Démographie des États-Unis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ceci est une version archivée de cette page, en date du 16 janvier 2015 à 15:00 et modifiée en dernier par Mightymights (discuter | contributions). Elle peut contenir des erreurs, des inexactitudes ou des contenus vandalisés non présents dans la version actuelle.

Démographie des États-Unis
Dynamique
Population 318 857 056 hab.
(2014)
Accroissement naturel  0,45 %
Indice de fécondité 1,86 enfant par [1]
Taux de natalité 12,6 [2]
Taux de mortalité 8,1 [3]
Taux de mortalité infantile 5,98 [4]
Âges
Espérance de vie à la naissance 78,49 ans[5]
Structure par âge 0-14 ans : 20,1 %
15-64 ans : 66,8 %
65 ans et plus : 13,1 %
Sex-ratio (2002)
À la naissance 104 /100
Flux migratoires
Solde migratoire 3,62 
Composition linguistique (2000)
Anglais 82,1 %
Espagnol 10,7 %
Autres langues indo-européennes 3,8 %
Langues asiatiques et océaniennes 2,7 %
Autres 0,7 %
Composition ethnique (2007)
Blanc 79,96 %
Noir 12,85 %
Asiatique 4,43 %
Amérindiens 1,15 %
Métis 4,43 %
Composition religieuse (2012)
Christianisme 73 %
Sans religion 20 %
Autre %

La démographie des États-Unis est l'ensemble des données et études concernant la population des États-Unis à toutes les époques. Ces données sont notamment calculées par Bureau du recensement des États-Unis (U.S. Census Bureau).

Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés avec environ 318 millions d'habitants en 2014, derrière la Chine et l'Inde. Le pays compte un nombre important de grandes agglomérations : il existe une cinquantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants [réf. nécessaire]. Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde.

Histoire démographique

Le peuplement préhistorique

Selon la théorie dominante, l'arrivée des premières populations en Amérique remonte au Paléolithique supérieur. La présence humaine est attestée en Alaska vers 20 000 avant J.-C[6], vers 16  000 avant J.-C. sur la côte est (Pennsylvanie, Virginie, Caroline du Sud), vers 13 000 avant J.-C. sur le site Clovis (Nouveau-Mexique) vers 10 000 avant J.-C. en Floride[7],[8],[9]. Venant de Sibérie, des chasseurs nomades auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis auraient peuplé le continent américain. Cependant d'autres théories évoquent l'hypothèse d'un peuplement qui fut également océanien et européen[10]. Les restes de l'homme de Kennewick, découverts dans l'État de Washington auraient environ 9 000 ans et ne présenteraient pas les traits morphologiques des Amérindiens actuels[11].

La colonisation européenne (du XVIe siècle à 1790)

À l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, le territoire actuel des États-Unis devait abriter environ 1,5 million d'Amérindiens[11]. Dans la première moitié du XVIe siècle, les Espagnols explorent et s'installent dans les régions du sud comme la Floride.

En Virginie, les colons anglais fondent Jamestown[12]. Les peuplements de Ranaoke et de Popham sont abandonnés. Au début du XVIIe siècle, un comptoir est installé sur l'île de Manhattan, futur site de New York. La Nouvelle-Angleterre est peuplée dans les années qui suivent par les Pères Pèlerins du Mayflower. Treize colonies se forment aux XVIIe et XVIIIe siècles le long de la côte atlantique. Elles accueillent en grande majorité des anglais protestants, pour la plupart puritains, les ancêtres des WASPs actuels. D'autres groupes originaires des îles britanniques (Irlande, Écosse, Pays de Galles) et de l'Europe de l'Ouest (Hollande, Allemagne, Scandinavie) ont également émigré dans ces premières colonies d'Amérique. On peut distinguer plusieurs vagues d'immigration : à partir de 1648-1649, à la fin de la guerre de Trente Ans en Allemagne et de la guerre parlementaire en Angleterre, dans les années 1720 avec la période des Highland Clearances en Écosse, pendant laquelle les chefs de clan enclosent des terres pour y installer des moutons, au détriment de leurs paysans. Quelques milliers de Français occupent la Louisiane française[13] alors que la révocation de l'édit de Nantes poussent les Huguenots à s'installer sur la côte est[12]. L'immigration européenne aux États-Unis est provisoirement interrompue par la Révolution américaine et les guerres napoléoniennes, entre 1775 et 1815. À cette colonisation volontaire se rajoute une immigration forcée, celle des esclaves en provenance de l'Ouest africain. Les premiers esclaves arrivent à Jamestown en 1619[12]. La traite est abolie au début du XIXe siècle.

La plupart des colons vivent à la campagne même si, en 1754, Philadelphie compte déjà 25 000 habitants, New York 18 000 et Boston 15 000[réf. souhaitée]. La natalité est très forte mais elle est freinée par le trop faible nombre de femmes, ne reçoit un vrai renfort de l'immigration que vers 1685 : la population augmente alors de 120 % en une génération. La population des colonies au sud de la Nouvelle-Angleterre bondit un peu avant 1700, année où elle atteint 70 000 habitants, dopée par la création en 1682 de la Pennsylvanie, où affluent les Amish allemands et alsaciens, les huguenots français et autres presbytériens écossais ou non-conformistes anglais. Près de 125 000 luthériens allemands s'installent[réf. souhaitée]. Vers 1750, la population de Philadelphie dépasse celle de Boston.

1625
1980 habitants au total
1635
30 000 habitants au total[14]
1641
50 000 habitants au total
1650
60 000 habitants au total dont 300 à 2000 noirs (0 à 3 % du total)
1676
120 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[14]
1685
160 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[14]
1688
200 000 habitants au total
1700
200 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[14]
1702
270 000 habitants au total, dont 28.000 noirs [15] (10 % du total)
1715
434 600 habitants au total
1749
1,040 million d'habitants au total
1754
2,240 millions d'habitants au total dont 236 000 noirs (11 %)
1775
2,418 millions d'habitants au total dont 300 000 noirs (12,5 %)
1790
3,23 millions d'habitants au total dont 700 000 noirs (16 %)[16]

La répartition de la population de 262 000 habitants en 1700 se répartit ainsi :

  • Nouvelle-Angleterre : 120 000 âmes, dont 70 000 au Massachusetts et 30 000 au Connecticut
  • Pennsylvanie : 20 000 âmes
  • New Jersey: 15 000 âmes
  • New York : 30 000 âmes
  • Maryland : 25 000 âmes
  • Virginie: 40 000 âmes
  • Caroline du Nord : 5 000 âmes
  • Caroline du Sud : 7 000 âmes [réf. incomplète][17]

L'esclavage dans les quatre colonies du Sud

Lors de l'indépendance de 1778, 460 000 des 500 000 esclaves nord-américains, soit 92 %, vivent dans les quatre colonies esclavagistes du Sud : la Virginie (200 000), la Caroline du Nord (100 000), le Maryland (70 000 à 80 000) et la Caroline du Sud (70 000 à 80 000). Ailleurs, ils sont cochers ou gardes du corps, selon Fernand Braudel, dans [réf. incomplète] Civilisation matérielle, économie et capitalisme, qui cite deux plantations importante, celle des Fairfax en Virginie, et celle de Lord Granville (un tiers de la Caroline du Nord).

L'esclavage s'est développé avant 1790 dans ces quatre colonies créées et défendues par la dynastie catholique Stuart : Maryland et Virginie dès les années 1670 et Carolines de façon plus progressive.

Les plantations de tabac sont nées de la spéculation immobilière sur les terres à sucre :

  • à la Barbade à la faveur de la restauration catholique monarchiste anglaise de 1660, les colons s'implantent en Caroline en amenant leurs esclaves ;
  • à Saint-Domingue, lorsque la création de la ferme du tabac vise à évincer les petits planteurs de tabac, les grandes plantations à esclaves de la Virginie et du Maryland prennent leur essor, en vendant un tabac moins cher.

La Géorgie a peu d'esclaves, seulement dans le riz, venus de Caroline, jusqu'en 1775. L'esclavage n'y prend son essor qu'après les progrès dans le coton en 1793. Mais dès 1790, des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique s'y installent.

La population des États-Unis en 1790 : ruralité et concentration

Évolution de la population américaine (1790-2010)

À partir de 1790 ont lieu les premiers recensements par ville et par états, qui viennent d'une polémique nationale de grande ampleur sur l'esclavage et l'opportunité d'étendre la colonisation à l'ouest, alors qu'émerge une spéculation sur la culture de rente via les grandes plantations, qui commencent tout juste à faire leur apparition en Caroline du Sud.

Il est alors décidé que le seuil de 60 000 habitants doit être atteint avant de créer un nouvel État. D'où la nécessité de recensements, qui servent aussi pour élire les députés. Le Kentucky est le premier à atteindre ce seuil, en 1792, en raison d'un vaste mouvement de spéculation immobilière, qui va marquer la vie politique et sera dénoncé par Davy Crockett. C'est le premier État à l'ouest des Appalaches, suivi par le Tennessee en 1805.

Mais en 1790, sur les trois millions d'Américains, 98 % vivent encore à l'est des Appalaches et au nord de la Géorgie, sur seulement 6 % du territoire actuel des États-Unis[réf. souhaitée]. C'est une Amérique très rurale, où les cinq premières agglomérations ne représentent que 136 000 habitants, soit seulement 5,5 % de la population.

La conquête de l'Ouest commence dès les spéculations de 1793 sur le comté de Bourbon et les Yazoo Lands, et s'amplifie en 1806 avec l'arrivée de 10 000 réfugiés de Saint-Domingue à La Nouvelle-Orléans, qui font plus que doubler la population de la ville, à 17 000 habitants, ouvrant la voie à une vraie navigation sur le Mississippi après la vente de la Louisiane aux États-Unis en 1803.

En 1790, la première ville du pays est Philadelphie, portail des minorités religieuses vers l'État libre de Pennsylvanie et la Great Wagon Road, la route d'accès aux piémonts des Appalaches. Philadelphie a 42 500 habitants, devant New York (33 100 habitants) et Boston (18 030 habitants). L'Amérique est encore essentiellement rurale mais déjà dotée d'un niveau de vie et d'une industrialisation, par tête d'habitant, supérieure à tous les pays d'Europe, Suisse exceptée[réf. souhaitée].

Les huit premières villes lors du premier recensement de 1790 sont [18]:

La ville de Providence, sur le Rhode Island n'a été recensée qu'en 1800 avec 7 600 habitants.

La croissance urbaine des États-Unis de 1790 à 1840

Les États les plus peuplés aujourd'hui (en orange) et les moins peuplés (en vert foncé)

Sur ce demi-siècle, la population a progressé fortement pour atteindre 17 millions d'habitants, soit sept fois plus qu'en 1790. Les cinq premières villes rassemblent 830 000 habitants, soit exactement la même proportion du total qu'en 1790 : 5,5 % de la population.

Les grandes gagnantes sont New York, qui devient la première ville du pays avec 312 000 habitants, dix fois plus que 50 ans plus tôt, devant Philadelphie, qui ne multiplie sa population que par 6,5, et La Nouvelle-Orléans, devenue troisième ville du pays avec 102 910 habitants, soit quinze fois plus que deux générations plus tôt.

Les huit premières villes en 1840 [réf. nécessaire] :

Une immigration massive d'origine européenne

Ellis Island

À partir des années 1840, l'immigration en provenance d'Europe de l'Ouest et du Nord s'intensifie. Pendant la guerre de Sécession, le gouvernement américain fait venir des étrangers pour augmenter les effectifs armés. Les Allemands émigrent pour des raisons sociales, économiques mais aussi politique, les attentes des libéraux ayant été déçues durant la révolution de mars et l'échec de la Confédération[19]. Les Irlandais quittent leur île frappée par une famine qui fait plusieurs centaines de milliers de morts[20],[19]. Avec New York, San Francisco devient l'une des portes d'entrée aux États-Unis à l'époque de la ruée vers l'or. Entre 1870 et 1920, 20 millions d'Européens émigrent vers les États-Unis. En raison des persécutions et des pogroms qu'ils subissent dans les années 1880, le nombre de Juifs traversant l'Atlantique augmente. Entre 1900 et 1920, l'Europe du Sud et de l'Est sont les nouveaux foyers d'émigration : Italiens, Austro-Hongrois, Russes et Polonais s'installent aux États-Unis[21]. Ils sont attirés par le rêve américain symbolisé par la statue de la Liberté. La plupart transite par Ellis Island dans l'agglomération new-yorkaise et se regroupe par quartier dans les grandes villes américaines.

En 1882, la loi d'exclusion des Chinois interdit l'immigration chinoise sur le sol américain pour une période de soixante ans. En mai 1921, le Congrès vote une politique de quotas par nationalité. La loi d'immigration Johnson-Reed de 1924 instaure des quotas d'immigrés : c'est la fin de l'immigration de masse et le début de l'immigration choisie sur des bases ethniques, un système qui dure jusque dans les années 1960[22]. Cette législation intervient dans un contexte de xénophobie, de peur des communistes et de la concurrence des travailleurs étrangers[22]. Elle privilégie les migrants originaires de l'Europe du Nord-Ouest alors qu'elle restreint très fortement le nombre de migrants asiatiques.

Nouvelles migrations (années 1960)

Origine ethnique des ancêtres à travers les États-Unis (selon le recensement de 2000.)

Durant la première moitié du XXe siècle, en particulier de 1910 à 1965, la population noire des États du Sud avait tendance à migrer vers les grands centres industriels du Nord, afin d'échapper à la ségrégation raciale importante dans les États anciennement esclavagistes. Cette tendance s'est cependant inversée à partir de 1965, non seulement grâce aux victoires du mouvement des droits civiques, mais aussi avec la désindustrialisation progressive de certaines régions du Nord, qui forment ainsi la Rust Belt (« ceinture de rouille »).

Depuis 1965, l'immigration aux États-Unis se diversifie de plus en plus : l'Europe n'est plus le seul continent d'origine des migrants[21]. D'autre part, les immigrés viennent majoritairement par voie terrestre, ce qui pose des problèmes de contrôle, surtout le long de la frontière avec le Mexique. Les Hispaniques ou Latino-Américains représentent désormais la majorité des contingents immigrés. L'immigration asiatique, qui existe depuis le XIXe siècle, a elle aussi fortement augmenté. Ces évolutions s'expliquent par d’importantes modifications des lois qui régissent l'entrée sur le territoire américain. En 1965, le président Lyndon Johnson abandonne le système des quotas par race (Immigration and Nationality Act). En 1978, le Congrès adopte un plafond mondial, sans distinction de race et autorise 290 000 entrées par an : on privilégie le regroupement familial et l'asile politique aux réfugiés du bloc de l'Est.

C'est en 1991 que l'arrivée de nouveaux immigrants sur le sol américain a battu tous les records de l'histoire du pays : 1 827 167 immigrants ont été accueillis cette année-là[23]. Après les attentats du 11 septembre 2001, certains politiciens américains réclament une politique d'immigration moins laxiste. En 2003, les services de l'immigration sont intégrés au département de la Sécurité intérieure des États-Unis qui s'occupe de la sécurité intérieure[24]. Les traditionnelles « cartes vertes » sont remplacées par des procédures informatiques sécurisées. Les contrôles à la frontière avec le Mexique ont notamment été renforcés.

Évolution récente de la population

Évolution de la population totale des États-Unis depuis 2010[25] :

Année Population Évolution
2010 309 347 057
2011 311 721 632 + 0,77 %
2012 314 112 078 + 0,77 %
2013 316 497 531 + 0,76 %
2014 318 857 056 + 0,75 %

(publié en décembre 2014)

La croissance démographique des États-Unis (+ 0,7 %) est supérieure à celle de l'Union européenne (+ 0,3 %) mais inférieure à celle du Canada (+ 1,2 %) ou de l'Australie (+ 1,8 %).

Répartition de la population américaine

Densités aux États-Unis : plus la couleur est foncée, plus la densité est forte. Les couleurs blanche et jaune correspondent à des régions quasi vides

La densité moyenne aux États-Unis est plus forte que celle du Canada mais plus faible que la plupart des pays d'Europe de l'Ouest. Cette densité cache d'importants écarts : la population est inégalement répartie sur le territoire américain. Les plus fortes densités se trouvent sur les côtes et à l'est du fleuve Mississippi. Trois régions présentent de grandes concentrations humaines : le Nord-Est (mégalopole du BosWash), la région des Grands Lacs (Chicago, Détroit, Cleveland) et la Californie, qui est l'État le plus peuplé de l'Union. En dehors des littoraux et de quelques agglomérations comme Salt Lake City, Las Vegas, Denver ou Dallas, la moitié ouest des États-Unis est peu peuplée.

Les contrastes de peuplement s'expliquent par des facteurs naturels, historiques et économiques. Les contraintes naturelles de l'ouest américain (montagnes, aridité) expliquent en partie les faibles densités. La littoralisation des activités économiques et de loisirs a bénéficié aux côtes. De plus, la côte orientale a été peuplée dès le XVIIe siècle et a profité d'un développement industriel précoce lié aux ressources naturelles et aux voies de transport. Le dynamisme économique des régions de la Sun Belt attire les Américains et les étrangers.

La population afro-américaine du Nord-Est et du Far West tend ainsi à décliner, au profit de certains États du Sud (en particulier du Sud supérieur ou du Sud-Est), tels que le Maryland, la Floride ou la Caroline du Nord. Ces nouvelles migrations (la New Great Migration (en) ou « Nouvelle grande migration », inversant la Grande migration de 1910-1930 et la Seconde Grande migration (en) de 1940 à 1970, du Sud vers le Nord) sont principalement le fait des classes moyennes. De même, la Sun Belt (« ceinture du soleil ») attire de plus en plus de monde, aussi bien de jeunes élites qualifiées (Silicon Valley, etc.) que des retraités (Phoenix, la 5e ville du pays en 2006, etc.).

Évolution de la population américaine entre 1961 et 2009. Population en milliers d'habitants.
Répartition de la population américaine en 2000
Évolution démographique par État (2000-2007) en %
Population selon l'âge et l'état matrimonial

Chiffre des recensements de 2000 et 2010 par États

Voici les résultats du recensement des États-Unis de 2000 et du recensement des États-Unis de 2010 :

Rang
État
Population lors du
recensement de 2000
Population lors du
recensement de 2010[26]
Changement
en nombre
Changement
en %
1 Californie 33 871 648 37 253 956 3 382 308 10,0 %
2 Texas 20 851 820 25 145 561 4 293 741 20,6 %
3 New York 18 976 457 19 378 102 401 645 2,1 %
4 Floride 15 982 378 18 801 310 2 818 932 16,6 %
5 Illinois 12 419 293 12 830 632 411 339 3,3 %
6 Pennsylvanie 12 281 054 12 702 379 421 325 3,4 %
7 Ohio 11 353 140 11 536 504 183 364 1,6 %
8 Michigan 9 938 444 9 883 640 en diminution -54 804 −0,6 %
9 Géorgie 8 186 453 9 687 653 1 501 200 18,3 %
10 Caroline du Nord 8 049 313 9 535 483 1 486 170 18,5 %
11 New Jersey 8 414 350 8 791 894 377 544 4,5 %
12 Virginie 7 078 515 8 001 024 922 509 13,0 %
13 Washington 5 894 121 6 724 540 830 419 14,1 %
14 Massachusetts 6 349 097 6 547 629 198 532 3,1 %
15 Indiana 6 080 485 6 483 802 403 317 6,6 %
16 Arizona 5 130 632 6 392 017 1 261 385 24,6 %
17 Tennessee 5 689 283 6 346 105 656 822 11,5 %
18 Missouri 5 595 211 5 988 927 393 716 7,0 %
19 Maryland 5 296 486 5 773 552 477 066 9,0 %
20 Wisconsin 5 363 675 5 686 986 323 311 6,0 %
21 Minnesota 4 919 479 5 303 925 384 446 7,8 %
22 Colorado 4 301 261 5 029 196 727 935 16,9 %
23 Alabama 4 447 100 4 779 736 332 636 7,5 %
24 Caroline du Sud 4 012 012 4 625 364 613 352 15,3 %
25 Louisiane 4 468 976 4 533 372 64 396 1,4 %
26 Kentucky 4 041 769 4 339 367 297 598 7,4 %
27 Oregon 3 421 399 3 831 074 409 675 12,0 %
28 Oklahoma 3 450 654 3 751 351 300 697 8,7 %
29 Connecticut 3 405 565 3 574 097 168 532 4,9 %
30 Iowa 2 926 324 3 046 355 120 031 4,1 %
31 Mississippi 2 844 658 2 967 297 122 639 4,3 %
32 Arkansas 2 673 400 2 915 918 242 518 9,1 %
33 Kansas 2 688 418 2 853 118 164 700 6,1 %
34 Utah 2 233 169 2 763 885 530 716 23,8 %
35 Nevada 1 998 257 2 700 551 702 294 35,1 %
36 Nouveau-Mexique 1 819 046 2 059 179 240 133 13,2 %
37 Virginie-Occidentale 1 808 344 1 852994 44 650 2,5 %
38 Nebraska 1 711 263 1 826 341 115 078 6,7 %
39 Idaho 1 293 953 1 567 582 273 629 21,1 %
40 Hawaii 1 211 537 1 360 301 148 764 12,3 %
41 Maine 1 274 923 1 328 361 53 438 4,2 %
42 New Hampshire 1 235 786 1 316 470 80 684 6,5 %
43 Rhode Island 1 048 319 1 052 567 4 248 0,4 %
44 Montana 902 195 989 415 87 220 9,7 %
45 Delaware 783 600 897 934 114 334 14,6 %
46 Dakota du Sud 754 844 814 180 59 336 7,9 %
47 Alaska 626 932 710 231 83 299 13,3 %
48 Dakota du Nord 642 200 672 591 30 391 4,7 %
49 Vermont 608 827 625 741 16 914 2,8 %
50 District of Columbia 572 059 601 723 29 664 5,2 %
51 Wyoming 493,782 563 626 69 844 14,1 %
  États-Unis 281 421 906 308 745 538 27 323 632 9,7 %

Natalité et mortalité

En 2013, le taux de natalité et le taux de mortalité sont respectivement de 12,4  et de 8,3 . L'indice de fécondité est de 1,86 enfant par femme.

Année Taux de natalité
(pour 1000 habitants)
Taux de mortalité
(pour 1000 habitants)
Indice de fécondité
(enfants par femme)
2007 14,3 8,0 2,12
2008 14,0 8,1 2,07
2009 13,5 7,9 2,00
2010 13,0 8,0 1,93
2011 12,7 8,1 1,89
2012 12,6 8,1 1,88
2013 12,4 8,3 1,86

Source : Centers for Disease Control and Prevention (CDC)[27]

Le taux de fécondité aux États-Unis est inférieur à plusieurs autres pays occidentaux tels que la France (2,01), l'Australie (1,93), le Royaume-Uni (1,92) ou encore la Suède (1,89).

Fécondité selon l'origine ethnique (2013)

Groupe ethnique Indice de fécondité
(enfants par femme)
Blanc 1,87
Noir 1,88
Asiatique 1,68
Hispanique 2,15

Les métropoles américaines

Carte des principales aires urbaines

La hiérarchie des aires urbaines aux États-Unis est dominée par New York, Los Angeles et Chicago qui se trouvent dans des mégalopoles. On trouve ensuite 41 villes de plus d'un million d'habitants. Le dynamisme démographique des villes américaines est très inégal :

  • Les agglomérations de la Sun Belt ont en général une croissance moyenne ou forte. Entre 1970 et 2000, Las Vegas dans le Nevada a vu sa population augmenter de 88 % [réf. nécessaire]. Le solde positif s'explique par l'immigration, nationale ou internationale (retraités américains, ingénieurs, investisseurs, immigrants hispaniques).
  • Au contraire, les villes du Nord-Est et des Grands Lacs connaissent une crise démographique plus ou moins profonde : la ville de Cleveland a perdu des dizaines de milliers d'habitants depuis les années 1970 [réf. nécessaire].

Projections

Les estimations de la population totale des États-Unis en 2050 varient aux alentours de 400 millions d'habitants.

Les estimations de la population totale des États-Unis en 2100 varient entre 478 millions[28] et 1 milliard d'habitants[29] (selon le niveau d'immigration).

L'immigration aujourd'hui

Modalités d'installation sur le territoire américain

En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays. En général, les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grands motifs d'entrée sur le territoire américain : le regroupement familial et la recherche d'un travail. Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de cartes vertes données à l'issue d'une loterie due à une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salarié aux États-Unis, pas pour y créer une entreprise. Par exemple, c'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que le Français Philippe Kahn, qui désirait rester aux États-Unis, a créé la société Borland[réf. nécessaire].

Statistiques

Près de 8 millions de personnes se sont installées aux États-Unis entre 2001 et 2005 légalement ou illégalement, selon le Centre d'étude de l'immigration. C'est un rythme de 2,5 supérieur à celui de la grande vague d'Européens arrivés autour de 1910 sur le Nouveau Continent[réf. nécessaire]. En août 2006, le département de la Sécurité intérieure estimait que les immigrés en situation irrégulière étaient 10,5 millions en janvier 2005 et probablement 11 millions en janvier 2006. Le recensement de ces derniers se fait par les informations livrées par les associations de défense des sans-papiers[30]. Sur les 10 millions d'immigrés en situation irrégulière vivant aux États-Unis, on compte 6 millions de permanents et 4 millions de temporaires[30]. Plus d'un demi-million d'étudiants étrangers font leurs études aux États-Unis (565 000 en 2004-2005).

Le bureau de recensement des États-Unis donne les chiffres suivants pour l'origine des immigrés légaux en 2010 :

  1. Drapeau du Mexique Mexique : 139 120 (13,3 %)
  2. Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 70 863 (6,8 %)
  3. Drapeau de l'Inde Inde : 69 162 (6,6 %)
  4. Drapeau des Philippines Philippines : 58 173 (5,6 %)
  5. Drapeau de la République dominicaine République dominicaine : 53 870 (5,2 %)
  6. Drapeau de Cuba Cuba : 33 573 (3,2 %)
  7. Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam : 30 632 (2,9 %)
  8. Drapeau d'Haïti Haïti : 22 582 (2,2 %)
  9. Drapeau de la Colombie Colombie : 22 406 (2,1 %)
  10. Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : 22 227 (2,1 %)

En comptant l'immigration légale et illégale, 50 % des immigrés annuels proviennent d'Amérique latine[31].

Conséquences de l'immigration

Le Chinatown de San Francisco, en Californie

L’immigration (500 000 à 800 000 entrées annuelles autorisées), thème politique de nouveau sensible depuis 1980, représente le tiers de la croissance démographique annuelle, et sans doute beaucoup plus si l’on intègre l’immigration clandestine (estimée à un million d’entrées par an). L'immigration permet à la population américaine de se renouveler et de croître à un rythme supérieur à celui des autres pays industrialisés : on estime que 40 % de la croissance démographique américaine est due à l'immigration[32]. L'ancienneté de l'immigration a créé une société cosmopolite dans laquelle sont pratiquées de nombreuses langues: on a parlé ainsi de melting pot, d'après le titre d'une pièce de théâtre d'Israel Zangwill. Elle contribue de plus à rajeunir une population vieillissante. On assiste également à la multiplication des mariages mixtes[33] et au métissage de la population.

L’immigration a un impact considérable sur le taux de natalité, les Mexicains contribuant à 16 % de l’ensemble des naissances en 2003 [réf. nécessaire]. Le nombre de naissances mexicaines a augmenté de 70 % entre 1990 et 2003 alors que les naissances des populations « autochtones » noires et blanches non hispaniques ont diminué de 12 % sur la même période[34].

Les exilés installés aux États-Unis envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Le revenu cumulé des 200 000 Africains vivant aux États-Unis équivaudrait à 750 milliards de dollars[35].

Origines ethniques et appartenances religieuses

Groupes ethniques

Une scène de rue à New York
  • nom : Américain(e)
  • adjectif : américain(e)

Groupes ethniques (2010) :

En 2010, les Hispaniques (50 millions de personnes) ont dépassé les 42 millions d'Afro-Américains. C'est bien sûr dans les États du Sud, proches de la frontière mexicaine, que la population hispanique est la plus importante, mais aussi dans les États industriels comme New York ou le New Jersey.

Le bureau du recensement dénombrait 296,4 millions d'habitants aux États-Unis en juillet 2005, dont 42,7 millions d'Hispaniques, et 39,7 millions de noirs en tout, y compris la population d'Afro-Américains, la population d'Africains récemment arrivés et celle de noirs d'origine antillaise. Si on compte les différentes variétés d'hispaniques comme une classe unique, 15 % de la population sont hispaniques et environ 68 % sont blancs. Il est dénombré 14,4 millions d'habitants d'origine asiatique, 4,5 millions d'Amérindiens et d'indigènes de l'Alaska et près d'un million d'indigènes d'Hawaï et des îles du Pacifique. La société américaine se caractérise par son caractère pluriethnique, par une forte mobilité spatiale et par un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète. Elle est toujours affectée par d’importants clivages sociaux et ethniques.

Note : il n'existe pas de liste séparée d'enregistrement pour les Hispaniques car le Bureau américain de recensement considère les Hispaniques comme des personnes d'origine latino-américaine (surtout des Cubains, Mexicains, ou Portoricains d'origine) vivant aux États-Unis et de n'importe quel groupe ethnique (blancs, noirs, Asiatiques, etc.).

En 2006, on estime qu'entre 9 et 12 millions d'Hispaniques vivraient de manière illégale aux États-Unis.

Langues : anglais, espagnol (parlé par 10,7 % des Américains[37]), français

Alphabétisation (personnes de 15 ans et plus qui savent lire et écrire) : 97 % (hommes : 97 % - femmes : 97 %) (est. 1979)

Appartenances religieuses

Une étude de 2008 montre la répartition globale suivante[38] :

  • Chrétiens - 78,5 %
    • Protestants - 51,3 %, dont
      • églises évangéliques - 26,3 %
      • églises libérales - 18,1 %
      • églises historiques noires - 6,9 %
    • Catholiques romains - 23,9 %
    • Orthodoxes - 0,6 %
    • Mormons - 1,7 %
  • Sans religion - 16,1 %
  • Juifs - 1,7 %
  • Bouddhistes - 0,7 %
  • Musulmans - 0,6 %
  • Hindouistes - 0,4 %
  • Autres religions - 2,1 %

L'évolution de la population selon les origines ethniques

La communauté des Blancs non-hispaniques ne serait plus majoritaire en 2042 ; la croissance démographique de plusieurs autres communautés, essentiellement hispanique, étant beaucoup plus forte. En 2008, les Blancs non-hispaniques représentent environ les 2/3 de la population totale, mais 55 % des jeunes de - 15 ans : c'est donc une population vieillissante, en particulier la génération du baby-boom.

En 2050, la structure ethnique de la population américaine devrait, selon les projections datées de 2008, montrer une importance croissante de la minorité hispanique ou latino-américaine : (Les chiffres pour 2010 sont précisés en italiques) [39]

  • Blancs américains (non-hispaniques) : 46 %
  • Afro-Américains : 15 % (contre 13,6 %)
  • Hispaniques ou Latino-Américains : 30 % (contre 16,3 %)
  • Asio-Américains : 9 % (contre 4,7 %)

Plusieurs personnalités américaines qui témoignent de la diversité du peuplement :

Statistiques démographiques

Population des principaux États des États-Unis, en millions d'habitants en 1980 et 2007.

La population américaine était au nombre de [réf. incomplète][40] :

  • 1790 : 4 millions d'habitants
  • 1814 : 8 millions d'habitants
  • 1830 : 16 millions d'habitants
  • 1861 : 32 millions d'habitants
  • 1890 : 64 millions d'habitants
  • 1900 : 76 millions d'habitants
  • 1910 : 92 millions d'habitants
  • 1915 : 100 millions d'habitants
  • 1950 : 151 millions d'habitants
  • 1967 : 200 millions d'habitants
  • 1978 : 218 millions d'habitants
  • 2006 : 300 millions d'habitants
  • 2010 : 308 millions d'habitants
  • 2011 : 311 millions d'habitants
  • 2012 : 313 millions d'habitants

Notes et références

  1. L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) pour une année donnée est la somme des taux de fécondité par âge observés cette année. Cet indicateur peut être interprété comme le nombre moyen d'enfants qu'aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés cette année-là. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité par âge de l'année considérée.
  2. Le taux de natalité est le rapport du nombre de naissances vivantes l'année à la population totale moyenne de l'année.
  3. Le taux de mortalité est le rapport du nombre de décès, au cours d'une année, à la population moyenne de l'année.
  4. Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d'enfants décédés à moins d'un an et l'ensemble des enfants nés vivants.
  5. L'espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d'une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l'année considérée. C'est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de l'année considérée.
  6. Sur les sites de Old Crow et Bluefish ; Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West! Histoire de l'Ouest américain d’hier à aujourd’hui, Paris, Flammarion, 2002, p. 20
  7. (en) « A brief history of Florida », Office of Cultural and Historical Preservation (consulté le )
  8. (en) « Timeline », Florida Memory (consulté le )
  9. (en) « Florida - History », City-data.com (consulté le )
  10. « Solutré au Far West », dans Marianne, 20 août 2000, p. 57-59
  11. a et b Kaspi et al. 2004, p. 7
  12. a b et c Kaspi et al. 2004, p. 8
  13. Gilles Havard, Cécile Vidal, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, coll. « Champs », Paris, 2006, p. 205
  14. a b c et d http://www.hcordeau.com/chr10.htm
  15. http://books.google.fr/books?id=w8G31EhONs8C&pg=PA256&dq=habitants+maryland&lr=&ei=KavaSJO7F43IywTV393rDg&sig=ACfU3U0TcHWwgl3cl8vJ9ExxwEJ_iYBN2A
  16. http://www2.census.gov/prod2/decennial/documents/1790m-02.pdf [PDF]
  17. http://www.gutenberg.ca/ebooks/garneau-histoire2/garneau-histoire2-00-h.html#footnote66
  18. (en) Heads of families at the first census 1790 [PDF]
  19. a et b Kaspi et al. 2004, p. 9
  20. Sean Duffy (dir), Atlas historique de l'Irlande, éditions Autrement, 2002, p. 102
  21. a et b Kaspi et al. 2004, p. 10
  22. a et b Kaspi et al. 2004, p. 18
  23. Kaspi et al. 2004, p. 19
  24. Kaspi et al. 2004, p. 20
  25. (en)U.S Census Bureau - National Totals: Vintage 2013
  26. (en) « Resident Population Data: Population Change », United States Census Bureau, (consulté le )
  27. (en)CDC - Births: Final Data for 2013
  28. (en) World Population Prospects, the 2010 Revision
  29. (en) Expert: U.S. population to hit 1 billion by 2100
  30. a et b Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2-02-079950-2, p. 145
  31. Hispanic education in crisis
  32. Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », dans Le Monde du 19/11/2006, [lire en ligne]
  33. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2-02-079950-2, p. 147 ; le professeur Kenneth Prewitt estime que les États-Unis seront « bien plus métissé, essentiellement en raison du taux élevé de mariages interraciaux et interethniques » (cité dans Le Monde du 19/11/2006)
  34. Laurent Chalard, Gérard-François Dumont (2006), « États-Unis : la montée des hispaniques », Population et Avenir, no 678, mai-juin 2006
  35. Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, Armand Colin, Paris, 2007, (ISBN 978-2-200-34676-8), p. 78
  36. U.S. Census Bureau, 2006 American Community Survey
  37. (en) [CIA World Factbook https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/us.html]
  38. http://religions.pewforum.org/reports
  39. « Les Américains blancs seront minoritaires en 2042 », Le Figaro, 16 août 2008, p. 3
  40. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Daniel Boorstin, Histoire des Américains, coll. « Bouquins », , 1603 p. (ISBN 2-221-06798-3)
  • André Kaspi, François Durpaire, Hélène Harter et Adrien Lherm, La Civilisation américaine, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 2130543502)

Sur les politiques d'immigration

  • Sophie Body-Gendrot, Les États-Unis et leurs immigrants, Les Études de la documentation française, Paris, 1991
  • George J. Borjas, Heaven's Door, Immigration Policy and the American Economy, Princeton University Press, Princeton NJ, 1999
  • Stephen Castles, « The factors that make and unmake migration policies », International Migration Review, 2004, vol. 38, n°3, p. 852-885
  • United Sates – Mexico, Flagrant Violations of the Rights of Undocumented Migrants on their way to the United States, Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), rapport publié en mars 2008, no 488/2
  • M. V. Hood III et Irwin L. Morris, “Give us your tired, your poor, …but make sure they have a green card. The Effects of Documented and Undocumented Migrant Context on Anglo Opinion Toward Immigration”, Political Behaviour, vol. 20, no 1, 1998
  • David Reimers, Still the Golden Door, The Third World Comes to America, Columbia University Press, New York, 1991