E.ON
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E.ON
| Création | 2000 |
|---|
| Forme juridique | Société Anonyme |
|---|---|
| Siège social | |
| Direction | Ulrich Hartmann, Wulf H. Bernotat, Marcus Schenk |
| Activité | énergie |
| Effectif | 92 490 (au 30 juin 2009) |
| Site web | www.eon.com |
| Chiffre d’affaires | 86,753 milliards d'euros (rapport financier 2008) |
|---|---|
| Résultat net | 5,598 milliards d'euros (rapport fnancier 2008) |
E.ON AG est une société par actions de droit allemand (AG pour Aktien gesellschaft) née de la fusion des groupes allemands VEBA AG et VIAG en l'an 2000. Son siège social est à Düsseldorf en Allemagne. L'activité principale de ce grand groupe industriel, qui concerne le secteur énergétique, s'organise en six divisions responsables chacune d'un marché spécifique : Europe centrale, Pays nordiques, Royaume-Uni, midwest américain, Gaz pan-européen, et la société allemande E.ON AG qui se réserve les activités non concernées pas les cinq grandes divisions géographiques énumérées (dont les télécommunications, et l'équipement aux collectivités publiques en concurrence avec d'autres acteurs majeurs européens tels Suez et Veolia Environnement). Cotée à la bourse de Francfort, E.ON AG est la plus grosse capitalisation boursière de l'indice DAX allemand (82 milliards d'euros début mars 2007).
Sommaire |
Ressources humaines [modifier]
Le Président Ulrich Hartmann supervise le Conseil d'Administration depuis 1989. En décembre 2007, 87815 personnes travaillaient pour E.ON AG, dirigées depuis 2005 par le Dr. Wulf H. Bernotat (CEO). Depuis janvier 2006 Marcus Schenk (CFO) supervise les finances.
Histoire [modifier]
Grâce à l'ouverture et l'expansion de l'Union européenne (EU), E.ON AG est parvenu à s'établir dans le secteur stratégique de l'électricité dans les pays de l'Europe de l'Est, comme par exemple en Hongrie via Edasz détenue à 29,2 %, en Pologne, en Roumanie avec Distrigaz Nord possédée à 51 %, et en Bulgarie. Il est aussi présent en Russie dans le secteur du gaz naturel avec 6,5 % de Gazprom Neft, aux États-Unis, plus précisément dans le midwest avec sa filiale à 100 % Louisville Gas and Electric, au Royaume-Uni grâce à ses 100 % dans Powergen, en Espagne avec 5 % dans Union Fenosa, ainsi qu'en Scandinavie avec sa filiale locale à 60 % SydKraft.
Le 21 février 2006, E.ON lance une OPA sur Endesa, groupe énergétique espagnol déjà convoité par son compatriote Gas Natural (OPA de septembre 2005). L'offre allemande surpasse de 30 % celle de Gas Natural et aurait fait de E.ON, si l'opération avait réussi, le premier groupe d'électricité et de gaz au monde, avec près de 50 millions de clients dans plus de 30 pays. Mais en 2007 les Espagnols ont appelé l'italien ENEL à l'aide et c'est ENEL qui a repris Endesa, E.ON s'étant retiré prématurément[1],[2].
En Juin 2008, E.ON acquiert la SNET (Société nationale d'électricité et de thermique).
En juillet 2009, le groupe a été condamné par la Commission européenne, avec le français GDF-Suez, à chacun 553 millions d’euros d’amende pour entente illégale. Les deux firmes s'étaient en effet mises d'accord pour se partager le marché pendant 30 ans, depuis la construction du gazoduc Megal construit en 1975[3].
Mi-2011, le groupe et sa filiale française SNET annoncent qu'en France, ils devront dès 2013 fermer cinq de ses centrales à charbon de plus de 40 ans, dont trois fonctionnent avec des dérogations leur permettant de ne pas respecter les normes de pollution. 535 emplois sont concernés par une fermeture expliquée par le groupe par l'augmentation du prix du charbon, les coûts attendus des quotas d'émissions de gaz à effet de serre (à partir de 2013). La non conformité environnementale et l'inadéquation de ces centrales face aux besoins du marché de l'électricité sont deux autres raisons évoquées. Ces centrales sont la « centrale Emile Huchet » de Saint-Avold en Moselle), celle de Provence à Gardanne-Meyreuil dans les Bouches-du-Rhône, celle d'Hornaing dans le Nord et celle de Lucy à Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire). En compensation, le groupe annonçait mi 2011 préparer deux possibles nouvelles unités de production gaz sur la centrale d’Hornaing (tranche à cycle combiné gaz) et une unité de biomasse-énergie sur la « centrale de Provence »"[4].
En septembre 2012, E.ON. a confirmé son projet de conversion en centrale à "biomasse" de l'unité Provence 4 - Charbon de à Gardanne, mais aussi la fermeture du site d'Hornaing [5] [6].
Données financières [modifier]
| Années | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 37 059 | 46 363 | 49 103 | 56 399 | 67 759 |
| Résultat d'exploitation | 7 680 | 9 458 | 10 520 | 10 272 | 11 353 |
| Résultat net part du groupe | 2 777 | 4 647 | 4 339 | 7 407 | 5 057 |
| Dettes financières | 13 979 | 7 855 | 5 483 | -3 863 | -268 |
| Effectifs | 107 856 | 66 549 | 69 710 | 79 947 | 80 612 |
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- Source :'OpesC'
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Données boursières [modifier]
E.ON AG a pour symbole EAO à la bourse de Francfort (sigle FRA)
Données environnementales [modifier]
Selon un rapport publié par la société Carbon Market Data[7], E.ON était en 2008 le deuxième plus gros émetteur européen de dioxyde de carbone.
Notes et références [modifier]
- http://www.boursier.com/vals/EUROPE/endesa-e-on-retire-son-offre-apres-un-accord-avec-enel-et-acciona-news-228551.htm
- http://fr.euronews.net/2007/03/23/opa-de-eon-sur-endesa-enel-et-acciona-s-en-melent/
- Bruxelles inflige une amende record à GDF Suez et E.ON, Le Figaro, 9 juillet 2009
- , EON veut arrêter cinq centrales à charbon en France , Libération, 9 juin 2011
- « Eon confirme son projet "biomasse" à Gardanne mais lâche Hornaing », Usine Nouvelle, 28 sept. 2012 ; yahoo Actu
- E.ON, "E.ON prépare la transition de son outil de production pour construire son avenir en France", E.ON
- Classement des émetteurs de CO2 en Europe