Almohades

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Almohades

الموحدون (al-muwaḥḥidun) (ar)
ⵉⵎⵡⴻⵃⵃⴷⴻⵏ (Imweḥḥden) (ber)

1121/11471269

Drapeau
Description de cette image, également commentée ci-après

L'empire almohade à son extension maximale,
entre 1195 et 1212

Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Marrakech, Séville et Rabat[1]
Langue arabe et langues berbères (mozarabe, hébreu, langue romane d'Afrique du Nord et dialecte arabe andalou)
Religion sunnisme (ibadisme, judaïsme, christianisme et soufisme)
Monnaie dinar[2]
Superficie
Superficie environ 1 600 000 km²

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Entités suivantes :

Les Almohades (en arabe الموَحدون (al-Muwaḥḥidun), en berbère ⵉⵎⵡⴻⵃⵃⴷⴻⵏ (Imweḥḥden)) « qui proclame l’unité divine », ou Banu Abd al-Mumin[3] (en arabe : بنو عبد المؤمن), sont un mouvement religieux fondé au début du XIIe siècle à Tinmel, dans le Haut Atlas, dont est issue la dynastie éponyme qui gouverne le Maghreb et al-Andalus entre le milieu du XIIe siècle et le XIIIe siècle.

Muhammad ibn Tûmart, chef spirituel du mouvement religieux originel, appuyé par un groupe de tribus du Haut Atlas marocain[4],[5] (en majorité des Masmoudas), organise le renversement des Almoravides. Par la suite, Abd al-Mumin prend la relève en éliminant les Almoravides et les Hammadides et en unifiant le Maghreb ainsi que l'al-Andalus.

Suite à la bataille de Las Navas de Tolosa les Almohades sont affaiblis et leur empire se morcelle au profit des Zianides au Maghreb central, des Hafsides en Ifrikiya et des rois des Taïfas en al-Andalus, et voit l'émergence des Mérinides au Maghreb al-Aksa qui prennent Fès en 1244. Les Almohades, qui doivent désormais payer tribut aux Mérinides et ne contrôlent plus que la région de Marrakech, sont finalement éliminés par ces derniers en 1269.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation du mouvement almohade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ibn Tûmart.

Le mouvement almohade est fondé, au début du XIIe siècle, par Muhammad ibn Tûmart, un réformateur de l’Anti-Atlas. S’opposant au rite malikite pratiqué par les Almoravides, Ibn Tûmart prêche le retour aux sources religieuses de l’islam ; formé en Orient et influencé par le chiisme, il reproche à ceux-ci d’avoir délaissé l’étude du Coran pour un juridisme excessif ; il dénonce également leur conception anthropomorphe de Dieu, contraire au principe fondamental de l’unité divine (ou tawhid, « unité divine »). Sa véritable originalité fut dans la méthode de diffusion de sa doctrine plus que dans son contenu lui-même. Son livre "aazou ma youtlab" (le meilleur qu'on puisse chercher), constitua la référence expliquant sa doctrine.

Depuis les montagnes du Haut-Atlas, il organise une communauté militaire et religieuse autour d’un islam austère et rigide et, en 1121, se proclame mahdi (le bien guidé, sauveur attendu par les musulmans, c'est un homme providentiel qui selon les sunnites devras combattre le Dajjal et précéder la venue de Jésus ou Issa )[4].

Le « Maître du Sous » reconnut en Abd al-Mumin l'homme prédestiné : « La mission sur quoi repose la vie de la religion ne triomphera que par Abd al-Mumin, le flambeau des Almohades. » Ibn Tûmart, « l'Impeccable », enseignera à son disciple préféré le dogme de l'« unicité » divine et l'entraînera vers le Maroc jusqu'à son village natal d'Igli[6].

Avant son décès, le fondateur avait été rejoint par différentes tribus berbères.

Conquêtes et établissement de l'empire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abd al-Mumin.
Phases de l'expansion almohade

Pour éviter que les Almohades, au lendemain d'une défaite, ne voulussent écarter Abd al-Mumin, qui demeurait malgré tout un étranger, on cacha longtemps la mort d'Ibn Tûmart - plus de deux ans, assure Ibn Khaldoun[7] - le temps de préparer sa montée au pouvoir au sein des Almohades[8], prit la tête d'une armée et lança la guerre sainte, ou jihad, contre le Maghreb almoravide. Tlemcen, Oran, Fès puis Marrakech tombèrent en 1147. Après avoir conquis le Sud puis le Nord de l'empire almoravide, il se dirigea avec son armée vers Tlemcen. Abd al-Mumin, après avoir ruiné Tlemcen et avoir fait massacrer ses habitants, releva les murs et invita d'autres populations à s'y fixer[9] puis se dirigea plus en avant vers l'est jusqu'à la Tripolitaine.

Le mouvement almohade doté d'une puissante armée formée de plusieurs tribus berbères[10] propulse Abdul-Mu'min (1130-1163) à la tête d’un empire englobant l'ensemble du Maghreb jusqu’à la Tripolitaine et l'Andalousie occidentale (prise de Cordoue en 1148 et de Grenade en 1154).

Il se proclame calife, rejetant ainsi la souveraineté des Abbassides, et impose le principe d'hérédité dynastique peu avant sa mort[4].

Son fils, Abu Yaqub Yusuf (11631184) issu de son union avec la fille d'une lignée de Masmouda de Tinmel[11] lui succède. Ce dernier et son propre fils, Abu Yusuf Yaqub al-Mansur surnommé « le Victorieux » (1184–1199) et troisième calife, poursuivent son œuvre et étendent leur autorité à l'ensemble d'Andalousie en infligeant une défaite à Alphonse VIII de Castille à la bataille d'Alarcos en 1195. En Afrique ils réussirent à chasser les garnisons placées dans des villes côtières par les rois normands de Sicile.

Quand les Almohades eurent occupé Cadix, ils eurent à leur disposition la puissante flotte des Beni Maimoun. Le Berbère Yousof, qui avait servi sur les bateaux du roi de Sicile Roger II, puis avait été nommé amiral par Abou Yaâqoub, avait fait de l'escadre du calife la première de la Méditerranée. Aussi Saladin demanda-t-il, en 1190, son concours pour arrêter les rois chrétiens sur la route de Syrie, mais sans doute ne l'obtint-il pas, car sa complicité avec Qaraqouch n'était pas faite pour lui tirer la bienveillance d'Abou Yaâqoub[12].

Mohammed Ibn Tûmart, fondateur du mouvement Almohade, était un berbère né vers 1080 à Igilliz dans la tribu des Hargas, au versant septentrional de l'Anti-Atlas. Il était le fils du chef de ce village amghar. Quant à Abd al-Mumin Ibn Ali, son disciple, c'est un Zénète, fils d'un potier du village de Tadjra, localité située au nord-est de Tlemcen, près de la ville de Nedroma. Ibn Toumert fut chassé par la population de Béjaïa en raison des troubles qu'il y engendrait, et se réfugia à proximité dans la Zaouia de Mellala, rassemblant autour de lui des disciples dont Abd al-Mumin, qui étudiait alors à Béjaïa, capitale hammadide, où il était parti chercher la science.L'empire almohade va s'étendre de la Libye actuelle au nord de l'Espagne et eut pour capitale Marrakech, où les Almoravides (Mourabitoun ou Moulethemin - « voilés ») étaient au pouvoir. Les Almohades prirent Marrakech des mains des Almoravides en 1147, et ses défenseurs massacrés ainsi que tous les représentants de la lignée almoravide, notamment le jeune émir Ishak. Rendu maître de la ville de Marrakech, Abd al-Mumin décida d'élever sur les ruines de Dar al Hajar, la mosquée Koutoubia.

Déclin et chute de la dynastie[13][modifier | modifier le code]

Le principe d'hérédité dynastique déplaît aux chefs de tribus, les cheikhs. Après une sévère défaite près de Tunis en 1187, l'émir doit s'allier avec Saladin.

Suite à l'irruption en Berbérie Orientale des frères Ali et Yahia Ben Ghania, descendants des Almoravides qu'Abd el-Moumin avait dépossédés après avoir traversé l'Algérie en vainqueurs. Les deux frères s'avaient taillé une principauté dans le Djerid, Ali fut tué, mais son frère Yahia entreprit la conquête du centre et du nord de l'Ifriqiya. Il réussit à s'emparer de Mahdia, de Kairouan et de Tunis en 1202, faisant prisonniers le gouverneur almohade et ses enfants. Ben Ghania pilla les villes, ses jardins et ses animaux.

Devant cette situation pleine de périls, le calife Al Nacir, qui régnait à Marrakech partit à la reconquête de l'Ifriqya. Il entra, en février 1206, à Tunis abandonnée par l'ennemi et y resta un an pour rétablir l'autorité almohade sur l'ensemble du territoire. Avant de repartir il confia le gouvernement de la province à un de ses fidèles lieutenants, Abdel Ouhaid Abou Hafs el Hentati (forme arabisée du nom berbère Faska u-Mzal Inti).

Le nouveau gouvernement avait été investi des pouvoirs les plus étendus : il recrutait des troupes qui lui étaient nécessaires pour la paix et pour la guerre, nommait les fonctionnaires de l'État, les cadis. Il fut un chef intelligent et énergique. Après sa mort, son fils Abou Zakariya lui succéda en 1228.

Les États chrétiens d'Espagne (Castille, León, Aragon et Navarre) et du Portugal s'organisent pour la Reconquista, notamment en faisant taire leurs disputes, et infligent à El-Nasir la défaite de Las Navas de Tolosa (16 juillet 1212).

Au Maghreb, des dynasties locales s'imposent. En 1229, un an après sa nomination, Abou Zakariya se proclamait indépendant du calife de Marrakech sous prétexte que celui-ci avait embrassé le sunnisme, instaurant la dynastie hafside. Les Abdalwadides, gouverneurs du Maghreb central au nom des Almohades, se proclament également indépendants en 1239. ou encore les Mérinides qui s'emparent en 1244 de Meknès dans le Maghreb occidental.

Dans le même temps, la Reconquista progresse à grands pas. Cordoue, la ville symbole de l'islam espagnol, tombe en 1236, Valence en 1238, Séville en 1248. Seul l'émirat de Grenade subsiste, gouverné par la dynastie des Nasrides.

Au Maghreb al-Aqsa, les Mérinides, prennent Fès et Meknès en 1244 et imposent leur suzeraineté aux Almohades qui ne contrôlent plus que Marrakech. En 1269, les Mérinides entrent à Marrakech et destituent le dernier Caliphe, Abû al-`Ula al-Wâthiq Idrîs, mettant ainsi fin à la dynastie almohade.

Culture[modifier | modifier le code]

L'architecture produit de nombreux chefs-d'œuvre dont trois mosquées assez remarquables par la similitude de leur minaret (base carrée et décoration) au point qu'elles aient été surnommées les trois sœurs : la Giralda de Séville, la Koutoubia de Marrakech et le minaret inachevé de la mosquée Hassan à Rabat, plus connu sous le nom de Tour Hassan. Les universités maintiennent un contact lointain avec les connaissances de la Grèce et la Rome antique ainsi que l'enseignement de philosophes comme Averroès dont ils firent brûler les œuvres en place publique, après avoir interdit la philosophie et le recours à la raison. Plusieurs grands philosophes juifs et musulmans furent persécutés sous cette dynastie. Averroès et Maïmonide sont les plus connus. Pour ne pas être contraint d'abjurer sa religion, Maïmonide sera contraint d'émigrer en Égypte.

Commerce[modifier | modifier le code]

À l'époque des Almohades, les musulmans, qui avaient été les premiers à organiser les formes de leur commerce selon les nécessités du trafic international, avaient perfectionné leurs méthodes, dont les chrétiens s'inspiraient. Malgré les différences de religion, malgré même le développement de la course, dont le contrôle échappait aux souverains africains, les rapports et les échanges entre chrétiens et musulmans ne cessèrent de se développer. Le Maghreb ne trafiqua pas seulement avec l'Espagne. Tunis, Bougie, Constantine, Tlemcen, Ceuta (il existait un foundouk marseillais [fundicium marcilliense] à Ceuta en 1236) échangèrent des marchandises avec Pise, Gênes, Venise, Marseille[14].

Chronologie de l'empire almohade[modifier | modifier le code]

  • 1121 : Ibn Tûmart s'installe à Tinmel dans le Haut Atlas au sud de Marrakech, avec ses fidèles « Almohades », Al-Mowahidoun, tenants de l’unicité de Dieu.
  • 1129 : `Abdul-Mu'min bat devant Aghmat les troupes almoravides qui tentaient de réduire Tinmel et les repousse jusqu’à Marrakech.
  • 1130 : Ibn Tûmart meurt, et 3 ans plus tard son disciple `Abdul-Mu'min se proclame « calife » et imam des Almohades.
  • 1140 : Les Almohades s’emparent des oasis du sud puis de Taza, échouent devant Ceuta mais prennent peu après Melilla et Alhucemas. La dynastie fondamentaliste de l’islam des Almohades ne laissera aux Juifs que le choix entre la conversion et la mort.
  • 1145 : Victorieux devant Tlemcen, seconde capitale des Almoravides, les Almohades poursuivent l’Almoravide Tachfin Ben Ali jusqu’à Oran où il est tué. Oran, Tlemcen, Oujda et Meknès tombent ensuite, de même que Fès dont la garnison almoravide est massacrée. Salé et Ceuta se soumettent. Les Almohades détruisent les principales communautés juives d’Andalousie. Les Juifs sont contraints d’adopter l’islam et ne peuvent pratiquer le judaïsme qu’en cachette, on les appellera ensuite les Anoussim.
  • 1147 : `Abdul-Mu'min s’empare de Marrakech, et reprend al-Andalus, la dynastie des Almohades succède à celle des Almoravides. Construction de la mosquée Koutoubia.
  • 1152 : `Abdul-Mu'min entame la conquête du Maghreb oriental où il entend écarter la menace des nomades arabes hilaliens. Béjaïa, est également conquise.
  • 1157 : Les Almohades reprennent Almeria aux chrétiens.
  • 1159 : Nouvelle campagne d’`Abdul-Mu'min dans l’est du Maghreb. Tunis, Sfax et Tripoli sont prises et la garnison normande de Mehdiya se replie sur la Sicile et conquête de l'Ifriqya, les Almohades unissent le Maghreb.
  • 1160 : `Abdul-Mu'min franchit le détroit de Gibraltar et le fait fortifier. L’un de ses lieutenants bat les Castillans près de Badajoz.
  • 1163 : `Abdul-Mu'min meurt à Salé, son fils Abû Ya'qûb Yûsuf est proclamé émir.
  • 1163 : Les Almohades unifient le Maghreb; Séville devient la capitale d’al-Andalus.
  • 1177 : Alphonse VIII de Castille prend Cuenca. L’année suivante, le roi de Portugal pousse une incursion jusqu’à Séville. La permanence de la menace chrétienne conduit les Almohades à reprendre l’offensive.
  • 1181 : Victoire almohade sur la flotte chrétienne (Lisbonne), Évora (petite ville citadelle portugaise) est reprise par les Almohades.
  • 1184 : Abû Ya'qûb Yûsuf est mortellement blessé au combat devant la ville portugaise de Santarém. Son fils Abû Yûsuf Ya'qûb al-Mansûr lui succède comme calife Almohade.
Giralda de Séville construite en 1184
  • 1184 : Construction de la Giralda de Séville.
  • 1195 : Les Almohades remportent une grande victoire sur les troupes chrétiennes d’Alphonse VIII de Castille à la bataille d'Alarcos Battle of Alarcos (en) mais Tolède résiste à tous les assauts.
Tour Hassan à Rabat construite en 1196
Début de construction de l'Alhambra en 1238

Dynastie des Almohades[modifier | modifier le code]

Liste des califes almohades 1147–1269[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique des Almohades[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Moyen Âge, XIe- XVe siècle, par Michel Kaplan & Patrick Boucheron. p.213, Ed. Breal 1994 (ISBN: 2 85394 732 7)books.google.fr
  2. P. Buresi, La frontière entre chrétienté et islam dans la péninsule Ibérique, pp.101-102. Ed. Publibook 2004, (ISBN 2748306449 et 9782748306446) [1]
  3. (ar) « الموحدون/بنو عبد المؤمن (Les Almohades / Banu Abd al-Mu'min) »
  4. a, b et c « Dynastie des Almohades », sur Encyclopédie MSN EncartaLien mort
  5. « Almohades », sur Encyclopædia Universalis
  6. http://www.universalis.fr/encyclopedie/T228508/ABD_AL_MU_MIN.htm
  7. Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord. Des origines à 1830, éd. Payot, Paris, 1966, p. 101
  8. http://www.britannica.com/EBchecked/topic/686/Abd-al-Mumin
  9. http://books.google.com/books?id=n7gBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Itin%C3%A9raire+historique+et+descriptif+de+l%27Alg%C3%A9rie:+comprenant+le+Tell+et+le+...++Par+Louis+Piesse&as_brr=3&hl=fr#v=onepage&q=&f=false version en ligne page 237
  10. Livre en Ligne page CXLVIII
  11. http://www.memoarts.ma/documentation/almohades.asp lire aussi livre d'Ibn khaldoun Histoire des berbères Tome I
  12. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête français (1830), Leroux, 1888, Notes sur l'article: v. 2, p. 124
  13. Pascal Buresi et Hicham El Aallaoui, Governing the Empire: Provincial Administration in the Almohad Caliphate (1224-1269), Studies in the History and Society of the Maghrib (Leiden: Brill, 2012) <http://www.brill.com/governing-empire-provincial-administration-almohad-caliphate-1224-1269>
  14. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête français (1830), Leroux, 1888, Notes sur l'article: v. 2, p. 122, 123

Annexes[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Marc Geoffroy, Ibn Tûmart et l'idéologie almohade, dans Averroès, Discours décisif, GF-Flammarion, 1996.

Littérature[modifier | modifier le code]

Jacques Attali, La Confrérie des Éveillés, Fayard, Paris, 2004, 314 pages. (Roman historique se déroulant dans le Maroc et l'Andalus almohades, au milieu du XIIe siècle.)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]