Earth (film, 1998)

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Earth, ou Terre au Québec, est un film indo-canadien réalisé par Deepa Mehta sorti en 1998. Tiré du roman de Bapsi Sidhwa, Mister Candy[1], c'est le second volet de la Trilogie des éléments, précédé de Fire (1996) et suivi de Water (2005).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Lahore, 1947. Après avoir colonisé l'Inde pendant trois siècles, les Britanniques s'apprêtent à lui rendre son indépendance en la divisant : d'une part le Pakistan musulman, de l'autre l'Inde à majorité hindoue.

Lenny est la fille unique et choyée d'une famille parsie aisée de Lahore. Handicapée à la jambe à suite d'une polio, celle que tout le monde appelle « Lenny baby » malgré ses huit ans, participe peu aux jeux des autres enfants et suit sa nourrice Shanta dans ses promenades. C'est ainsi qu'elle l'accompagne tous les jours au parc où elle retrouve un groupe d'admirateurs que la grâce et la beauté de la jeune hindoue fascinent. Hindous, musulmans ou sikhs, les jeunes gens rivalisent d'imagination et d'humour pour attirer son attention tout en restant bons amis. Deux d'entre eux, musulmans, sortent du lot : Dil Navaz, appelé « Ice Candy Man », est un vendeur de sucrerie, filou, charmeur et poète à ses heures, il a subjugué Lenny ; Hassan, le masseur, est plus réservé, plus réfléchi et attentif aux autres.

Mais cette vie tranquille et harmonieuse ne peut résister aux bouleversements ambiants. Petit à petit, les plaisanteries entre copains deviennent plus âpres, chacun se renfermant sur sa communauté qu'il défend avec ardeur. La ville se remplit de cohortes de réfugiés musulmans essayant d'échapper aux tueries tandis que les hindous et les sikhs fuient Lahore devenue pakistanaise. Les nouvelles des massacres exacerbent les haines. Lahore est de théâtre de scènes d'une violence inouïe : des sikhs écartellent un musulman, bientôt vengé par l'incendie de maisons hindoues... Dil Navaz attend vainement ses sœurs à la gare, quand leur train arrive enfin, il ne peut que constater qu'il est empli des cadavres de ses occupants : hommes et enfants baignent dans leur sang, les seins des femmes ont été tranchés et jetés dans des sacs de jute. Cette vision d'horreur, ajoutée à la jalousie de se voir supplanté par Hassan dans le cœur de Shanta, transforme « Ice Candy Man » en impitoyable chef d'émeutiers exigeant de la mère de Lenny qu'elle dénonce ses employés hindous. C'est la trop confiante « Lenny baby » qui lui livrera Shanta.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Version Québécoise (V.Q.)[2]

Musique[modifier | modifier le code]

Le film comporte deux morceaux instrumentaux et sept chansons composés par A.R. Rahman, les paroles sont de Javed Akhtar :

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mister Candy de Bapsi Sidhwa ; traduit de l'anglais par Nadine Gassie. - Actes Sud, 1997. - Trad de Cracking India. - ISBN 978-2-7427-1343-1
  2. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 30 novembre 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]