtes et son dynamisme.
Le Pèlerinage de Compostelle [modifier]
Eauze se trouve sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Lagraulet-du-Gers, la prochaine commune est Manciet.
Jumelage [modifier]
La ville d'Eauze est jumelée avec
Ampuero (Espagne), ville de la province de Cantabrie, située à 55 km à l'est de Santander.
Monuments [modifier]
Eauze est une ville ancienne, possédant de nombreux vestiges du passé. Les vestiges de la cité antique d'Elusa sont à l'Est de la ville actuelle. On peut distinguer la ville médiévale, située à l'intérieur des anciens remparts aujourd'hui transformés en boulevards et dont subsistent quelques vestiges, et la ville moderne, qui grandit à l'extérieur. On peut noter un certain nombre de constructions remarquables :
- La cathédrale Saint-Luperc est consacrée à saint Lupercus, évangéliste qui convertit Anatole et Dassin.
- Construite de 1467 à 1521, par l'évêque Jean Marre de Condom. C'est un vaisseau gothique haut de 22 m, à nef unique, et chapelles basses entre les contreforts, avec un clocher octogonal. Des briques romaines ont été réemployées dans les murs.
- Ses hautes baies ont des vitraux du XVIe siècle et du XIXe siècle.
- Le bâtiment abrite un orgue de tribune réalisé en 1842 par le facteur d'orgue Daublaine-Callinet à buffet néogothique puis augmenté par le facteur d'orgue Magen.
- L'archevêque d'Auch François-Augustin Delamare fait de l'église de nouveau une cathédrale en 1865.
- Tout un ensemble de maisons médiévale à colombages :
- la maison de Jeanne d'Albret de la fin du XVe siècle avec des piliers de bois et des poutres sculptées, place d'Armagnac
- la maison dite des Consuls, rue Bistouquet,
- la maison de l'Office de Tourisme,
- les maisons de la rue Robert Daury et de la rue Rabelais.
- Cloître de l'ancien prieuré reconstruit au XVIIIe siècle mais dont il subsiste une arcade gothique de porte datant du XIVe siècle, place Saint-Taurin. Devenu petit séminaire en 1841, il a été transformé en collège privé en 1906.
- Les vestiges des anciens remparts, restes de la première enceinte médiévale.
- Le château d'eau impérial, premier château d'eau moderne de France, construit sur les ordres de Napoléon III.
- Le musée archéologique d'Eauze, où est exposé un important trésor romain trouvé le 18 octobre 1985 près de l'ancienne gare, dans le quartier dit de « la Cieutat » (la Cité). Il comprend 28003 monnaies en argent, quelques unes en or et en bronze, des bijoux et des objets précieux. Les objets et documents évoquant la vie des habitants de l'antique Elusa, capitale de la province romaine de Novempopulanie sont aussi exposés. Toute la période de la Préhistoire y est également présentée.
- Le site archéologique d'Elusa, capitale antique, où sont présentés les vestiges d'une domus, riche demeure urbaine, et des rues environnantes de la cité gallo-romaine d'Elusa.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Flavius Rufinus, parfois appelé Rufin (Elusa, vers 335 - Constantinople, 27 novembre 395), préfet du prétoire d'Orient sous l'empereur Théodose et favori d'Arcadius.
- Sainte Sylvie d'Aquitaine, (Elusa, vers 330 - vers 403/408 à Brescia (Italie)), sœur de Rufin.
- Saint Philibert de Tournus ou de Noirmoutier, né en 617 ou 618 dans la civitas d'Elusa, mort le 20 août 684 à Noirmoutier.
- Vital du Four (1260-1327), cardinal, prieur du monastère d'Eauze.
- Léontine de Mibielle (1816-1861), née à Eauze, au château d'Esplavis. Poétesse, elle a été l'amie de Lamartine. Elle fut couronnée aux Jeux Floraux notamment pour son "Ode à Elusa". On peut voir son portrait dans la galerie des Illustres de la mairie d'Auch. Son père, Jacques Donatien de Mibielle-Duvernier, a été maire d'Eauze.
- Joseph Nelson Soye (1824-1882), homme politique né à Eauze.
- Edouard Piette, préhistorien, juge de Paix à Eauze en 1879-1881.
- Jean-Baptiste Anglade (Eauze, 1841 - Paris, 1913) est un maître-verrier actif à Paris et à Condom. Il réalisa une grande partie des vitraux de la cathédrale Saint-Luperc d'Eauze.
- Félix Soulès (Eauze, 1857 - Eauze, 1904) sculpteur. Il a, entre autres, réalisé une partie de la façade du Grand Palais à Paris. Il a réalisé "La Défense" qui servit de modèle pour le Monument aux morts d'Eauze (1923).
- Edgar Aillet (1883-1959), peintre natif d'Eauze.
- Gabriel Lafaye (Eauze, 1888 - 1959), homme politique
Vie locale [modifier]
Éducation [modifier]
- École maternelle Beausoleil,
- École élémentaire Félix Soulès,
- Collège Jean Rostand,
- École maternelle Sainte Thérèse,
- École élémentaire et collège privé Saint Taurin.
Sport [modifier]
Basket Elusa Club : vainqueur de la coupe du Gers 2011. L'équipe féminine 1 évolue en Régionale 1 ( Midi-Pyrénées ). Les minimes 1 ont évolué cette année en Top12 régional.
Événements et festivités [modifier]
- La Féria d'Eauze. Elle se déroule généralement le premier week-end de juillet. Elle est accompagnée d'une corrida aux arènes Nimeño II. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.
- Le Festival Galop Romain. C'est le temps d'un week-end que la ville dévoile ses origines et les fait découvrir au public. (Troisième week-end de juillet)
- Le Festival de la BD. Cette fête de la bande dessinée regroupe chaque année 32 auteurs(32, comme le Gers) le premier dimanche d'août.
Notes et références [modifier]
- Itinerarium Burdigalense ; un nom de sens inconnu (sans doute elusa/alusa/alisa "aulne, marais" si l'on en croit les toponymistes Dauzat, Nègre, Billy, Morvan) à rapprocher d'Elus(i)o, l'ancien nom de Saint-Pierre-d'Alzonne (commune de Montferrand dans l'Aude.)
- Charles Henry Joseph de Batz-Trenquelléon (1835-1914), Henri IV en Gascogne. Republication par Adamant Media Corporation, 2001 (ISBN 1421247984). Livre II, chapitre II, page 103 et suivantes, lire en ligne. Cette source donne la date en décembre 1576 en précisant que les historiens de l'époque ne s'accordaient pas sur la date exacte.
- Site de la préfecture - Fiche de Eauze
- Père de Louise Josèphe Luperce, dite Léontine de Mibielle
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Sous la coordination de Jeannine Lemaire, Eauze, terre d'histoire, pp. 287, Dauba Frères, Nogaro, 1991
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Site de l'Office du Tourisme
- Site du Musée d'Eauze
- Site du Festival de la BD
- Site du Festival Galop Romain
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