Duke William

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Lettre écrite par le capitaine William Nichols du Duke William, adressée à l'Amirauté le 16 décembre 1758.

Le Duke William était un bateau utilisé durant la déportation de l'île Saint-Jean, en 1758.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Duke William fait 400 tonneaux, compte 10 canons et son capitaine est William Nichols[1]. Il quitte la forteresse de Louisbourg le 14 septembre 1758, à destination de Port-la-Joye, sur l'île Saint-Jean — désormais l'Île-du-Prince-Édouard[1] —. Il y prend 400 prisonniers et traverse la baie de Chedabouctou le 25 novembre, en compagnie du John and Samuel, du Neptune, du Ruby, du Violet, du Yarmouth et quelques autres navires[2]. Le Duke William croise enfin le Violet le 10 décembre, découvrant son piteux état et le fait qu'il prend l'eau[2]. Le Violet sombre le 12 décembre et il n'y a aucun survivant[2]. Selon un témoignage, le Duke William aurait subi lui-même une fuite dès le 29 novembre, alors que selon d'autres sources, c'est après avoir croisé le Violet que de grosses vagues engendrent des voies d'eau et qu'une d'elles brise sa coque le 10 ou le 11 décembre[2]. Le cotre et la chaloupe sont mis à l'eau avec difficulté le 13 décembre, alors que les prisonniers supplient le capitaine Nichols de les sauver[2]. Le capitaine, son second capitaine, vingt membres d'équipage, quatre des personnes ayant été transférées du Richard and Mary ainsi que le curé Jacques Girard montent à bord de la chaloupe tandis qu'un officier et huit membres d'équipage montent dans le cotre[2]. La chaloupe arrive en vue des Cornouailles quelques jours plus tard et accoste à Penzance, tandis que le cotre arrive au Land's End[2]. Plus tard le 13 décembre, juste avant que le Duke William coule, quatre prisonniers masculins parviennent à embarquer sur le canot et arrivent sains et saufs à Falmouth[2].

296 prisonniers sur les 400 meurent durant le naufrage, s'ajoutant aux 100 autres morts de maladie durant la traversée, pour un total de 396 morts sur 400 passagers[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Earle Lockerby, « The Deportation of the Acadians from Ile St.-Jean, 1758 », Acadiensis, vol. XXVII, no 2,‎ printemps 1998, p. 49-52 (lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Lockerby (1998), op. cit., p.  60-66.
  3. (en) Lockerby (1998), op. cit., p.  80-81.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Earle Lockerby, « The Deportation of the Acadians from Ile St.-Jean, 1758 », Acadiensis, vol. XXVII, no 2,‎ printemps 1998 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Earle Lockerby (trad. Robert Pichette), La Déportation des Acadiens de l'Île-du-Prince-Édouard [« Deportation of the Prince Edward Island Acadians »], Montréal, Éditions au Carré,‎ 2010, 166 p. (ISBN 978-2-923335-27-8)
  • (en) Georges Winslow Barrington, Remarkable voyages & shipwrecks, Londres, Simpkin, Marshall, Hamilton, Kent & co.,‎ 1880, 432 p. (lire en ligne), p. 317-332

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Catégorie:Trois-mâts]]