Eauze

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Eauze
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Eauze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Eauze
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Armagnac
Maire
Mandat
Michel Gabas
2014-2020
Code postal 32800
Code commune 32119
Démographie
Gentilé Élusates
Population
municipale
4 020 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 44″ N 0° 06′ 07″ E / 43.86233, 0.10196743° 51′ 44″ Nord 0° 06′ 07″ Est / 43.86233, 0.101967  
Altitude Min. 106 m – Max. 193 m
Superficie 69,86 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel
Eauze, une rue à colombage.

Eauze (prononcer : /eoz/ ou /eozə/) est une commune française située dans le département du Gers, en Midi-Pyrénées.

Eauze (civitas Elusa[1] au IVe siècle) est la ville principale du Bas-Armagnac. Sa région est également appelée Eauzan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Eauze est une ville d'environ 4 000 habitants nommés Élusates[2]. Elle est située sur la Gélise dans le département du Gers.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Eauze
Parleboscq Castelnau-d'Auzan Bretagne-d'Armagnac, Cazeneuve
Réans, Cazaubon Eauze Lagraulet-du-Gers, Courrensan, Lannepax
Manciet Bascous Ramouzens, Noulens

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Une petite rivière, la Gélise, affluent gauche de la Baïse (bassin de la Garonne), serpente au pied de la ville. Le Bergon, affluent droit de la Douze (bassin de l'Adour), traverse les terres de la commune. Le territoire de la commune est ainsi sur la ligne de partage des eaux entre ces deux bassins.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est au croisement de la RD 626, ex-RN 626 (Mimizan - Saint-Justin - Vic-Fezensac - Auch - Lombez - Pamiers) et de la RD 931, ex-RN 131 (Agen - Condom - Manciet prolongée jusqu'à Aire-sur-l'Adour).

Eauze est sur le tracé de l'itinéraire à grand gabarit qui relie Langon à Toulouse et qui emprunte à l'ouest de la ville un tronçon de l'ex-RN 626 qui a été reclassée en RN 524. Une bretelle de contournement de la RN 524 a été mise en service pour permettre aux convois acheminant les tronçons de l'A380 de contourner la ville pour rejoindre Blagnac par la RN 124.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune, tel qu'enregistré dans le Code officiel géographique de l'INSEE, est « Eauze », sans accent, prononcé [é-oze] et non [oze]. Cependant, il est fait usage, au niveau local, du nom « Éauze », avec accent, qui ne présente aucun caractère officiel, en l'absence d'un décret en Conseil d'État, tel que prévu par l'article L. 2111-1 du code général des collectivités territoriales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Eauze est l'ancienne Elusa (de elus-/alus "aulne"), la cité du peuple aquitain ou proto-basque des Elusates. À 3 km au nord de la ville actuelle, un oppidum est déjà occupé dès le IIIe siècle avant notre ère. Alliés aux Sotiates (habitants de Sos, Lot-et-Garonne), ils résistèrent aux centurions romains de Jules César commandés par Crassus. Après le siège de Sos, les Élusates acceptèrent la suprématie romaine.

La cité romaine d'Elusa a été fondée au début du Ier siècle de notre ère et elle est devenue au IIIe siècle la capitale de la province romaine de Novempopulanie. Elle conserva ce titre de métropole jusqu'au VIIIe siècle. Vers le IVe siècle, Eauze devint un des premiers évêchés (Liste des évêques d'Eauze). La ville fut détruite pendant le Haut Moyen Âge.

Au sommet de la colline surplombant les ruines de l'antique cité, un monastère naquit vers 980. Il fut rattaché à Cluny au XIe siècle. Autour de ce prieuré dédié à saint Luperc, la ville médiévale s'est développée, se protégeant derrière des remparts et des fossés (tour de ville actuel). La communauté des habitants a obtenu du comte une charte des Coutumes et était administrée par quatre consuls. Le monastère percevait une partie des taxes levées sur le marché du jeudi et les foires. Le roi Charles IX de France peu après son passage à Eauze en 1565, “créa” ou plutôt relança ces marchés désorganisés par les guerres.

Henri III de Navarre (futur Henri IV de France), rentré dans ses États après ses quatre ans de captivité à la Cour, fut pris dans une embuscade en 1576 à Eauze, où il s'en fallut de peu qu'il ne pérît[3]. Il en rendit responsable le lieutenant du roi de France en Guyenne, Villars, successeur de Monluc, et obtint son remplacement par Biron (avec qui ses rapports ne furent guère meilleurs). Henri fut clément avec la population : la ville ne fut pas pillée et seuls les meneurs furent punis.

Le même Henri III séjourna à Eauze en juin 1579 avec son épouse Marguerite de Valois (1553-1615), la fameuse Reine Margot, dans la maison « de Jeanne d'Albret ».

Place de sureté protestante par l'Édit de Nantes, Richelieu ordonna d'abattre les fortifications d'Eauze en 1624.

Wellington, poursuivant Soult en 1815, y installa ses canons.

En 1832, Eauze a absorbé la commune voisine de Saint-Amand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 Jean Desqué PS Conseiller général
1971 1989 Jean Faget RPR Député, conseiller général
mars 1989 2008 Pierre Pédussaut PS Conseiller général
mars 2008 2014 Michel Gabas[4] Parti radical Conseiller général

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Eauze est jumelée avec Drapeau de l'Espagne Ampuero (Espagne), ville de la province de Cantabrie, située à 55 km à l'est de Santander.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 020 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
4 915 3 300 3 371 3 358 3 202 3 840 3 915 4 082 4 274
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 255 4 397 4 362 4 237 4 380 4 225 4 110 4 175 4 012
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 797 3 592 3 361 3 482 3 513 3 620 3 661 3 612 3 664
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
4 010 4 393 4 298 4 137 3 881 3 923 3 935 4 020 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Arènes Nimeño II à Eauze.
  • La feria d'Eauze. Elle se déroule généralement le premier week-end de juillet. Elle est accompagnée d'une corrida aux arènes Nimeño II. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.
  • Le festival Galop Romain. C'est le temps d'un week-end que la ville dévoile ses origines et les fait découvrir au public (troisième week-end de juillet)
  • Le festival de la BD. Cette fête de la bande dessinée regroupe chaque année 32 auteurs (32, comme le Gers) le premier dimanche d'août.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Basket Elusa Club : vainqueur de la coupe du Gers 2011. L'équipe féminine 1 évolue en Régionale 1 ( Midi-Pyrénées ). Les minimes 1 ont évolué cette année en Top12 régional.

Économie[modifier | modifier le code]

Eauze et sa région vivent principalement d'agriculture.

Eauze est reconnue comme la « capitale de l'Armagnac ». Elle est en effet située dans les zones d'appellation contrôlée les plus prestigieuses du Bas-Armagnac.

Les principales productions agricoles de la campagne aux alentours sont la vigne et le maïs, ainsi que l'élevage des oies et canards pour la conserverie, et une forte production de poulets fermiers label rouge (Poulets Fermiers du Gers). Le Gers a un héritage de polyculture qui subsiste encore avec d'autres activités variées (tournesol, blé, avoine, orge, élevage bovin, pour la viande et le lait, etc.).

Les produits locaux les plus connus sont l'armagnac, le floc de Gascogne (apéritif à base d'armagnac et de jus de raisin) et le foie gras de canard et d'oie.

Eauze est aussi une ville ayant quelques entreprises industrielles, soit liées à la transformation des produits de l'agriculture, Cave coopérative viticole, scieries et industries de transformation du bois, conserveries, soit directement liées à l'agriculture : vente et entretien de matériel agricole.

Station verte de vacances, Eauze est une ville où le tourisme se développe grâce à ses atouts : son histoire et son patrimoine, son cadre et sa gastronomie, ses fêtes et son dynamisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eauze est une ville ancienne, possédant de nombreux vestiges du passé. Les vestiges de la cité antique d'Elusa sont à l'Est de la ville actuelle. On peut distinguer la ville médiévale, située à l'intérieur des anciens remparts aujourd'hui transformés en boulevards et dont subsistent quelques vestiges, et la ville moderne, qui grandit à l'extérieur. On peut noter un certain nombre de constructions remarquables :

Eauze, la cathédrale Saint-Luperc.
Article détaillé : Cathédrale Saint-Luperc d'Eauze.
  • Tout un ensemble de maisons médiévale à colombages :
    • la maison de Jeanne d'Albret de la fin du XVe siècle avec des piliers de bois et des poutres sculptées, place d'Armagnac
    • la maison dite des Consuls, rue Bistouquet,
    • la maison de l'Office de Tourisme,
    • les maisons de la rue Robert-Daury et de la rue Rabelais.
  • Les vestiges des anciens remparts, restes de la première enceinte médiévale.
  • Le musée archéologique d'Eauze, où est exposé un important trésor romain trouvé le 18 octobre 1985 près de l'ancienne gare, dans le quartier dit de « la Cieutat » (la Cité). Il comprend 28003 monnaies en argent, quelques unes en or et en bronze, des bijoux et des objets précieux. Les objets et documents évoquant la vie des habitants de l'antique Elusa, capitale de la province romaine de Novempopulanie sont aussi exposés. Toute la période de la Préhistoire y est également présentée.
Article détaillé : musée archéologique d'Eauze.
  • Le site archéologique d'Elusa, capitale antique, où sont présentés les vestiges d'une domus, riche demeure urbaine, et des rues environnantes de la cité gallo-romaine d'Elusa.
  • Les arènes Nimeño II, de 4000 places, où se perpétue la tradition taurine gasconne.
Article détaillé : Arènes Nimeño II.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Burelé de gueules et d'or de dix pièces.

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Eauze se trouve sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Lagraulet-du-Gers, la prochaine commune est Manciet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Itinerarium Burdigalense ; un nom de sens inconnu (sans doute elusa/alusa/alisa "aulne, marais" si l'on en croit les toponymistes Dauzat, Nègre, Billy, Morvan) à rapprocher d'Elus(i)o, l'ancien nom de Saint-Pierre-d'Alzonne (commune de Montferrand dans l'Aude.)
  2. « Élusates », sur Wikipédia (consulté le 20/09/2014)
  3. Charles Henry Joseph de Batz-Trenquelléon (1835-1914), Henri IV en Gascogne. Republication par Adamant Media Corporation, 2001 (ISBN 1421247984). Livre II, chapitre II, page 103 et suivantes, lire en ligne. Cette source donne la date en décembre 1576 en précisant que les historiens de l'époque ne s'accordaient pas sur la date exacte.
  4. Site de la préfecture - Fiche de Eauze
  5. Père de Louise Josèphe Luperce, dite Léontine de Mibielle
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la coordination de Jeannine Lemaire, Eauze, terre d'histoire, p. 287, Dauba Frères, Nogaro, 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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