Dyne Mousso

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Dyne Mousso est une actrice québécoise, née à Montréal, le et décédée le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Dyne Mousso est née sous le nom de Denise Guilbault. Sa sœur, Muriel Guilbault, elle aussi actrice, a joué aux côtés de Gratien Gélinas dans Ti-Coq (le rôle de Marie-Ange), une pièce de théâtre de Gratien Gélinas qui sera présentée pour la première fois en 1948 et qui a donné lieu au film Ti-Coq en 1952. Muriel Guilbault deviendra ensuite la « muse incomparable » du poète et dramaturge Claude Gauvreau, avec qui il a joué sa pièce Bien-Être, et de qui il sera profondément amoureux. Muriel Guilbault se suicide en 1952, Dyne a alors 21 ans et reste profondément marquée par cette mort. Muriel aura été pour elle l'inspiration qui la mènera vers le théâtre. Bien qu'elle craigne de ne pas être à la hauteur, étant donné le succès rencontré par sa sœur, elle sent, quelque trois ans plus tard, le besoin de continuer son travail.

En 1949, Denise Guilbault épouse le peintre Jean-Paul Mousseau, membre des automatistes et signataire du Refus Global (comme Claude Gauvreau et Muriel Guilbault). C'est de sa relation avec Jean-Paul Mousseau qu'est né le pseudonyme Dyne Mousso, "Dyne" étant le sobriquet que Jean-Paul Mousseau lui avait attribué (un prénom synonyme d'une unité d'énergie) et "Mousso" étant le nom de son mari, nom qu'elle portera toute sa vie, mais avec une orthographe différente (ils ont divorcé en 1964 - par bill privé - le divorce n'ayant été légalisé au Canada qu'en 1968). De cette union est née Katerine Mousseau, qui deviendra elle aussi comédienne.

En 1954, Dyne Mousso, qui, par sa relation avec Mousseau, côtoie Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle et le groupe des automatistes, décide, après s'être frottée à la peinture et avoir exposé (ce qui ne plaisait pas à Mousseau, dira-t-elle), de suivre une courte formation de théâtre, un mois de leçons, auprès de Jean Dalmain du Théâtre du Nouveau-Monde. Elle passe ensuite une audition devant Jacques Mauclair, fondateur du théâtre d'avant-garde L'Amphytrion, lequel lui donne aussitôt, en 1955, trois rôles dans lesquels elle fait montre d'une intensité hors du commun. Démarre alors pour elle, et très rapidement, une dense carrière de comédienne au cours de laquelle elle interprétera plusieurs rôles de premier plan.

Dyne Mousso a marqué le Québec et les gens du milieu se souviennent de son rare talent, la qualifiant de comédienne mythique. Ses interprétations, notamment dans La Mouette de Tchekhov (qu'elle jouera d'ailleurs en 1955 et en 1968) et dans Mademoiselle Julie de Strindberg, sont qualifiées de remarquables. Tout laissait à penser que non seulement sa carrière serait longue, et qu'elle se poursuivrait probablement en France ou même aux États-Unis. Mais, en 1960, Dyne Mousso fait la rencontre d'un comédien, Jean Doyon, - lequel se fera notamment connaître dans la série télévisée Le Paradis terrestre, en 1968, aux côtés d'Élizabeth Chouvalidzé - duquel elle est très amoureuse. Cette rencontre est déterminante pour elle et change le cours de sa vie et de sa carrière.

En mars 1960, elle obtient une importante bourse du Conseil des Arts du Canada et quitte Montréal pour aller vivre à Paris. Elle est enceinte de Jean Doyon, mais ne le sait pas encore. Elle vient de jouer "La Belle de Céans", à Radio-Canada, un téléthéâtre de Charlotte Savary qui a causé un scandale inégalé au Québec et au Canada. Cette interprétation de la vie de jeune fille de Marguerite d'Youville (Fondatrice des Sœurs Grises) lui a valu de nombreux articles de presse, un tollé de la communauté religieuse du Québec, et même des lettres de menaces. Pourtant, elle n'y est pour rien, n'étant qu'interprète, mais on lui reprochera d'avoir accepté de porter un décolleté trop révélateur, d'avoir accepté le rôle, et surtout de s'être portée à la défense du réalisateur Charles Dumas, menacé de congédiement.

Avec le scandale de La Belle de céans, elle se dit que ce séjour à Paris lui permettra une pause qui tombe à point. Elle a en outre beaucoup joué depuis cinq ans et cherche à apprendre davantage. Elle planifie voir beaucoup de théâtre à Paris, pour voir jouer les grands. Elle se rend donc dans la capitale fde France avec sa fille Katerine, mais est de retour plus tôt que prévu, du fait de sa grossesse, de laquelle naît sa fille Emmanuelle. Dyne cherche à renouer en vain avec Jean Doyon, de qui elle aura néanmoins deux autres enfants (Chantal et Gilles), dans l'espoir, tout aussi vain, d'établir une relation amoureuse stable. Dyne Mousso et Jean Doyon ne se sont en effet jamais mariés. La relation de Dyne Mousso avec Jean Doyon, toujours tumultueuse et difficile, aura un impact considérable sur sa vie. De fait, ils n'ont pratiquement jamais vécu ensemble, Dyne ayant élevé ses enfants seule alors que sa carrière de comédienne bat son plein jusqu'en 1970. Conjuguer sa carrière de comédienne avec ses obligations de mère devient après cette date trop difficile et, peu à peu, la comédienne se tourne vers la narration, la post-synchronisation-doublage et la radio. Ultérieurement, elle développe des relations amoureuses marquantes avec le comédien Gilles Renaud, puis avec le réalisateur Charles Binamé, de plus courte durée, puis, plus tard, avec le comédien Raymond Bélisle.

Dans une lettre adressée à Anne-Marie Alonzo en 1989, elle écrit que le théâtre est un amant qu'elle a trompé avec la vie, la sienne.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1955 : Passé antérieur de Hubert Aquin, réalisation Louis-Georges Carrier : Interprète aux côtés de Jean Brousseau
  • 1955 : La Buveuse d'absinthe de Jacques Languirand, Radio-Canada, dans le rôle-titre
  • 1955-1956 : Je me souviens de Jean Desprez, réalisation Florent Forget, aux côtés notamment de Janine Sutto, Gérard Poirier, Béatrice Picard
  • 1956 : À la bonne étoile: Hommage à François Villon, Radio-Canada : Interprète, aux côtés de Gilles Pelletier
  • 1956 : Histoires du Canada (série TV), Radio-Canada : Interprète
  • 1956 : Champ libre, L'évocation de Federico Garcia Lorca, aux côtés de Jacques Lorain
  • 1957 : À moitié sages de Françoise Loranger (série TV), réalisation Denys Gagnon, Radio-Canada : Interprète Marie-Thérèse, aux côtés de Huguette Oligny, Julien Bessette, Roger Garceau, Marthe Mercure, Tania Fédor, Solange Harbeau, François Cartier et Victor Désy
  • 1957 : Radisson de Pierre Gauvreau (série TV), Radio-Canada: Interprète l'indienne cri Tayona
  • année sous vérification : Musée intime, (TV), deux bouleversantes compositions
  • année sous vérification : dramatique en anglais, Toronto, dans le rôle de l'Italienne
  • 1957 : Le Colombier (série TV); Interprète Sophie Duvernay, aux côtés de Guy Hoffmann
  • 1957 : Le Survenant de Germaine Guèvremont (série TV) : Fleur-Aimée, aux côtés de Olivier Guimond, Jean Coutu et Marthe Mercure
  • 1957-58 : C.Q.F.D. (série TV), Radio-Canada, aux côtés de Gisèle Schmidt
  • 1958 : Marie-Didace (série TV) : Fleur-Aimée
  • 1960 : Sous le signe du lion (série TV) : Martine Martin
  • 1960 : Quand vient l'été de Roger Blais : Narration
  • 1961 : Le Grand Duc (série TV): Interprète
  • 1962 : Kanawio, Radio-Canada: Interprète
  • 1964 : La Beauté même de Monique Fortier : Narration
  • 1965 : Septième nord (série TV): Interprète, aux côtés de Monique Miller
  • 1969 : Bozarts de Jacques Giraldeau: Lecture des écrits de Borduas
  • 1971 : Héritage perdu de Eugene Boyko : Narration
  • 1971 : Le Hibou et le Lemming; une légende eskimo de Co Hoedeman (en) : Narration
  • 1972 : Saint-Urbain de Troyes de Yves Leduc : Narration
  • 1973 : Beyond the Naked Eye (titre français Notre monde invisible) de Claudia Overing : Narration
  • année sous vérification: Les Berger (série TV), aux côtés de Roland Chenail et Claudine Chatel
  • 1974 : Pris au collet de Raymond Garceau : Interprète
  • 1974 : Les Filles du roy de Anne-Claire Poirier : Narration
  • 1978 : La loi de la ville de Michel Bouchard: Narration
  • 1978 : Légendes et Réalités Inuit de Richard Robesco : Narration
  • 1979 : L'Arrache-cœur de Mireille Dansereau: La Psychologue, aux côtés de Louise Marleau
  • 1979 : Dominga de Guy L. Coté : Narration
  • 1980 : Le Coq de clocher de Claire Boyer : Narration
  • 1982 : Le féminisme des années 1960: Madame, vous avez rien de Dagmar Teufel: Voix et Narration
  • 1983-1984 : La Vie promise de Marcel Dubé : Interprète
  • 1986 : L'Avenir entre nos mains de Carol Gedded, Ginny Stikeman, Yolande Garant : Narration
  • 1987 : La Casa de Michel Regnier : Voix

Téléthéâtres

  • année sous vérification : Poèmes (Federico Garcia Lorca)
  • année sous vérification : Quatuor (Françoise Loranger), productions Radio-Canada, dans le rôle de la réfugiée hongroise, aux côtés de Gisèle Schmidt et Georges Groulx
  • 1955 : Montserrat (Emmanuel Robles), Radio-Canada, dans le rôle de Héléna, aux côtés de François Rozet, Guy Provost et Henri Norbert
  • 1955 : Un cas intéressant, Radio-Canada, dans le rôle de l'infirmière
  • 1956 : Plainte contre inconnu (Georges Neveux), réalisation de Louis-Georges Carrier, Radio-Canada, aux côtés de Georges Groulx, Henri Norbert, Jean-Claude Deret et Monique Miller
  • 1957 : La puissance et la gloire (Graham Greene), Radio-Canada
  • 1958 : La Volupté de l'honneur (Luigi Pirandello), productions Radio-Canada: dans le rôle de Agathe aux côtés de Gilles Pelletier, Guy Provost et Marthe Thiéry
  • 1958 : Un remède de cheval (Leslie Sands), traduction de Frédéric Valmain et adaptation de Jeanne Frey, mise en scène de Bruno Paradis, Radio-Canada, aux côtés de Gilles Pelletier, Suzanne Avon et Jean Brousseau
  • 1958 : Une maison dans la ville (trilogie auteurs-réalisateurs de CBFT), aux côtés de Janine Sutto, Colette Courtois, Lucie de Vienne et Pierre Boucher
  • 1958 : Le feu sur la terre (François Mauriac), réalisation de Louis-Georges Carrier, Radio-Canada, dans le rôle de Laure, aux côtés de Benoît Girard, Andrée Lachapelle, Margot Campbell, Nathalie Naubert et Henri Norbert
  • 1959 : Banquet au chevreuil bleu (Sandor Torok), à l'affiche de "Première", réalisation de Fernand Quirion, aux côtés de Georges Groulx, Guy Godin, Jean Lajeunesse, Gérard Paradis et Camille Ducharme
  • 1959 : La Dame de l'aube, réalisation de Jacques Gauthier, "Théâtre populaire", aux côtés de Monique Lepage, Nathalie Naubert et Benoît Girard
  • 1959 : La Belle de Céans (Charlotte Savary), mise en scène de Charles Dumas, Radio-Canada, dans le rôle-titre, interprétant la vie de jeune fille de Marguerite d'Youville
  • 1959 : Shoestring Theatre, Toronto, plusieurs émissions dont "The telephone call", une adaptation de la "La Voix Humaine" de Cocteau
  • 1960 : La Cerisaie, Anton Thekhov Radio-Canada
  • 1962 : Monsieur Vernet (Jules Renard), réalisation de Aimé Forget, productions Radio-Canada, dans le rôle de Madame Vernet, aux côtés de André Valmy, Janine Sutto, Jean-Louis Roux et Margot Campbell
  • année sous vérification : Pas d'amour (Ugo Betti), réalisation Jean-Paul Fugère, productions Radio-Canada, dans le rôle de Délia, aux côtés de Jean-Louis Roux, Guy Hoffmann et Charlotte Boisjoli
  • 1966 : Le Canard sauvage (Henrik Ibsen), Radio-Canada
  • 1967 : Cet animal étrange, productions Radio-Canada, aux côtés de Jean Coutu
  • 1970 : L'Île des chèvres (Ugo Betti), Radio-Canada
  • 1970 : Ta nuit est ma lumière, productions Radio-Canada: personnage principal
  • 1974 : Hedda Gabler (Henrik Ibsen), productions Radio-Canada: Hedda Gabler
  • 1978 : Un mois à la campagne (Ivan Tourgueniev), réalisation de Richard Martin, productions Radio-Canada, dans le rôle de Natalia Petrovna, aux côtés de Pascal Rollin et de Daniel Gadouas

Au théâtre

  • 1955 : L'Imbécile (Luigi Pirandello), Amphytrion, dans le rôle de Rosa, aux côtés de Patrick Antoine, Jacques Dufilho et Jean Gaumont
  • 1955 : La Leçon (Eugène Ionesco), l'Amphytrion, rôle de l'élève, aux côtés de Jacques Mauclair
  • 1955 : La marguerite (Armand Salacrou), l'Amphytrion, aux côtés de Françoise Faucher, Patrick Antoine et Jacques Dufilho
  • 1955 : Passé antérieur (Hubert Aquin), théâtre d'été, dans le premier rôle (Hélène)
  • 1955 : La Mouette (Anton Tchékhov), TNM, dans le rôle-titre (Nina), aux côtés de Jean Gascon
  • 1955 : La Boutique aux Anges (Roger Sinclair), mise en scène de Yvette Brind'Amour, Festival d'Art Dramatique de Montréal, dans le rôle de Mildred, aux côtés de Jean Gaumont, Jean Fauber, Hélène Loiselle, Bertrand Gagnon et Gaétane Laniel
  • année sous vérification : Taille-fer avec Paul Gauthier
  • 1956 : La plus forte (August Strindberg), lère du Centre canadien d'essai, à l'École des Beaux-Arts, devant un public de peintres, de littérateurs, de comédiens et de critiques, dans le rôle-titre et unique rôle parlant, aux côtés de Colette Courtois et Josette Brassart
  • 1956 : Three rings for Michelle (Patricia Joudry), mise en scène de Marcella Cisney du New York City Centre, Théâtre Avenue à Toronto, en anglais dans le rôle-titre (Michelle), aux côtés de George Bloomfield (Montréal), Betty Garde (New-York), Hugh Webster et Claire Murray (Toronto)
  • 1957 : L'Œil du peuple (André Langevin), mise en scène de Jean-Louis Roux, TNM, aux côtés de Denise Pelletier, Jean Duceppe, Henri Norbert, Guy Hoffmann, Huguette Oligny et Jean-Louis Roux
  • 1957 : Six personnages en quête d'auteur (Luigi Pirandello), mise en scène de Paul Hébert, au Chanteclerc, théâtre d'été de Ste-Adèle, dans le rôle de la belle-fille, aux côtés de Gilles Pelletier et de Albert Millaire
  • 1958 : Les Epiphanies (Henri Pichette), Théâtre Anjou, aux côtés de Robert Gadouas et de l'auteur
  • 1958 : L'Alouette (Jean Anouilh), mise en scène de Gratien Gélinas, Comédie Canadienne, dans le rôle de Agnès, aux côtés de Robert Gadouas, Paul Berval, Gilles Pelletier, Henri Norbert, Jean-Pierre Masson, Jacques Godin, Jean Lajeunesse, Mia Riddez et Ginette Letondal
  • 1959 : Le Baladin du monde occidental (John Millington Synge), mise en scène de Jean Gascon, TNM, dans le rôle de Pegeen Mike, aux côtés de François Tassé
  • 1959 : Mademoiselle Julie (August Strindberg), Comédie canadienne, dans le rôle-titre (Julie), aux côtés de Jean Coutu. Après 5 semaines de succès, la pièce sera remise à l'affiche. Prévue initialement pour 12 représentations, elle tint 50 fois l'affiche. L'Ambassadeur de Suède, M. Oscar Thorsing, a assisté à la première à titre de président d'honneur et plusieurs membres des corps diplomatiques scandinaves étaient au nombre des spectateurs
  • 1959: Venise sauvée (Thomas Otway, adaptation de Moivan Lebesque), TNM, dans le rôle de Aquilina, aux côtés de Guy Hoffmann, Guy Provost, Jean-Louis Roux, Monique Chabot et Jean Gascon
  • 1960 : Les Choéphores (l'une des tragédies de la trilogie d'Orestie d'Eschyle)
  • 1966 : La Mégère apprivoisée (William Shakespeare), NCT, dans le rôle-titre (Catharina), aux côtés de Gilles Pelletier
  • 1966 : Mère Courage (Bertolt Brecht), TNM, dans le rôle de Catherine aux côtés de Denise Pelletier
  • 1968 : La Mouette (Anton Tchekhov), NCT, mise en scène par Gilles Pelletier, dans le rôle-titre (Nina)
  • 1968 : Volpone, de Ben Jonson NCT
  • 1969 : Double jeu (Françoise Loranger), Comédie canadienne, direction d'André Brassard, aux côtés de Louis Aubert, Gérard Poirier, Denise Proulx et Rita Lafontaine
  • 1970 : Bien à moi (Marie Savard), Théâtre de Quat'sous : dans le rôle de la Marquise
  • 1970 : Le Marquis qui perdit (Réjean Ducharme), mise en scène d'André Brassard, TNM
  • 1971 : Désir sous les ormes (Eugene O'Neill), TNM, aux côtés de Aubert Pallascio, Guy Dufresne et Jean-René Ouellet
  • année sous vérification: Six personnages en quête d'auteur (Luigi Pirandello), TNM, aux côtés de Gisèle Schmidt et Gilles Pelletier
  • année sous vérification: Lorenzaccio, d'Alfred de Musset, TNM
  • année sous vérification: La Jument du roi

À la radio (liste sélective)

  • année sous vérification: Place des quat' saisons, radioroman quotidien, CKAC, dans le rôle de Solange, avec Julien Bessette et Jean Brousseau
  • 1955 : Docteur Claudine de Jean Desprez, radioroman, CKVL, réalisation Jean Dumas, dans le rôle de Gisèle Bélanger
  • 1955 : Jeunesse, théâtre, Radio-Canada, dans le rôle de Mauricette, aux côtés d'Henri Norbert et Sita Riddez
  • 1958 : Pour Lucrèce (Jean Giraudoux), théâtre, dans la série Sur toutes les scènes du monde réalisation de Roger Citerne, Radio-Canada, dans le rôle de Paola
  • 1962 : Le Marchand de Venise (Shakespeare), théâtre, dans la série Sur toutes les scènes du monde réalisation Olivier Mercier Gouin, Radio-Canada, aux côtés de Henri Norbert, Guy Godin et Jacques Auger
  • 1964-1969 : Marie Tellier, avocate, radioroman quotidien, Radio-Canada, dans le rôle de Marie Tellier, aux côtés d'Andrée Lachapelle
  • année sous vérification: Visage d'amour, Radio-Canada
  • 1969 : Bien à moi, pièce de Marie Savard, jouée à la radio dans le cadre des "studios d'essai" réalisés par Robert Blondin, Radio-Canada
  • 1970 : Au Mitan du Soir, Poèmes de Louise Pouliot, lus par Dyne Mousso, Radio-Canada
  • 1976 : Un écrivain et son pays, Nominingue, texte de Rina Lasnier lu par Dyne Mousso
  • 1977 : 8 fables avec des mots de tous les jours, Narration par Dyne Mousso et Patrick Straram
  • 1978 : Le cri de la folle enfouie dans l'asile de la mort de Monique Bosco, Radio-Canada
  • 1979 : Extraits de livres de Boris Vian lus par Dyne Mousso dans le cadre de deux émissions animées par Patrick Straram
  • 1985 : L’amour de Madeleine Gagnon, lu par Dyne Mousso, émission "Éloges", Radio-Canada MF
  • 1985 : Poète sur paroles, Radio-Canada, extraits de textes de Anne-Marie Alonzo, lus par Dyne Mousso
  • 1985 : Marie-Claire Blais, Radio-Canada, réalisation de Jean Lacroix, lectrice Dyne Mousso
  • 1986 : Une histoire vraie de Madeleine Gagnon, récit lu par Dyne Mousso, émission "En toutes lettres". Radio-Canada MF
  • 1991 : Le Toucouleur, texte de Jean-Marc Cormier. Émission Griots et Téranga réalisées par Doris Dumais, diffusée à la chaine culturelle FM de Radio-Canada, en mai 1991. Textes, entrevues et narration de Jean-Marc Cormier. MP3 accessible au site http://www.jmcormier.com
  • Pendant près de quinze ans, de 1978 à 1993, Dyne Mousso sera lectrice à la station de radio CIEL fm.

Doublage (liste sélective de longs métrages)

  • La petite sirène (titre original: アンデルセン童話人魚姫, Anderusen dōwa ningyo hime) Doublage de la grande-mère
  • Anne, la Maison aux Pignons Verts (titre original: Anne of Green Gables), USA (1979-1980) : Doublage Marilla Cuthbert (Colleen Dewhurst)
  • Anne, La Maison aux Pignons Verts - La Suite (titre original: Anne of Green Gables - The Sequel), USA (1987) : Doublage Marilla Cuthbert (Colleen Dewhurst)
  • Le magicien d'Oz (titre original: The Wizard of Oz), (1986-1987) : Doublage Tante Emma
  • Princesse Jasna (titre original: O Princezne jasnence a létajicim sevci), Tchécoslovaquie (1987) : Doublage Nounou (actrice tchèque)
  • Le Fabuleux Gang des Sept (titre original: The Company of Strangers), USA (1990) : Doublage Catherine (Catherine Roche)
  • Oscar (titre original Oscar), USA (1991): Doublage Tante Rosa (Yvonne De Carlo)
  • Le secret est dans la sauce (titre original Fried Green Tomatoes), USA (1991) : Doublage Mama Threadgoode (Lois Smith)
  • Retour au bercail: L'Incroyable Randonnée (titre original Homeward Bound: The Incredible Journey), USA (1993) : Doublage Prof de Peter (Dorothy Roberts)
  • Sofie (titre original Sofie), Danemark (1993) : Doublage Mère de Jonas (actrice danoise)

Divers (liste sélective)

Exposition d'encres, huiles et acryliques de Dyne Mousso, en 1984, à la Galerie La Malvas à Montréal, avec l'écrivain Madeleine Gagnon

Une lettre rouge orange et ocre, Anne-Marie Alonzo, Texte dramatique, Les éditions de la pleine lune, 1984, Illustration de la couverture: encre de Dyne Mousso intitulée Délure ivresque

Livre d'artiste - Tristan Tzara - Vingt-cinq poèmes, transcription manuscrite par Dyne Mousso et jaquette de couverture par Jean-Paul Mousseau (médiathèque du Musée d'Art Contemporain de Montréal)

Disque - Québékiss (1971), un disque document, pièce Ça fait que par Dyne Mousso - autres collaborations: Marie Savard, Michel Chartrand, André Lejeune

Quelques critiques[modifier | modifier le code]

La Mouette (...) "Réussite totale: Roux, Gascon, Groulx, Boisjoli, Rozet, Giroux à leur meilleur. Et pour couronner ce succès: Dyne Mousso, la découverte de l'année dans le monde du théâtre... que VRAI présentait à ses lecteurs dès l'an dernier en prédisant qu'elle ferait parler d'elle. Même si vous n'aimez pas Tchékov, même si vous n'aimez pas le théâtre, même si vous n'aimez rien, allez tout de même voir La Mouette au Gésù: vous aimerez au moins Dyne Mousso..." Jacques Hébert, journal VRAI, 1955 Photo titrée Dyne Mousso, comédienne exceptionnelle (sur Six personnages en quête d'auteur de Pirandello au Théâtre d'été Chanteclerc) "Dyne Mousso se révèle tout entière. C'est une comédienne d'une intelligence et d'une sensibilité fines. Elle a une présence qui captive et une puissance intérieure d'évocation que peu de comédiennes possèdent. Son personnage a toute la sensualité, l'innocence, la cruauté et la tendresse qu'on puisse désirer. Elle joue avec son coeur, avec sa voix et ses muscles. Sa belle-fille est inoubliable." Guy Beaulne, Le Théâtre, Points de Vue, Septembre 1957, p. 38 Une grande Dyne Mousso "(...) Que serait-il resté de tout cela si le personnage de Laure n'avait été interprété que par une comédienne de talent, sans plus? Car les centaines de milliers de téléspectateurs qui ont vu Le feu sur la terre ont été à même de prendre conscience de la différence incommensurable qui sépare le talent - un beau talent - d'une qualité plus grande encore. Mais quelle est-elle cette qualité qui fait pâlir le talent lui-même? C'est elle qui fait que Maria Casarès, par exemple, est une très grande comédienne, une des plus grandes du théâtre contemporain. Eh bien, s'il est une autre comédienne que je ne puis comparer qu'à la grande Maria Casarès, c'est Dyne Mousso, l'admirable, l'émouvante, l'effrayante Laure de la pièce de Mauriac. (...) Mais le lecteur sent bien qu'il est un mot que je retiens depuis le début de cette chronique, un mot qui désigne justement cette qualité plus grande que le talent. Mais ce mot, je ne puis l'écrire sans hésitations tellement son exigence est totale, sa portée immense. (...) Ce métal en fusion qu'est Dyne Mousso, c'est du génie sous l'enclume. Voilà le grand mot lancé. Mais comment expliquer autrement que par le génie du théâtre sa sensibilité frémissante, sa passion tendue, son instinct de la vérité d'un personnage, son pouvoir extraordinaire, finalement, d'incarnation? Le talent compose, et plus le talent est grand plus la composition se fait invisible; le génie, lui, brûle. Dyne Mousso ne joue pas: elle se consume. (...) Vous allez dire que c'est beaucoup d'emballement pour un seul rôle. Mais justement, c'est depuis La Mouette, montée par le TNM il y a quelques années, que je crois au génie dramatique de Dyne Mousso. Après Le feu sur la terre, je ne puis plus retenir ce mot irrémédiable. Une grande comédienne, Dyne Mousso? Voyez comme elle a écrasé - sans le vouloir, par sa seule puissance - les autres comédiens. Il y avait du talent en nombre dans ce téléthéâtre, mais c'est quelque chose de plus que Dyne Mousso avait à nous offrir. Une nature aussi exceptionnelle ne peut maintenant s'épanouir que dans les plus grands rôles, qu'elle les joue à Montréal, à New-York ou à Paris." Jean Bouthillette, Photo-Journal, semaine du 6 au 13 décembre 1958 Le théâtre canadien a enfin trouvé "une" tragédienne: Dyne Mousso "Il est des comédiens dont les magistrales interprétations sont pour leur auditoire des fêtes de l'esprit. (...) Il est, par contre, de ces comédiens d'une espèce rarissime. Deux ou trois illuminent une génération, rarement davantage. D'habitude, la leur est une carrière frappée au sceau du légendaire. Plus que des étoiles, des bolides qui déchirent le ciel dans un sillage d'éclairs fulgurants. Et tandis que les interprétations des premiers arrachent des "formidables" et des "bravi", celles des seconds inspirent le silence - le silence des poitrines qui halètent et des gorges qui se serrent au spectacle écrasant du sublime et de la grandeur. D'ordinaire, ce genre de long préambule déroule en quelque sorte le tapis rouge sur lequel s'avancera, dans toute sa gloire, et dans le crépitement des caméras et les éclairs du magnésium, un comédien d'outre-mer dont le nom s'écrit dans le firmament des vedettes en grosses lettres de feu. Mais cette fois-ci - enfin! - notre préambule ouvre ses portes non point à une Madeleine Renaud, non plus à une Maria Casarès, mais à une comédienne beaucoup plus près de nous. C'est de Dyne Mousso qu'il s'agit. (...) Voilà pourquoi je n'hésite plus davantage à me compromettre et à déclarer, en toute honnêteté, et en toute conscience de mes devoirs et de mes responsabilités de critique, que si le roman canadien est encore à la recherche de son Balzac ou de son Dostoïevsky, que si notre poésie tend encore les bras vers son Baudelaire ou son Rimbaud, notre théâtre par contre vient enfin d'accueillir sa Sarah Bernhardt. Oh! si, je me rends bien compte de toute la portée d'un tel jugement. Davantage encore, le suprême hommage tremble au bout de ma plume. Depuis les toutes premières lignes de cet article, un mot cogne dans ma poitrine, bat des ailes dans ma gorge, et palpite au bord de mes lèvres... Heureux, le critique qui une fois dans sa vie peut déposer le tribut de ce mot au pied de l'artiste qu'habite le démon du génie. Et voilà! Le mot est lâché, le jugement est rendu et la copie, comme dirait Mauriac, remise pour toujours. (...) On s'incline. Point n'est besoin au génie dramatique de multiples rôles pour manifester sa présence. Il vous empoigne, tout d'un coup, au détour d'une réplique, vous étreint dans le crescendo d'une tirade, vous envoûte dans l'esquisse d'un geste. Sa voix s'élève dans le tumulte, le silence se fait, on s'incline. Pas de discussions, pas de controverses quand vous ressentez cette ivresse, cette sensation de malaise physique à l'abdomen, cette brûlure au coeur. Ce choc fulgurant au fond de la poitrine, je l'ai ressenti deux seules fois dans ma vie. La première fois, à une représentation de "A Streetcar Named Desire", où un certain Marlon Brando, inconnu alors, jouait le rôle du bestial Stanley Kowalski. Et la seconde, lors d'une soirée dite "culturelle" à l'école des Beaux-Arts... Ce soir-là, il y a deux ans environ, une jeune comédienne du nom de Dyne Mousso jouait le rôle d'une femme mariée qui rencontre sa rivale dans un restaurant. Il s'agissait de La plus forte de Strindberg. Et j'assistai alors au spectacle inoubliable que nous donna Dyne Mousso de la femme qui masque sa souffrance, qui passe de la douceur à la colère, de la superbe à l'humilité. (...) Dans la salle où s'entassait sans aucun doute le public le plus difficile et le plus impitoyable qui soit - un public de peintres, de littérateurs, de comédiens et de critiques - pesait un silence de chapelle ardente. On parle d'hystérie collective; il s'agissait, à cette occasion, d'un véritable phénomène d'ensorcellement général. Ce soir-là, lorsque s'est terminé le monologue de Dyne Mousso (qui a bien duré vingt minutes) je me suis littéralement enfui, pour être seul, à l'abri des paroles qui auraient rompu le charme, et dans l'espoir de conserver quelques minutes encore, voire quelques pauvres petites secondes, cette brûlante sensation de vertige et d'ivresse qu'avaient provoquée en moi le frottement passager d'un authentique génie." Louis Chantigny, Le Petit Journal, 21/12/58 au 28/12/58

Dyne Mousso 1930-1994

"La comédienne Dyne Mousso, décédée lundi à l'âge de 64 ans, avait abandonné le théâtre il y a 20 ans et pourtant personne dans le milieu théâtral (et le public averti) ne l'avait oubliée; son nom est synonyme de la plus haute qualité dramatique et toutes les générations de gens de théâtre connaissaient ou avaient entendu parler de sa Nina, de sa Julie, de sa Hedda Gabler, les trois grandes interprétations d'une carrière exceptionnelle mais interrompue... Chose étrange et essentiellement due à son génie de comédienne, qui était immense, la réputation de "meilleure comédienne entre toutes" de Dyne Mousso a traversé intacte 20 ans de retraite et de propos et de ragots sur la déchéance d'une actrice qui buvait trop pour affronter le professionnalisme d'un métier particulièrement exigeant. (...) C'est d'une très grande comédienne que l'on a été privé durant les 20 dernières années de théâtre au Québec. (...) ...Dyne Mousso fit une entrée plus que remarquée, célébrée, au Théâtre du Nouveau Monde en jouant le rôle de Nina, dans La Mouette de Tchekhov que Jean Gascon mit en scène. Le spectacle fut reçu de façon inégale, mais tous les critiques parlèrent de Dyne Mousso. Jean Hamelin dans le DEVOIR écrivit: "Elle est fine, sensible, et possède ce frémissement intérieur auquel on reconnaît les jeunes héroïnes promises à de hauts destins." Il écrivit aussi: "elle se retrouvait par une sorte de miracle de l'instinct théâtral au diapason de la sensibilité tchekhovienne". Frémissement intérieur, instinct théâtral, ces mots définissent la comédienne Dyne Mousso. J'eus le bonheur de la voir dans le Mère Courage de John Hirsch, en 1966 au TNM du temps de l'Orphéum, où elle jouait le rôle de la fille muette. Son intensité, dans la scène où elle avertit sa mère de l'arrivée des soldats en battant son tambour sur le toit d'une remise, fait partie de mes plus grands souvenirs de théâtre. Au côté de Denise Pelletier elle était prodigieuse, elle donnait au théâtre tout son génie. Du temps de la Comédie-canadienne de Gratien Gélinas, Dyne Mousso, en 1958, fut une exceptionnelle Mademoiselle Julie. (...) La critique s'enthousiasma sur son "lyrisme sauvage et éclatant". Elle fut aussi, au théâtre d'été de Paul Hébert, à Sainte-Adèle, en 1956, une remarquable belle-fille dans Six personnages en quête d'auteur de Pirandello. Elle se fit rare au théâtre lorsque la télévision de Radio-Canada, du temps des téléthéâtres, s'empara littéralement d'elle. On a vu - et on a tous ces souvenirs privilégiés - Dyne Mousso percer le petit écran en jouant les dimanches soirs de 1955 à 1967 et en 1974 pour un de ses grands rôles (Heda Gabler d'Ibsen), les héroïnes de (...liste ici d'une série de téléthéâtres) et de Tourgueniev (Un mois à la campagne en 1978, sa dernière prestation). Déjà lointaine depuis 20 ans, et pourtant présente, comme celle d'une célèbre retraitée, la figure inoubliable de Dyne Mousso, dans l'histoire du théâtre québécois, laisse le souvenir d'une actrice sublime qui avait un jour refermé ses ailes."

Robert Lévesque, Le Devoir, Culture, 25 mai 1994, p. B8

Récompenses et Nominations[modifier | modifier le code]

  • 1955-56 : Meilleurs artistes au théâtre: Meilleure recrue de la saison: Dyne Mousso, dans "La Mouette", au TNM (Jean Hamelin)
  • 1957-58 : Meilleurs artistes au théâtre: Meilleur interprète féminin: Dyne Mousso dans "Six personnages en quête d'auteur" de Pirandello, au Théâtre d'été de Ste-Adèle (Jean Hamelin)
  • 1959 : Trophée Meilleure actrice "Le feu sur la terre", Le Gala des Splendeurs, sous les auspices de Radiomonde

Anecdotes[modifier | modifier le code]

En 1978, Patrick Straram, écrivain, écrit que Dyne Mousso est une déesse-qui-se-marre et une délirante magistrale (Bibliothèque Nationale du Québec - Fonds Patrick Straram).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives de Radio-Canada; Bibliothèque et Archives Nationales du Québec; Médiathèque du Musée d'art contemporain de Montréal

(1) Le lecteur intéressé pourra trouver, aux éditions de l'Hexagone (1992), le roman de la vie de Muriel Guilbault, écrit par Claude Gauvreau, intitulé Beauté Baroque, qu'il a écrit en 1952, à la suite du suicide de Muriel Guilbault (qui a d'ailleurs fragilisé l'équilibre de Gauvreau).

(2) Dans Le théâtre au Québec 1825-1980, Legris, Larrue, Bourassa et David, Société d'histoire du théâtre du Québec, Ministère des Affaires culturelles, VLB Éditeur, 1988, p.108, l'on nomme Dyne Mousso, Claude Gauvreau, Roland Giguère, Muriel Guilbault, Gilles Hénault et Thérèse Renaud au nombre des comédiens, dramaturges et poètes, pour ne mentionner que quelques-uns de ceux qui frayaient autour de l'auteur du Refus Global, Paul-Emile Borduas, à la source d'une subversion culturelle qui opéra de profonds changements de structures sociales au Québec, au moment où toutes les valeurs sont remises en question, en même temps que la politique passe de la droite de Maurice Duplessis au centre-gauche de Jean Lesage.

(3) Entrevue avec Rudel-Tessier, La Presse, 23 octobre 1969, p. 7

(4) Le texte intégral de cette lettre a été publié dans La Passion du Jeu, Livre-Théâtre écrit par 54 comédiens et comédiennes du Québec, collection PASSION, dirigée par Anne-Marie Alonzo et Alain Laframboise, Editions TROIS, 1989, p. 225

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]