Dupuy-de-Lôme (cuirassé)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'ancien croiseur cuirassé français. Pour le navire français collecteur de renseignements, voir Dupuy-de-Lôme (navire). Pour les autres significations, voir Dupuy de Lôme.
Dupuy-de-Lôme
Image illustrative de l'article Dupuy-de-Lôme (cuirassé)

Autres noms Commandant Elias Aguirre Drapeau du Pérou Pérou,
Peruvier Drapeau de la Belgique Belgique
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Quille posée 4 juillet 1888
Lancement 27 octobre 1890
Armé 1895
Statut désarmé en 1920
Caractéristiques techniques
Type croiseur cuirassé
Longueur 111 mètres
Maître-bau 16 mètres
Tirant d'eau 7,50 mètres
Déplacement 6 676 tonnes
Propulsion 3 moteurs (20 chaudières)
Puissance 13 000 cv
Vitesse 19,7 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 2 × 194 mm canon calibre40 (mod. 1887)
6 × 163 mm (Canon 45 Mod. 1893)
2 × 450 mm (tube-torpille)
Autres caractéristiques
Équipage 526 (officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots)
Chantier naval Arsenal de Brest

Le Dupuy-de-Lôme[1] fut le premier croiseur cuirassé de la marine nationale française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce croiseur blindé fut lancé de l'Arsenal de Brest en 1887 et mis en service en 1890 (?). Il porte le nom d'un célèbre ingénieur de construction navale, Henri Dupuy de Lôme (1816-1885). Le capitaine de vaisseau Auguste Le Borgne de Kerambosquer fut chargé d'en suivre les travaux d'achèvement en octobre 1891 et en prit le commandement le 1er avril 1892.

La conception de la coque, sur le modèle de frégate, permettait l'augmentation des angles de tir des batteries d'artillerie. Son hydrodynamisme performant lui permettait une vitesse supérieure aux navires de même type de l'époque. Il pouvait atteindre une vitesse de pointe de 23 nœuds lors des raids contre les navires ennemis de commerce selon la doctrine navale Jeune École.

Son blindage en acier au nickel, le premier de ce type fabriqué par Schneider et Cie à partir de 1888[2], était de 100 mm sur la ceinture et les tourelles, 20 mm sur le pont et 125 mm sur la passerelle.

Renommé Commandant Elias Aguirre durant sa refonte, le Dupuy-de-Lôme fut vendu au Pérou en 1912 pour trois millions de franc-or. Complètement démodé, la plupart des Péruviens y ont vu une escroquerie ; il en a résulté une campagne de presse qui s’est terminée par la fin de la mission navale française dans ce pays en 1914[3]. Il ne fut jamais livré et donc fut remis en service dès 1914.

Il fut désarmé en 1918 et vendu en Belgique pour devenir un cargo, sous le nom de Peruvier. Il subit une avarie par incendie en 1920 et revint en Europe par remorquage. Il fut définitivement rayé des listes en 1922.

Navires du même nom[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. site netmarine.net
  2. Claude Beaud, « Les Schneider marchands de canons (1870-1914) », Histoire, économie et société, vol. 14, no 14-1,‎ 1995, p. 107-131 (lire en ligne)
  3. Robert L. Scheina, Latin America. A Naval History 1810-1897, Annapolis, Naval Institute Press, 1987, p. 131