Dun-sur-Auron

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Dun-sur-Auron
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Dun-sur-Auron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Dun-sur-Auron
Intercommunalité Communauté de communes du Dunois
Maire
Mandat
Louis Cosyns
2014-2020
Code postal 18130
Code commune 18087
Démographie
Population
municipale
4 459 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 08″ N 2° 34′ 21″ E / 46.8856, 2.5725 ()46° 53′ 08″ Nord 2° 34′ 21″ Est / 46.8856, 2.5725 ()  
Altitude Min. 151 m – Max. 188 m
Superficie 50,09 km2
Localisation

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Dun-sur-Auron

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Dun-sur-Auron

Dun-sur-Auron est une commune française située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par les rivières de l'Auron et de l'Airain.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Denis-de-Palin Vornay Rose des vents
Saint-Germain-des-Bois N Bussy
O    Dun-sur-Auron    E
S
Contres Parnay Cogny

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D'origine très ancienne, Dunum est un lieu fortifié gaulois. Au Moyen Âge la seigneurie de Dun dépendait du vicomte de Bourges. En 1101, le dernier vicomte, Eudes de Dun surnommé Arpin, vendit sa vicomté à Philippe Ier pour pouvoir partir en croisade. Dun devint la troisième ville royale du Berry, prit le nom de Dun-le-Roi et Philippe Auguste la dota d'importantes fortifications.

Les habitants bénéficient d’une charte de commune inspirée de la charte de Lorris[1].

Durant l'été 1183, des mercenaires commandés par Curbaran et Raymont Brun ravagent le pays. Le 20 juillet, les Capuchonnés, peut être assistés de troupes de Philippe Auguste, les massacrent près de Dun[2],[3],[4].

Des guerres de religion à la Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1709, une révolte secoue la ville. L’année précédente, les récoltes ont été très mauvaises, le grain manque ou devient très cher. Réduits aux dernières extrémités, les habitants prennent d’assaut un grenier, en proclamant qu’ils « mouraient de faim », demandant « qu'on les pendît pour finir plus tôt leur vie »[5].

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune de Dun-le-Roi change de nom pour Dun-sur-Auron[6]. À la Restauration, la commune reprend son nom d’Ancien Régime, qu’elle conserve jusqu’à la Troisième République. En 1880, la commune reprend son nom révolutionnaire qu’elle conserve jusqu’à aujourd’hui[6].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1940, la 114e compagnie de travailleurs étrangers est installée à Dun-sur-Auron pour travailler pour le compte du ministère de l'Air[7].

Le 1er septembre 1944, des combats ont lieu près de Dun entre des éléments allemands de la colonne Taglischbeck, battant en retraite, et du 2e bataillon de la 33e 1/2 brigade FFI, faisant 14 victimes françaises, soldats tués au feu et civils abattus. Un monument a été élevé en 1950 à la mémoire de ces victimes de la libération de Dun[8].

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Cher.
Blason de Dun-sur-Auron

Les armes de Dun-sur-Auron se blasonnent ainsi :

D'azur à la fasce cousue de gueules, accompagnée en chef de trois fleurs de lys d'or et en pointe d'un mouton d'argent[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Berthe Fiévet[10] PS Députée de 1981 à 1986
1989 1995 Bernard Boussard DVD  
1995 en cours
(au 2 avril 2014)
Louis Cosyns UMP Député du Cher de 2002 à 2012
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 459 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 849 2 849 2 929 3 282 3 874 4 019 4 097 4 617 4 948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 365 5 460 5 454 5 093 5 001 4 555 4 274 4 123 4 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 462 4 687 4 602 4 040 3 870 3 843 3 775 3 676 3 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 008 3 995 4 154 4 238 4 261 4 013 3 854 3 821 4 002
2011 - - - - - - - -
4 459 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier | modifier le code]

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Évènements[modifier | modifier le code]

L'été sportif se déroulant tous les ans pendant une semaine au mois d'août.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

De 1940 à 1942, le 72e régiment d’artillerie, régiment d'Île-de-France, est cantonné à Issoudun, Dun-sur-Auron et L'Isle-Jourdain (Vienne)[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La ville possède le label « Ville fleurie » ; deux fleurs lui ont été attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France dans le cadre du concours des villes et villages fleuris.

Notes[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 15
  2. Georges Duby. Les Trois Ordres, ou l’imaginaire du féodalisme, in Féodalité. Gallimard, 1996. Collection Quarto. p. 795-803. Première publication : 1978.
  3. La guerre au Moyen Âge – 2003 – PUF - Philippe Contamine - page 401
  4. Histoire du Berry: Volume 2 - 1844 - Louis Reinal - page 68-72
  5. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 423
  6. a, b et c EHESS, notice de la commune sur le site Cassini, consultée le 20 février 2009
  7. Didier Arnold, Les réfugiés de la Guerre d'Espagne dans le Cher. 1936-1946, documents disponibles aux Archives départementales du Cher, Archives départementales du Cher, mis à jour en mars 2013, consulté le 25 mars 2013, p. 2
  8. "Paul Boisset, mort pour la France", section Histoire et généalogie de l'Association Artls et Loisirs, Saint-Laurent-Nouan, septembre 2010
  9. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : février 2009.
  10. indiquée en fonctions en 1988, Brigitte Coulon, Gérard Coulon, « Les femmes à la conquête de leurs droits : autour d'une polémique dans la presse locale en 1913 », Berry no 7, automne 1988, ISSN 0985-1569, p. 8
  11. « Maires et adjoints déjà élus dans le canton de Dun-sur-Auron », L’Écho du Berry (Édition du Cher), no 3124,‎ 2 avril 2014, p. 24
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 41

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]