Duke Nukem 3D

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Duke Nukem 3D
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Éditeur Apogee Software
FormGen/GT Interactive
Développeur 3D Realms
Concepteur George Broussard, Todd Replogle

Date de sortie 29 janvier 1996 (PC)
25 mai 1997 (Mac)
31 octobre 1997 (Nintendo 64)
3 décembre 1997 (PlayStation)
11 août 2009 (Iphone)
1er novembre 2011 (Android)
Genre Jeu de tir subjectif
Mode de jeu Un joueur ; multijoueur (DM, coop, CTF) en local ou en ligne (PC)
Plate-forme
Ordinateur(s)
Console(s)
Téléphone(s) mobile(s)
Média CD-Rom, cartouche
Langue Anglais (VO)
Contrôle Clavier & souris, manette

Évaluation ESRB : M
OFLC : MA15+
BBFC : 18
Moteur Build engine

Duke Nukem 3D est un jeu de tir subjectif développé par 3D Realms et initialement commercialisé en 1996 sur PC. Troisième opus proposant d'incarner le personnage musclé et machiste Duke Nukem, le jeu oriente l'initiale série de jeu de plate-forme vers le jeu de tir, tout en apportant un ton résolument adulte et très second degré. Duke Nukem 3D obtint un grand succès, faisant de son personnage principal une figure célèbre du jeu vidéo.

Description du jeu[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

De retour sur Terre après ses aventures spatiales dans Duke Nukem II, Duke Nukem survole Los Angeles lorsque son vaisseau est abattu par des extraterrestres. Une centrale militaire l'informe qu'ils ont besoin d'aide et que des êtres qui ne viennent pas de la Terre sèment la panique dans la ville. Ces derniers ont envahi le monde pour asservir l'humanité, piller ses ressources minières et s'emparer des humaines. Le gouvernement décide donc d'envoyer Duke en dernier recours pour stopper l'invasion Alien.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Principes[modifier | modifier le code]

Alors que les précédents opus de la série étaient des jeux de plate-forme en deux dimensions, Duke Nukem 3D est un tournant majeur dans l'évolution de la série en s'orientant vers le jeu de tir subjectif et la 3D. Duke Nukem 3D propose au joueur de contrôler le personnage éponyme à travers 28 niveaux répartis en trois épisodes au choix (L.A. Meltdown, Lunar Apocalypse, Shrapnel City, se déroulant respectivement à Los Angeles et ses alentours, sur la Lune, et de nouveau en ville. Dans chaque niveau, Duke doit récupérer des cartes d'accès (bleue, rouge, jaune) pour lui permettre d'avancer et de trouver la fin du niveau symbolisé par un bouton d'autodestruction sur lequel il faut appuyer. Évidemment, de nombreux adversaires sont disséminés dans le niveau pour lui faire obstacle. À la fin de chaque épisode, un niveau est consacré à l'élimination d'un boss.

Tandis que la plupart des jeux de tir subjectif de l'époque, comme Doom, n'autorisent qu'à avancer et à tirer, le personnage de Duke Nukem peut sauter, nager et même voler grâce à un jetpack. De nombreux passages du jeu se déroulent d'ailleurs dans l'eau ou dans les airs. D'autres éléments furent aussi assez novateurs pour l'époque comme la présence de nombreux éléments destructibles ou interactifs dans le décor, la possibilité d'orienter son regard à 360° que ce soit vers le haut ou le bas, l'existence d'une vue à la troisième personne, ou encore la présence d'un viseur (« crosshair ») qui permet de viser plus aisément.

Le jeu comprend quatre niveaux de difficulté croissante : Piece of Cake, Let's Rock, Come Get Some, Damn I'm Good. Les ennemis sont de plus en plus nombreux, de plus en plus résistants, et infligent de plus en plus de dégâts avec la difficulté. En mode Damn I'm Good, les ennemis abattus se relèvent au bout d'une vingtaine de secondes tant que leur cadavre n'a pas été explosé ; l'utilisation des codes triches est également bloqué ; les codes de triches ne peuvent être activés ou désactivés dans ce niveau de difficulté.

Équipement[modifier | modifier le code]

Une dizaine d'armes sont à la disposition du joueur pour éliminer ses adversaires, progressivement récoltées au fur et à mesure du jeu. Au corps à corps, Duke peut donner des coups de pieds ce qui n'est réellement efficace que contre les ennemis les moins résistants. Par défaut, l'arme de Duke est son arme de poing, un pistolet classique. Rapidement, des armes plus puissantes sont accessibles comme un fusil à pompe, une mitrailleuse Nordenfeldt à trois canons, un lance-roquette, des bombes tuyau (pipe bombs), qui sont des grenades télédéclenchables. Enfin, certaines armes sont complètement originales : le Devastator est un double lance-missile qui tire en rafale, le réducteur (Shrinker) émet un rayon qui réduit l'ennemi et permettant ainsi de l'écraser d'un coup de semelle, et le réfrigérateur (Freezer) congèle les ennemis qui peuvent ainsi être réduits en mille morceaux. Dans la version "Plutonium Pack", une arme inédite fait son apparition : le Grossisseur de particules (Expander), qui émet des rayons en rafale et à une cadence très rapide et précise, permet de grossir toute personne qui en reçoit trop jusqu'à la faire exploser, cela peut affliger également des dégâts ou la mort aux personnes qui se situeraient trop près du lieu de l'explosion. Ces différentes armes reviendront ensuite régulièrement dans les opus suivants de la série.

En plus des précédents, d'autres objets peuvent être ramassés et viennent s'ajouter à l'inventaire du personnage pour être utilisés en cas de besoin. La trousse de soin portative (portable medikit) permet de soigner les blessures du joueur n'importe quand. Les stéroïdes sont une drogue qui permet au joueur de courir plus vite et de faire plus de dégâts lorsqu'il donne des coups de pied. Les lunettes de vision nocturne permettent de se repérer dans le noir. L'« Holoduke » est un hologramme à l'effigie de Duke qui sert à tromper les ennemis. Les bottes de protection permettent de traverser des terrains dangereux (lave, déchets radioactifs…). Le scaphandre autonome permet de respirer sous l'eau et ainsi de rester immergé plus longtemps sans subir de dégâts. Enfin, le jetpack permet au joueur de voler dans tout le niveau, ce qui permet souvent d'accéder à des recoins cachés ou de progresser plus rapidement (niveau 1 épisode 1, par exemple).

Ennemis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Duke Nukem 3D.

Les nombreux adversaires du jeu sont en grande majorité des extraterrestres et des monstres mutants, plusieurs d'entre eux ont ensuite été repris dans les futurs jeux. Duke doit aussi faire face à des requins, des tourelles et des robots-sentinelles volantes.

  • Le Fantassin de base est envoyé par des dirigeants impitoyables comme première vague offensive contre les défenses terriennes. Il est armé d' un pistolet à laser et peut également attaquer depuis les airs à l' aide d' un jetpack. Bien que modérément armés, certains soldats ont fait preuve d' une grande résistance aux blessures. Lorsque ces personnages sont tués, il laissent parfois tomber des munitions pour pistolet que vous pouvez récupérer et utiliser.
  • Les Capitaines d'Assaut ressemblent aux Fantassins, à la différence qu'ils portent au poignet un système de téléportation (PITD) capable de les déplacer physiquement vers une autre destination, jusqu'à une certaine portée. Utilisé comme instrument d' assaut tactique, le PITD permet aux capitaines d' assaut de lancer à volonté des attaques surprises contre leur cible humaine. Il laissent également parfois tomber des munitions pour pistolet que vous pouvez récupérer et utiliser.
  • le Porcoflic (Pig Cop) est un agent alien transformé en phacochère mutant pour supprimer l'opposition humaine résiduelle[1]. Ils portent l'uniforme du LAPD mais les initiales ont été remplacées par l'acronyme « LARD ». Plutôt lent, le Porcoflic est néanmoins armé d'un fusil à canon scié et possède un gilet pare-balles qui le rend assez résistant. Il peut conduire des véhicules comme un vaisseau de reconnaissance. À sa mort, il lui arrive de laisser son arme qui apporte quelques munitions de fusils (shotgun) à Duke ou bien son gilet pare-balle ;
  • Le Véhicule de Patrouille (Regognize Patrol Vehicle ou RPV) est un véhicule de reconnaissance aérodynamique et mortel, mû par antigravité, est piloté par des Porcoflics spécialement entraînés dans le but de maintenir la domination des envahisseurs dans les foyers de résistance humaine. Le mode d' attaque de ces vaisseaux est le mitraillage aérien à l' aide de canons laser latéraux. Leurs pilotes sont protégés par un système d' éjection automatique qui se déclenche quelques millièmes de secondes avant l' impact en cas de crash.
  • l'Octocerveau (Octobrain) est une sorte de pieuvre volante qui peut lancer des décharges d'énergies mentales, ses dents tranchantes sont redoutables au corps à corps, il se sent mieux dans l'eau, beaucoup de jeux se sont inspirés de ce monstre dont World of warcraft ;
  • le Protozoïde gélifonge est une créature largement inspirée du Facehugger d’Alien[2]. Après éclosion, la créature rampe jusqu'à Duke pour s'accrocher à son visage. Elle peut infliger des dégâts conséquents mais est facilement éliminable, ce monstre a la capacité de dévorer vos ennemis ou leurs cadavres, ce qui est assez utile dans le mode "Damn i'm good", attention à l'acide laissé quelques fois par terre lors de sa mort ;
  • l'Enforcer : sorte de gros lézard mi-humain, celui-ci attaque avec la sulfateuse, il possède une résistance moyenne mais est incroyablement agile, il a la faculté de faire des bons géants ainsi que de cracher une substance qui aveugle Duke quelques secondes, il est surtout trouvé dans le deuxième chapitre "Lunar apocalypse" ;
  • Le Frelon Sentinelle. Mort mécanique : il n' y a pas d' autre nom pour ces chiens de garde aéroportés des envahisseurs. Quand vous entendez le chuintement suraigu de leur système de propulsion par antigravité, il est probablement déjà trop tard. Le frelon vient percuter sa cible et explose avec une grande violence.
  • le commandant d'assaut : il est énorme, c'est un extraterrestre très corpulent posé sur une plaque de métal qui lévite, son système anti-gravité lui permet d'aller partout mais il est plutôt lent (surtout dans les airs), sa présence est très facilement repérable grâce à son grognement très typique, il possède deux attaques, lancer des fusées (de puissance équivalente à une fusée de la nettoyeuse) et tourner comme une toupie au corps à corps, plutôt costaud (environ 2 roquettes pour le tuer) ;
  • le Battlelord : c'est la version miniature du boss du premier chapitre et sans aucun doute le monstre le plus dangereux et le plus cruel de tout Duke Nukem, il apparaît rarement dans les niveaux, il possède un cri déchirant et possède une taille gargantuesque et il avance très rapidement s'il le veut. Lui aussi utilise plusieurs attaques : la mitrailleuse (équivalente à la sulfateuse de Duke) et la possibilité de lancer des grenades qui n'explosent que si elles touchent Duke (et très dangereuses). Pour l’achever, il faut lui lancer plus d'une demi-dizaine de roquettes, le joueur peut perdre beaucoup de points de santé s'il s'approche trop près du monstre ou s'il ne se protège et/ou s'arme pas assez ;
  • les requins : présent uniquement dans l’eau, les requins ne sont pas très dangereux car ils ne sont que peu endurants (1 coup de fusil les explosent) mais ils peuvent infliger une perte d'une dizaine de points de santé lorsqu’ils mordent Duke. Ils sont de mèche avec les extraterrestres, et peuvent vous sentir et nager en tentant de vous mordre s'ils vous voient ;
  • les canons : petits, présent uniquement sur terre, les canons sont perchés au sommet d'un petit cylindre gris épais accroché au sol. Ayant été créés par les extraterrestres, les canons attaquent Duke en l'arrosant littéralement de missiles lasers, de puissance équivalente à un demi-missile laser du soldat d'assaut, il peut occasionner beaucoup de dégâts si le joueur s'approche trop près, heureusement il est facilement éliminable, notamment avec une arme de précision.

Univers du jeu[modifier | modifier le code]

Atmosphère[modifier | modifier le code]

Par rapport aux épisodes précédents, Duke Nukem 3D adopte un ton résolument plus adulte et souvent très politiquement incorrect. Le jeu est une parodie de l'univers des séries Z et du cinéma gore, à commencer par son héros qui incarne l'archétype du mâle tout-puissant, macho, brutal, vulgaire et narcissique. Dans cet univers trash, tout tourne autour des armes à feu, du sexe et des clichés de la science-fiction. Tout le long du jeu, Duke, à travers la voix de Jon St. John, fait régulièrement des commentaires pleins d'humour noir et de grivoiseries sur tout ce qui l'entoure.

Les lieux visités dans le jeu sont extrêmement variés, du fast-food à la station spatiale en passant par la villa japonaise, et amène souvent le joueur à visiter des lieux glauques, délabrés et peu fréquentables (cinéma pornographique, boîte de striptease, prison…). Les graphismes du jeu sont tournés vers le réalisme et fourmillent de détails. De très nombreuses interactions avec l'environnement sont permises, généralement inutiles à la progression mais destinées à renforcer l'ambiance, que ce soit avec des interrupteurs, des toilettes, ou des tables de billard. Chaque niveau est pensé pour accueillir de nombreux passages secrets, souvent rendus accessibles justement en interagissant avec le décor. Ces passages peuvent receler des armes, des ennemis, des clins d'œil humoristiques, voire des accès vers des niveaux secrets.

En dehors des extraterrestres, les seuls personnages croisés dans le jeu sont des prostituées ou des stripteaseuses. Même si elles n'apportent aucune aide, Duke peut interagir avec, par exemple en leur glissant un billet pour les faire danser (You wanna dance?) ou pour encourager les stripteaseuses à en montrer plus (Shake'em, Baby!)

Grabbag, la musique thématique du jeu, a été composée par Lee Jackson. En 1999, le groupe de metal Megadeth reprit la chanson et l'inclut dans la version japonaise de leur album Risk.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Pour l'ensemble du jeu[modifier | modifier le code]

Le jeu contient d'innombrables références à la culture populaire, que ce soit à des films (Invasion Los Angeles, Evil Dead, Alien…), à d'autres jeux (Doom), ou encore à l'actualité de l'époque (plusieurs allusions à l'affaire O. J. Simpson)[3].

L'une des grande source d'inspiration à Duke Nukem 3D est le film Invasion Los Angeles de John Carpenter (1988), où le héros John Nada (grand, blond et musclé comme Duke Nukem) déambule dans Los Angeles en possession d'une paire de lunettes qui lui permettent de voir la réalité telle qu'elle est : le monde est gouverné par des extraterrestres. Dans une scène du film, il combat des policiers du LAPD qu'il voit comme de hideux aliens ; les Porcoflics de Duke Nukem 3D sont des phacochères mutants portant l'uniforme du LAPD et l'action du jeu se déroule en grande partie à Los Angeles. La réplique récurrente du film, « It's time to kick ass and chew bubble gum, and I'm all out of gum ! », est également reprise dans le jeu.

Beaucoup de citations de Duke Nukem sont aussi tirées de celles d'Ash Williams, le héros satirique des Evil Dead (« Come get some ; Hail to the king, baby ! »)[4]. D'autre part, l'écran-titre de Duke Nukem 3D est inspiré de Evil Dead 3 : L'Armée des ténèbres, un autre film de Sam Raimi sorti en 1992. Duke fait exactement la même pose que sur l'affiche du film.

Les extra-terrestres rencontrés dans Duke Nukem 3D s'inspirent fortement du cinéma. Les œufs sont ronds, gris et orangés à leur racine et éclosent de la même façon que dans Alien. Les protozoïdes qui en sortent sautent sur le visage de leurs proies, autre référence au film de Ridley Scott. Dans l’Atomic Edition, un monstre inédit fait son apparition et ressemble à l'extraterrestre du film Independence Day.

De son côté, la série Les Simpson et le jeu vidéo The Simpsons: Hit & Run font référence au jeu en plaçant une borne arcade « Nuke » avec un dessin d'explosion atomique dans le minimarché Kwik-E-Mart[5].

Dans des niveaux précis[modifier | modifier le code]

Dans le cinéma du niveau Hollywood Holocaust, le numéro « 867-5309 » est écrit à côté d’un urinoir, ce qui est une référence à la chanson 867-5309/Jenny du groupe Tommy Tutone. On peut voir également de nombreuses affiches parodiques pour un film intitulé Sister Act III, qui représentent deux femmes en sous-vêtements.

La musique de la discothèque du niveau Red light district est reprise de celle de la discothèque du film Bad Lieutenant.

Dans la chapelle de Death Row, se trouve le cadavre du « space marine » de Doom. Quant à la prison, le tunnel caché derrière un poster dans une des cellules rappelle le film Les Évadés. Toujours dans Death Row, un grand panneau d'affichage annonce « Duke Nukem must die », une variante du titre Keen Must Die (épisode de Commander Keen sorti chez Apogee Software en 1990).

Le niveau lunaire Dark Side reprend l'expression « côté obscur », popularisée par la saga Star Wars. Il peut aussi faire référence à l'album The Dark Side of the Moon des Pink Floyd. On retrouve dans ce niveau le monolithe noir de 2001, l'Odyssée de l'espace.

Dans l'hôtel de Hotel Hell, le cadavre d'Indiana Jones est accroché au mur. À sa vue, Duke Nukem déclare : « We meet again, Dr. Jones ! ». Une « atomic health » posée sur un socle peut également déclencher l'effondrement de la pièce, comme dans le film Les Aventuriers de l'arche perdue.

Dans Freeway, un androïde se trouve écrasé sous une presse hydraulique, le bras tendu. C'est une référence directe à la mort du T800 dans le film Terminator.

Mode multijoueur[modifier | modifier le code]

Duke Nukem 3D a été l'un des premiers jeux à proposer la possibilité de jouer en ligne[6]. Le jeu ne fonctionne pas sur le modèle TCP/IP et son réseau repose sur le protocole IPX. Les joueurs utilisaient souvent Kali, un émulateur de réseau IPX, TEN, Microsoft's Gaming Zone, Heat ou iC. Aujourd'hui, seul Kali persiste et contient toujours une communauté de joueurs.

En 1996, TEN organise un championnat Duke Nukem en ligne avec une récompense de 500 $. Le championnat est remporté par Christopher S. Carpentier, alias « Creamator », un des premiers cyber-champion[réf. nécessaire].

Les nouveaux systèmes d'exploitation comme Windows 2000 et XP ne supportant pas ou mal le jeu, les joueurs étaient jusqu'à présent forcés d'utiliser des systèmes Windows 98 ou antérieurs pour jouer en réseau. Cependant, un client compatible avec les portages multijoueurs les plus populaires de Duke Nukem 3D, nommé DukesterX[7], est sorti en 2004. Malgré la popularité initiale du portage Rancidmeat, il a été progressivement abandonné jusqu'à fin 2005, l'avènement du portage xDuke, représentant aujourd'hui l'immense majorité des parties multijoueur sur DukesterX. Un autre client, Dukonnector[8], a été introduit en 2006.

Depuis, DukesterX a perdu de sa popularité. Les joueurs utilisent Yang[9] ou Meltdown[10] pour les parties en multijoueur.

Le mode multijoueur propose un mode « Dukematch » (Deathmatch) ou un mode coopération permettant de refaire l'aventure à deux. Dans l’Atomic Edition, un nouveau mode fait son apparition, « Duke Tag », calqué sur le mode Capture the Flag.

Liste des niveaux[modifier | modifier le code]

Episode 1: L.A. Meltdown[modifier | modifier le code]

  1. Hollywood Holocaust
  2. Red Light District
  3. Death Row
  4. Toxic Dump
  5. Launch Facility (Niveau secret)
  6. The Abyss (Niveau du boss)
  7. Faces of Death (Niveau pour Dukematch)

Episode 2: Lunar Apocalypse[modifier | modifier le code]

  1. Space Port
  2. Incubator
  3. Warp Factor
  4. Fusion Station
  5. Occupied Territory
  6. Spin Cycle (Niveau secret)
  7. Tiberius Station
  8. Lunar Reactor
  9. Dark Side
  10. Lunatic Fringe (Niveau secret)
  11. Overlord (Niveau du boss)

Episode 3: Shrapnel City[modifier | modifier le code]

  1. Raw Meat
  2. Bank Roll
  3. Flood Zone
  4. L.A. Rumble
  5. Movie Set
  6. Tier Drops (Niveau secret)
  7. Rabid Transit
  8. Fahrenheit
  9. Hotel Hell
  10. Freeway (Niveau secret)
  11. Stadium (Niveau du boss)

Episode 4: The Birth (Duke Nukem Atomic Edition)[modifier | modifier le code]

  1. It's Impossible
  2. Duke-Burger
  3. Shop-N-Bag
  4. Babe Land
  5. Pigsty
  6. Area 51 (Niveau secret)
  7. Going Postal
  8. XXX-Stacy
  9. Critical Mass
  10. Derelict
  11. The Queen (Niveau du boss)

Éditeur BUILD et niveaux non officiels[modifier | modifier le code]

Le répertoire du jeu contient un éditeur de niveau baptisé BUILD et utilisant le moteur éponyme. Cet éditeur permet aux utilisateurs de concevoir leurs propres maps (niveaux scénarisés, dukematch…) ou de modifier les niveaux originaux.

L'éditeur contient par défaut une large banque d'items et de textures. Néanmoins, il est possible de concevoir ses propres textures et sprites en bitmap sur un logiciel tiers, et de les charger dans la banque de BUILD.

De nombreuses niveaux non officiels ont ainsi vu le jour, et continuent de naître grâce à des communautés toujours actives aujourd'hui. Ces maps sont téléchargeables sur de nombreux dépôts sur Internet.

Développement[modifier | modifier le code]

Conception[modifier | modifier le code]

Développés par Apogee Software, les deux premiers opus de Duke Nukem, Duke Nukem et Duke Nukem 2, étaient des jeux d'action/plates-formes en 2D qui n'avaient connu qu'un succès d'estime. Le troisième épisode de Duke Nukem est placé entre les mains de 3D Realms, un nouveau studio de développement interne à Apogee. Produit et distribué par Apogee Software et FormGen (ensuite racheté par GT Interactive en 1996), ce troisième épisode doit faire entrer la série dans le monde de la 3D. À quelques jours près, 3D Realms commence le développement de Duke Nukem 3D immédiatement après la sortie de Duke Nukem II, le 10 décembre 1993[11].

La même année, alors qu'il vient juste d'entrer à l'université, Ken Silverman signe un contrat avec Apogee software pour créer un nouveau moteur 3D, le Build engine. Silverman suspend alors ses études de 1994 à 1996 pour se consacrer entièrement au Build engine. Comme il habite à Rhode Island et que 3D Realms est situé au Texas, il effectue en tout dix voyages pour aider les développeurs à travailler avec son code[12].

Pour le personnage de Duke Nukem, Scott Miller explique que l'idée était de faire un héros parlant afin de se démarquer des autres jeux de l'époque dont les protagonistes restaient muets[13]. De son côté, en 1994, Jon St. John, alors animateur de radio à San Diego, est approché par la comédienne de doublage et directrice de casting Lani Minella qui lui propose de devenir doubleur de jeux vidéo. Parmi les premiers projets qu'elle lui propose, Jon St John décroche le rôle de Duke Nukem pour lequel les développeurs recherchaient une voix proche de l'inspecteur Harry de Clint Eastwood mais en un peu plus rauque[14].

Programmé en décembre 1994, LameDuke est une version bêta de Duke Nukem 3D qui comprend quatre épisodes : Mrr Caliber, Mission Cockroach, Suck Hole et Hard Landing. Plusieurs armes de cette bêta ont été supprimées ou modifiées dans la version finale. La version finale de Duke Nukem 3D sortit le 29 janvier 1996. Un an après la sortie de Duke Nukem 3D, le 29 janvier 1997, LameDuke fut rendu disponible par 3D Realms en tant que bonus[11].

Technologie[modifier | modifier le code]

Configuration minimum - PC
Processeur 486DX2/66 MHz
Mémoire vive 8 Mb
Carte graphique VGA

Le moteur graphique de Duke Nukem 3D est le Build engine, qui représente une avancée technologique par rapport au Doom engine de 1993. Tout comme Doom, Duke Nukem 3D ne possède pas à proprement parler un moteur de jeu en trois dimensions mais plutôt en « 2.5D », néanmoins celui-ci permet des effets plus complexes que le Doom engine. Les maps sont encodées entièrement en deux dimensions et divers effets permettent un rendu en fausse 3D. Les effets de troisième dimension sont obtenus en modulant la hauteur des sols et des plafonds de prismes qui creusent l'espace. Duke Nukem 3D s'est démarqué de Doom par une gestion plus souple de la fausse 3D, au prix d'une vitesse plus faible. Duke Nukem 3D se rapproche de la vraie 3D, même si les ennemis et les armes ne sont que des sprites[15].

Premier jeu à utiliser la technologie du portal engine[15], la différence la plus visible avec Doom est que le joueur peut regarder de haut en bas et que sols et plafonds peuvent être fortement dénivelés[15]. Les cartes de Doom étaient compilées en arbre statique afin d'accélérer le z ordering ce qui permettait quelques animations sur l'axe Z (ascenseurs et portes) mais les architectures restaient pauvres, proches de l'abstraction. Duke Nukem 3D se base sur une structure plus simple (plan segmenté en polygones quelconques) qui rend l'espace entièrement dynamique sur le plan X-Y ce qui a permis diverses innovations. Le Build engine permet en effet à plusieurs chemins 2D de se chevaucher sur un même emplacement 2D. Lorsque le joueur est situé dans l'un de ces espaces, il ne peut pas voir les autres espaces. Beaucoup de cartes de Duke Nukem 3D présentent ainsi une architecture particulière où plusieurs salles se superposent littéralement mais le moteur 2.5D est capable de les afficher séparément sans problème. Cela permet au jeu d'inclure des pièces superposées sur l'axe Z, à l'inverse de Doom.

Les portes et les murs peuvent tourner et coulisser alors que Doom était limité à des portes ne pouvant que s'ouvrir de haut en bas. Le système de script permet plusieurs actions de déplacement simultanées et synchronisées avec des effets sonores, contrairement à Doom qui ne peut généralement réaliser qu'un déplacement à la fois, ce qui rend possible la création de tremblements de terre, d'écroulement d'immeubles ou de murs destructibles… Les éléments du décor peuvent être animés, des espaces en mouvement peuvent même déplacer le joueur (voitures, métros, portes à tambour, engrenages, manèges, ouverture de crevasses…). Duke Nukem 3D est également le premier jeu vidéo à prendre en compte la réflexion des miroirs[15]. De nombreux autres effets enrichissent le moteur : sols et plafonds inclinés, personnages secondaires, animation manuelle des ombres, effets de lumière, téléporteurs…

Techniquement révolutionnaire dans le monde de la 3D[15], Duke Nukem 3D s'est tout autant démarqué par une grande richesse de level design et de mise en scène.

Portages[modifier | modifier le code]

Duke Nukem 3D a été adapté sur plusieurs consoles de jeu.

PlayStation[modifier | modifier le code]

Une version PlayStation, nommée Duke Nukem: Total Meltdown, a été produite par GT Interactive en 1997[16]. Cette version propose un épisode inédit en plus des 3 originaux de la version PC, Plug and Pray, comportant 6 niveaux exclusifs. La musique a également été remixée et comprend des morceaux originaux composés par Mark Knight. Le sang des ennemis, initialement rouge, est devenu vert, le pad analogique est pris en charge, et le jeu, y compris les voix, a été traduit en français. Le mode multijoueur permet à deux joueurs de s'affronter en deathmatch et peut accueillir jusqu'à huit bots dans une partie.

Saturn[modifier | modifier le code]

La version Saturn du jeu a été développé en 1997 par Lobotomy Software. Elle utilise un moteur différent des autres versions, nommé Slave Driver, développé antérieurement par Lobotomy Software pour la version Saturn d’Exhumed. Ainsi, le portage Saturn de Duke Nukem 3D est en fait la seule version véritablement en 3D. Ce moteur présente des avantages et des inconvénients : il permet des éclairages dynamiques (retrouvé dans aucune autre version), mais ne supporte pas plus d'un type de porte, par exemple (ainsi, toutes les portes sont différentes sur cette version).

La version nord-américaine comporte un mode NetLink qui permet à deux joueurs de jouer par ligne téléphonique avec leur modem NetLink. Puisque le jeu se connecte directement à l'autre joueur, il n'est alors pas nécessaire d'avoir une connexion internet.

Le jeu contient également un mini-jeu caché, Death Tank Zwei, dérivé du mini-jeu Death Tank qui se trouvait dans la version Saturn de Exhumed.

Nintendo 64[modifier | modifier le code]

La version sur Nintendo 64, développée par Eurocom, est sortie en 1997. Bien que le jeu reprenne les grands principes de l'original sur PC, de nombreux changements ont été apportés.

3 épisodes du jeu PC, ainsi qu'un mode multijoueur avec des bots où jusque 4 joueurs peuvent s'affronter. Les graphismes sont d'une qualité bien meilleure et les explosions sont en 3D, tout comme le boss final. Certains niveaux de l’Atomic Edition ont été rajoutés.

Le thème principal du jeu a eu droit à une version améliorée ainsi que les bruitages. Les musiques des niveaux ont été supprimées et les voix ont été ré-enregistrées. Les armes et objets bonus restent globalement les mêmes, mais certaines armes ont beaucoup changé. Ainsi, la mitrailleuse Nordenfeldt devient une double mitraillette, le lance-roquette devient un lance-grenades, et le freezer devient un extenseur qui augmente la taille de l'ennemi jusqu'à ce qu'il explose.

Le jeu a été censuré à la demande de Nintendo. Ainsi, quasiment toutes les références au sexe, à l'alcool et à la drogue ont été effacées : le cinéma pornographique ne diffuse plus un film X mais Independence Day, les stéroïdes sont renommés « vitamine X », la boîte de striptease a été remplacée par la réserve d'un fast-food, etc. De plus, les femmes captives des aliens ne peuvent plus être tuées mais peuvent être libérées.

Autres versions[modifier | modifier le code]

Le jeu est sorti sur la console portable game.com en 1997.

En 1998, Tec Toy porte le jeu sur Mega Drive pour le marché brésilien[17]. Le jeu a subi de nombreuses simplifications pour fonctionner sur la console : seul l'épisode Lunar Apocalypse est jouable, le personnage évolue dans des couloirs fermés en 3D mappée, les objets ont tous disparu en dehors des clés d'accès, les cinématiques ont été supprimées, les graphismes sont limités aux 64 couleurs affichables, et les bruitages et la voix de Duke ont été transposés mais sont de bien moindre qualité. Le contrôle se fait par des combinaisons des 6 ou 3 boutons de la manette. Comme pour la version PC, il est possible de sauvegarder à tout moment ce qui est exceptionnel pour un jeu Mega Drive. L'obtention de la licence par Tec Toy semble toutefois être litigieuse[réf. nécessaire].

Le jeu est mis à disposition sur le Xbox Live le 24 septembre 2008. Cette version inclut la possibilité de revenir en arrière une fois mort. Elle possède également un mode multijoueur, avec un classement mondial sur Internet, qui permet de jouer jusqu'à huit personnes en deathmatch ou en coopératif.

La version 3D sort également le 3 août 2009 sur l'app store de Apple, disponible sur iphone et ipod touch, une version très complète reprenant tous les niveaux de Duke Nukem 3D.

En novembre 2011 sort sur l'Android Market une adaptation du jeu destinée aux smartphones Android, dont le 1er épisode est proposé gratuitement et les épisodes suivants disponibles pour 75 cents l'unité[18].

La version complète est également disponible sur XBOX 360 en téléchargement pour 800 Points Microsoft.

Extensions[modifier | modifier le code]

Extensions[modifier | modifier le code]

Quelques mois après sa sortie initiale, en novembre 1996, le jeu sort sous une édition incluant le Plutonium Pak, Duke Nukem 3D : Atomic Edition. Seule extension développée par 3D Realms, le Plutonium Pak est une extension qui vient ajouter un nouvel épisode aux trois épisodes initiaux soit 11 niveaux supplémentaires[19]. Quelques éléments ont été ajoutés au gameplay pour enrichir le mode multijoueur[19] comme de nouveaux ennemis et l'apparition d'une nouvelle arme : l'expanseur (expander), alternative du rétrécisseur, qui augmente la taille de l'adversaire jusqu'à le faire éclater. Le langage de script du jeu a subi également de nombreuses améliorations, permettant à la communauté de moddeurs de créer de nouveaux ennemis et objets sans supprimer ceux qui existent déjà. Des bots peuvent désormais être émulés dans les parties multijoueurs.

Quatre extensions officielles ont ensuite été développées par d'autres studios que 3D Realms.

En 1996, WizardWorks Software commercialise Duke!ZONE, un pack de 500 nouveaux niveaux conçus par la communauté de fans. Il est suivi par Duke!ZONE II qui contient trois épisodes développés par WizardWorks.

En 1997, deux autres extensions développés par Sunstorm Interactive, sortent : Duke : Été Meurtrier et Duke it out in D.C.. Dans Duke : Été Meurtrier (Duke Caribbean: Life's a Beach), Duke se repose sur une île tropicale lorsqu'il découvre que les aliens y prennent leurs propres vacances. L'extension a donc pour thème la plage, les hôtels de vacances et le soleil. Certains niveaux sont de Charlie Wiederhold, plus tard recruté par 3D Realms pour travailler sur Duke Nukem Forever. Dans Duke it out in D.C., Bill Clinton, le président des États-Unis de l'époque, est capturé par les extraterrestres et Duke part à son secours. Plusieurs niveaux de cette extension se basent sur des lieux réels de Washington D.C., comme la Maison-Blanche, les quartiers du FBI, le Washington Monument, ou le Smithsonian Institution. Sunstorm a également développé Duke Xtreme qui contient un pack de 50 niveaux et divers utilitaires.

L'année suivante, Simply Silly Software développe Duke : Hiver Nucléaire (Duke: Nuclear Winter). Dans cet épisode, le Père Noël est sous le contrôle mental des aliens. La plupart des niveaux se déroulent donc près du pôle Nord.

Projets dérivés[modifier | modifier le code]

Le 15 novembre 1996, les artistes Tobias Bernstrup et Palle Torsson inaugurent leur premier « Museum Meltdown project » au musée d'art moderne Arken, au Danemark[20]. Le Museum Meltdown consiste en une reproduction du musée Arken réalisée avec le Build editor de Duke Nukem 3D. Dans Museum Meltdown, le joueur doit éliminer les aliens dans le musée pour survivre mais également les œuvres d'art présentes autour d'eux. Le but étant d'examiner la capacité du joueur à s’adapter à l’éthique de la culture des jeux vidéo[21].

En 1999, une équipe de moddeurs, la Team TNT, sort WWII GI, un mod exploitant le code source de Duke Nukem 3D. Le programmeur de ce mod, Matthew Saettler, avait grandement amélioré le langage de script utilisé par les moddeurs pour changer l'aspect original du jeu. Saettler décide de pousser encore plus loin son amélioration du langage de script sur WWII GI et de le rendre ensuite disponible pour Duke Nukem 3D, avec la permission de 3D Realms. Le 28 juillet 2000, le travail final de Saettler, intitulé EDuke (Enhanced Duke Nukem 3D), sort en tant que patch de l’Atomic Edition avec une démo montrant différents effets réalisables avec Eduke (échelle, eau translucide, téléporteur personnel…)[22].

Un instant, 3D Realms avait également envisagé un mod pour Half-Life 2, Duke Nukem 3D Source, qui aurait été une refonte du jeu basé sur le moteur graphique Source, mais le projet fut annulé en 2005[23].

En 2003, Duke Nukem 3D a été porté sur Amiga, Mac, et MorphOS par une équipe de fans[24].

Port dérivé du PC[modifier | modifier le code]

Après la diffusion du code source du moteur du jeu par Ken Silverman en juin 2000, 3D Realms a décidé de placer le code source de Duke Nukem 3D sous la licence libre GNU GPL le 1er avril 2003[25], tout en gardant les droits des données graphiques et sonores.

  • Icculus[26] a été le premier portage, et permet de faire fonctionner le jeu sur de nombreuses plateformes, notamment Linux. Ce port est aujourd'hui quasiment inutilisé et n'est plus mis à jour.
  • Rancidmeat[27], basé sur Icculus et destiné à Windows, fixe de nombreux bogues et a été, pendant un temps, le port le plus populaire pour jouer en ligne. Sa dernière mise à jour date, et il est dépassé par les ports d'aujourd'hui.
  • JfDuke[28] est basé sur le confort d'utilisation et l'avancée technique. Contenant un moteur graphique OpenGL, il permet la substitution de nouvelles données graphiques au jeu. Ce port est encore utilisé, bien qu'il ne soit plus mis à jour et totalement dépassé.
  • xDuke[29] est basé sur l'expérience originale de jeu, permettant aux joueurs multijoueurs les plus chevronnés de retrouver leurs marques très facilement et de jouer les enregistrements du jeu original. xDuke est le port le plus utilisé pour le multijoueur, il n'est plus mis à jour depuis mai 2010 mais reste le plus utilisé et le plus conseillé pour les parties en réseau.
  • Eduke32[30] est le port le plus utilisé avec xDuke aujourd'hui, même si son utilisation pour le multijoueur reste faible. Ce port basé sur JFDuke et un ancien port eduke, il améliore grandement la capacité du langage "Con".

La communauté de fans a également sorti un High Resolution Pack (HRP), tenu régulièrement à jour, qui permet de jouer à Duke Nukem 3D avec des textures en haute résolution et de remplacer les sprites par de la vraie 3D[31].

Compilations[modifier | modifier le code]

Plusieurs compilations ont inclus Duke Nukem 3D. Le 16 mars 1998 sort une compilation nommée East Meets West comprenait Duke Nukem 3D: Atomic Edition et Shadow Warrior[32]. Un autre appelé Duke Nukem: Kill-A-Ton Collection incluait Duke Nukem 3D: Atomic Edition, Duke Xtreme, Duke!ZONE II, Duke Nukem I, Duke Nukem II et différents utilitaires.

En 1998, FormGen poursuit en justice Micro Star pour sa compilation non autorisée Nuke It[33]. Vendu à 61 000 exemplaires[33], Nuke It était une compilation de 300 niveaux de Duke Nukem 3D réalisés par des fans, soit uniquement les fichiers MAP réalisés avec l'éditeur de niveau. Micro Star considérait que les niveaux créés par les fans ne représentaient pas des travaux dérivés car le fichier MAP ne contient aucun élément du jeu, uniquement les instructions pour réarranger ces éléments[34]. La cour a toutefois jugé que l'exploitation commerciale de niveaux de fans était une claire violation du copyright du jeu[35], considérant que les auteurs ont des droits sur l'histoire de Duke Nukem et que les niveaux supplémentaires peuvent être considérés comme des suites[34].

Sortie, succès et influence[modifier | modifier le code]

Réception des critiques[modifier | modifier le code]

Duke Nukem 3D est sorti cinq mois avant Quake, son principal concurrent qui obtiendra également un fort succès. Si l'atout de Quake était de proposer véritablement un environnement en 3D, objets et personnages compris, Duke Nukem 3D se démarquait par son ambiance humoristique, son personnage charismatique, et ses décors résolument plus réalistes que les autres jeux de tir de l'époque[36].

Controverses[modifier | modifier le code]

L'aspect corrosif de Duke Nukem 3D lui a valu de nombreuses polémiques.

En Australie, un massacre perpétré le 28 avril 1996 dans la ville de Port Arthur[37] rend sensible la question de la violence dans les médias, entraînant un retrait des ventes de Duke Nukem 3D par l'OFLC[38]. Le 28 mai 1996, 3D Realms sort alors une version du jeu avec le contrôle parental automatiquement activé[39].

En Allemagne, le BPjM a placé le jeu sur sa liste de médias dangereux pour la jeunesse[réf. nécessaire].

Lors de la fusillade du lycée Columbine en 1999, Duke Nukem a fait partie des différents jeux accusés d'avoir donné l'idée aux deux adolescents d'organiser le massacre. Selon ces accusations, les adolescents se serait inspirés de la manière de tuer ses ennemis dans le jeu pour installer une série de pipe bombs dans les couloirs du lycée afin de déclencher une réaction en chaîne[40]. De la même manière, les deux adolescents auraient pensé que parcourir les couloirs en tirant frénétiquement avec leurs TEC-9 et leurs fusils Hi-Point était un plan qui pouvaient fonctionner parce que cela marchait dans Duke Nukem[40].

Le 5 novembre 1999, un ex-étudiant en médecine âgé de 24 ans, Mateus da Costa Meira, ouvre le feu avec un uzi dans une salle de cinéma de São Paulo et fait trois morts[41]. Le jeune homme est suspecté de s'être largement inspiré de « Hollywood Holocaust », premier niveau de Duke Nukem 3D où le joueur doit éliminer les aliens dans un cinéma. À la suite de cela, le Brésil interdit à la vente Duke Nukem 3D, ainsi que plusieurs autres jeux violents comme Doom et Postal[42].

Duke Nukem 3D est également décrié pour son usage des stéroïdes, dont l'utilisation rend le joueur plus fort et plus rapide quelques instants, qui pourrait influencer les jeunes joueurs[43]. Le long de sa progression, le joueur rencontre parfois des femmes captives des aliens (bound women) qui implorent le joueur de les tuer pour abréger leurs souffrances. Le choix du joueur n'a pas d'incidence sur le reste du jeu mais certains voient cela comme un encouragement au meurtre[44].

De manière générale, le succès de Duke Nukem 3D auprès des jeunes joueurs inquiète car l'univers violent et ordurier du jeu est censé s'adresser à un public mature[45]. Une étude de 1998 réalisée sur plus de 500 parents indique que moins de 5 % d'entre eux ont entendu parler de Duke Nukem alors que 80 % des collégiens disent le connaître[46]. Le problème se retrouve en 1999 avec la commercialisation par Bandai de figurines Duke Nukem dans les magasins de jouets[46],[47]. Cofondateur de 3D Realms, George Broussard déclare d'ailleurs qu'il serait « suicidaire » d'interdire le jeu aux jeunes joueurs[47].

Suites[modifier | modifier le code]

En 1997, 3D Realms sort Shadow Warrior, un jeu de tir subjectif dont l'esprit proche de celui de Duke Nukem en fait une suite spirituelle.

Toutefois, Duke Nukem Forever, la véritable suite de Duke Nukem 3D, a connu une très longue phase de développement, 3D Realms annonçant toujours que le jeu sortirait « when it's done » (quand ce sera prêt). Initialement prévu pour 1997, le projet a plusieurs fois été repris depuis le début et a été amené à changer plusieurs fois de moteur graphique. Le jeu a été présenté aux E3 de 1998 et 2001, et une nouvelle bande annonce est sortie en décembre 2007. En mai 2009, le studio 3D Realms ferme officiellement ses portes et le développement du jeu Duke Nukem Forever est abandonné, mettant fin à 12 ans de développement du titre[48].

Finalement et contre tout attente du public, le 3 septembre 2010, soit plus de 13 ans et demi après le début du développement, 2K Games, filiale du groupe Take-Two Interactive annonce avoir repris les droits du jeu et annonce une sortie pour 2011 de Duke Nukem Forever sous l'égide de son studio Gearbox Software[49]. Le jeu sorti finalement le 10 juin 2011, soit 14 ans après le début de son développement.

Le très long développement et la relative discrétion de 3D Realms sur le jeu ont fait de lui l'un des plus célèbres vaporwares[50]. Entretemps, plusieurs jeux basés sur la franchise Duke Nukem sont sortis, mais aucun d'entre eux n'est un jeu de tir subjectif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fascicule de Duke Nukem 64, p. 15.
  2. Sébastien Genvo, Le game design de jeux vidéo: Approches de l'expression vidéoludique [lire en ligne], p. 200, éd. L'Harmattan, 2005, 376 p (ISBN 2747591034).
  3. L'affaire Duke Nukem : Les références, SpyTelegraph (site de fan), (page consultée le 21 mai 2008).
  4. Geoff King, Screenplay: Cinema/videogames/interfaces [lire en ligne], p. 94, Wallflower Press, 2002, 229 p. (ISBN 190336423X)
  5. Page attitrée sur Wikisimpsons.
  6. Jarel, Test de Duke Nukem 3D, Xboxygen, 28 novembre 2008, (page consultée le 4 janvier 2009).
  7. Dukester X.Net - site officiel, (page consultée le 23 décembre 2008).
  8. Dukonnector - site officiel
  9. Yang - site officiel
  10. Meltdown - site officiel
  11. a et b LameDuke Information, 3D Realms Site, (page consultée le 2 janvier 2009).
  12. Ken Silverman, Ken Silverman's Official Home Page, (page consultée le 2 janvier 2009).
  13. Scott Steinberg, Get Rich Playing Games [lire en ligne], p. 156, Lulu.com, 2007, 196 p. (ISBN 1430320281)
  14. Interview with Jon St. John, the man behind "The Man" and the voice of Duke Nukem, Zergwatch, 15 avril 2008, (page consultée le 4 janvier 2009).
  15. a, b, c, d et e Stefan Zerbst, Oliver Düvel, 3D Game Engine Programming [lire en ligne], p. 614, éd. Thomson Course Technology, 2004, 860 p. (ISBN 1592003516)
  16. Game Profiles - Duke Nukem: Total Meltdown, ign.com, (page consultée le 24 décembre 2008).
  17. Tiido Priimägi, Review: Duke Nukem 3D, Sega-16.com, 5 novembre 2007, (page consultée le 24 décembre 2008).
  18. « Android : le premier volet de Duke Nukem 3D est gratuit sur le market officiel », sur PC Inpact,‎ 21 décembre 2011
  19. a et b Site 3D Realms, page Duke 3D
  20. Tobias Bernstrup, Museul Meltdown: Arken, Museum of Modern Art, Bernstrup.com, (page consultée le 4 janvier 2009).
  21. Katie Kennedy, Shooting - Une introduction aux armes dans l’art contemporain, 2005, (page consultée le 4 janvier 2009).
  22. Enhanced Duke Project, Saettler.com, (page consultée le 2 janvier 2009).
  23. Dr.Loser, 3DRealms annule Duke Nukem 3D Source, Nofrag, 20 janvier 2005 (page consultée le 24 mai 2008).
  24. Duke Nukem 3D for Amiga, Mac, and MorphOS, neoscientists.org, (page consultée le 25 décembre 2008).
  25. Poischich, Duke Nukem : le code-source enfin dispo, Gamekult, 2 avril 2003, (page consultée le 26 mai 2008).
  26. icculus.org - The Helping Phriendly Box, (page consultée le 23 décembre 2008).
  27. site officiel de Rancidmeat, (page consultée le 15 novembre 2009).
  28. JonoF's Duke Nukem 3D Port, (page consultée le 23 décembre 2008).
  29. xDuke's Duke Nukem 3d Port, (page consultée le 23 décembre 2008).
  30. Eduke32 Duke Nukem 3d Port, (page consultée le 23 décembre 2008).
  31. Duke Nukem 3D - High Resolution Pack
  32. Joe Siegler, East Meets West Released, 3D Realms Site, 16 mars 1998, (page consultée le 2 janvier 2009).
  33. a et b Duke Nukem battle radiates with issues, Chicago Daily Law Bulletin, 12 décembre 1996, p. 6, (page consultée le 2 janvier 2009).
  34. a et b Stephen M. McJohn, Copyright: Examples and Explanations [lire en ligne], p. 203-204, Aspen Publishers Online, 2006, 356 p. (ISBN 0735552878)
  35. Lawrence D. Graham, Legal Battles that Shaped the Computer Industry [lire en ligne], p. 160-161, Greenwood Publishing Group, 1999, 251 p. (ISBN 1567201784)
  36. Quake, ZeDen.net, (page consultée le 30 mai 2008).
  37. 1996: Gunman runs amok in Tasmania, BBC, 28 avril 1996, (page consultée le 6 janvier 2009).
  38. Anthony Larme, Dangerous Games? - Duke Nukem 3D , 1998, (page consultée le 6 janvier 2009).
  39. Duke Nukem 3D, Refused-Classification.com, (page consultée le 6 janvier 2009).
  40. a et b Brooks Brown, Rob Merritt, No Easy Answers: The Truth Behind Death at Columbine [lire en ligne], p. 38-39, éd. Lantern Books, 2002, 270 p. (ISBN 1590560310)
  41. Carlos Ferreira, Justiça de SP condena "atirador do shopping" a 120 anos de prisão, Folha Online, 3 juin 2004, (page consultée le 2 janvier 2009).
  42. Tod Schneider, Transcending Violence [lire en ligne], p. 38, Trafford Publishing, 2002, 188 p. (ISBN 1553952898)
  43. Jeff Rutstein, The Steroid Deceit: A Body Worth Dying For? [lire en ligne], p.41, éd. Custom Fitness Publishing, LLC, 2005, 108 p. (ISBN 0976017024)
  44. Teaching Boys To Kill, Media Watch, 10 septembre 2004, (page consultée le 25 décembre 2008).
  45. Sharna Olfman, Childhood Lost: How American Culture is Failing Our Kids [lire en ligne], p. 91, éd. Greenwood Publishing Group, 2005, 226 p. (ISBN 0275981398)
  46. a et b Dorothy G. Singer, Handbook of Children and the Media [lire en ligne], p. 86, SAGE, 2000, 765 p. (ISBN 0761919554)
  47. a et b Jim Taylor, Your Children are Under Attack: How Popular Culture is Destroying Your Kids' Values, and how You Can Protect Them [lire en ligne], p. 14, éd. Sourcebooks, 2005, 283 p. (ISBN 1402203462)
  48. http://www.shacknews.com/featuredarticle.x?id=1127
  49. http://www.canardpc.com/news-49135-duke_nukem_for_2011.html
  50. Michael Calore, Vaporware '06, Wired.com, 27 décembre 2006, (page consultée le 30 mai 2008).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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