Duke Nukem

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Duke Nukem
Origine États-Unis
Sexe Masculin
Espèce Humain
Cheveux Blond
Activité(s) « Alien Ass Kicker »[1] (Botteur de cul d'aliens)
Arme(s) favorite(s) Colt M1911

Créé par Todd Replogle, George Broussard, Allen Blum, Scott Miller
Voix Jon St. John (VO)
Daniel Beretta (VF)
Série(s) Duke Nukem
Première apparition Duke Nukem

Duke Nukem est un personnage de jeu vidéo, protagoniste d'une série de jeux d'action du même nom, créée par Todd Replogle, George Broussard, Allen Blum et Scott Miller, développeurs chez 3D Realms. Apparu pour la première fois dans le jeu Duke Nukem en 1991, ce n'est qu'à partir de Duke Nukem 3D, son troisième opus, que le personnage se construit véritablement et qu'il se fait connaître.

Blond et musclé, Duke Nukem est un militaire passionné par les armes à feu et les « gonzesses ». Il ne possède pas vraiment d'histoire mais dans ses aventures, il est essentiellement amené à lutter contre les extraterrestres qui envahissent la Terre. De manière générale, son univers tourne autour des femmes, du nucléaire et du paranormal. Duke Nukem est aussi célèbre pour ses très nombreuses répliques sarcastiques.

Présentation du personnage[modifier | modifier le code]

Traits physiques[modifier | modifier le code]

L'apparence de Duke Nukem est calquée sur celle de l'acteur Dolph Lundgren : il est grand, musclé, et a les cheveux blonds coiffés en brosse. Son style vestimentaire n'a quasiment jamais changé : débardeur rouge, blue-jean et bottes de moto noires ou rangers. Les premiers épisodes permettent de dire qu'il a les yeux bleus mais à partir de Duke Nukem 3D, il porte en permanence des lunettes noires. C'est aussi à partir de cet épisode que sa voix est celle de Jon St. John, lui donnant ce ton grave et rauque bien connu. Dans la version française des jeux PlayStation, sa voix est celle de Daniel Beretta, qui double notamment Arnold Schwarzenegger. Le parallèle avec Schwarzenegger est d'ailleurs fréquent tant Duke Nukem et les personnages incarnés par Schwarzenegger possèdent des caractéristiques communes[2].

Il est souvent représenté équipé d'un jetpack et armé d'un gros pistolet automatique, de nature indéterminée au début, mais ressemblant vaguement à un Desert Eagle dans ses aventures les plus récentes. Un gros plan durant la cinématique au début de l'épisode Manhattan Project permet d'ailleurs de lire l'inscription 'Golden Eagle' sur le canon de l'arme.

Traits de caractère[modifier | modifier le code]

Duke Nukem a un caractère susceptible et rancunier et se fie avant tout à ses instincts primaires[3]. Il règle la plupart des problèmes par la force et la violence et ne fait pas dans la fioriture.

En dehors des filles faciles et du porno en général, Duke Nukem ne semble pas s'intéresser à grand chose. D'ailleurs lorsque la Terre est envahie, Duke se soucie surtout du fait que les extraterrestres veulent lui prendre ses « gonzesses ». Bien que Duke soit narcissique, machiste, et vulgaire, toutes les femmes qu'il rencontre dans ses aventures lui succombent.

Il est un adepte du culturisme, ce qui lui a permis de se sculpter un corps musclé gonflé aux stéroïdes qu'il passe des heures à admirer devant les miroirs[3]. Il possède également une moto Harley Davidson avec laquelle il participe à des courses[3]. Il aime l'alcool, notamment la bière[3].

De son accent anglais très Cockney, Duke Nukem aime plaisanter en toute occasion, son humour noir et sarcastique vise essentiellement les femmes et les extraterrestres. Ses propos envers les femmes sont souvent grivois et sexistes, sans être orduriers, tandis qu'il se moque grassement de ses ennemis et s'auto-complimente dans le feu de l'action.

Le passé du personnage reste en grande partie inconnu. Militaire de formation, il a passé un an chez les marines[3]. Dans le tout premier épisode, Duke est engagé par la CIA pour une mission commando contre l'ennemi, le Dr Proton, mais rien n'est dit sur le personnage lui-même, à part peut-être qu'il résiderait en Californie. Dans Duke Nukem II, il fait la promotion de son autobiographie Why I am so great (« Pourquoi je suis si génial ») quand les extraterrestres décident d'envahir la terre. Depuis Duke Nukem 3D, il semblerait que Duke Nukem n'ait pas de chef et agisse pour son propre compte. Cependant, il est parfois envoyé par le gouvernement des États-Unis, comme dans Zero Hour, et est même acclamé en héros et reçu par le maire de New York dans Manhattan Project. Dans l'extension Duke in DC, Duke parcours un Washington DC contrôlé par les extra-terrestres à la recherche du président américain de l'époque : Bill Clinton.

Une partie de l'univers de Duke Nukem provient du film culte de John Carpenter "They Live" ("Invasion Los Angeles" en VF), notamment les lunettes de soleil de Duke, ainsi que certaines phrases culte comme "I have come here to chew bubblegum and kick asses... And I'm all out of bubblegum"(Je suis venu ici pour mâcher du chewing-gum et botter des culs... Et je n'ai plus de chewing-gum).

Bien que ce soit sujet à controverse chez les fans, le nom de « Nukem » serait la contraction de « nuke them » (« atomisez-les » en anglais) d'ailleurs depuis Duke Nukem II, le symbole nucléaire est systématiquement associé au personnage. Duke s'est appelé « Nukum » dans la mise à jour de la version 2.0 du premier jeu, car les concepteurs avaient cru comprendre que le nom avait déjà été déposé sous copyright. En réalité il n'en était rien, et le nom de « Nukem » a pu être repris lors du développement du deuxième opus.

De nombreux clins d'œil des développeurs laissent souvent sous-entendre que Lara Croft serait la copine de Duke Nukem[4],[5].

Compétences[modifier | modifier le code]

Selon le fascicule de Time to Kill, Duke Nukem est un expert en explosifs, armes blanches et armes à feu ; il maîtrise également parfaitement les technologies extraterrestres et est un spécialiste de la survie en milieu hostile. Très sportif, Duke est un gymnaste accompli et un haltérophile pouvant soulever jusqu'à 600 lbs au développé couché, il pratique également l'escalade de haut niveau, la natation et la course à pied[3]. Sa robustesse lui permet d'encaisser de nombreuses balles sans mourir ; dans les jeux les plus récents, seul son ego souffre lorsqu'il est blessé et fait donc office de barre de vie.

Duke Nukem n'est pas un intellectuel et sa stratégie pour repousser les envahisseurs consiste principalement à éliminer tous les ennemis sur son passage sans se poser trop de questions, on le voit notamment atomiser chaque lieu envahi par les extra-terrestres à la fin de chaque « mission », y compris des villes américaines.

Conception[modifier | modifier le code]

Selon Scott Miller, une des explications au succès de Duke Nukem est que le héros est un héros parlant, contrairement aux autres jeux de l'époque dont les protagonistes restaient muets[6].

Avant Duke Nukem 3D, la voix de Duke Nukem était doublée par l'équipe d'Apogee. En 1994, Jon St. John, alors animateur de radio à San Diego, est approché par la comédienne de doublage et directrice de casting Lani Minella qui lui propose de prêter sa voix à des personnages de jeux vidéo. Parmi les premiers projets qu'elle lui propose, Jon St John décroche le rôle de Duke Nukem pour lequel les développeurs recherchaient une voix proche de l'inspecteur Harry de Clint Eastwood mais en un peu plus rauque[7].

Univers[modifier | modifier le code]

Ennemis[modifier | modifier le code]

Les premiers adversaires de Duke étaient les robots du Dr Proton, un scientifique fou ayant cherché à conquérir le monde à la tête d'une armée cybernétique. Dans le second épisode, ce sont de mystérieux extraterrestres qui enlèvent Duke pour se servir de son cerveau dans leur ordinateur de guerre qui devait leur permettre de conquérir la Terre. C'est à partir de Duke Nukem 3D qu'apparaissent ceux qui deviendront ses ennemis récurrents : d'autres extraterrestres (ce serait les mêmes que dans Duke Nukem II, mais ils sont difficilement reconnaissables) qui veulent toujours s'emparer de la planète pour réduire les humains en esclavage ainsi que des ressources minières de notre planète.

Comme cet épisode marque l'apparition dans la série de son humour décapant caractéristique, les dits extraterrestres sont quasiment des caricatures, et semblent sortir des téléfilms de science-fiction bas de gamme des années 1980. Bien que l'histoire ne dit pas ce que les extraterrestres veulent faire des humains, ils ont une fascination inexpliquée pour les humaines, et notamment les prostituées des bas fonds de Los Angeles, qu'ils collectionnent (à moitié dénudées) dans des bocaux organiques.

Les opposants les plus courants de Duke sont sans doute les Porcoflics (Pig Cop) qui sont des agents aliens transformés en phacochère mutant pour supprimer l'opposition humaine résiduelle[8]. Armés d'un fusil à pompe, ils portent l'uniforme du LAPD mais les initiales ont été remplacées par l'acronyme « LARD ». Autre ennemi récurrent, le Cervoctuple (Octobrain) est une sorte de pieuvre volante dotée d'un cerveau démesuré et d'une vision trifocale, qui peut lancer un rayon d'énergie mentale. Enfin, les troopers ou soldats d'assaut, extraterrestres humanoïdes et brunâtres, forment l'unité de base de l'armée extraterrestre à laquelle Duke Nukem a affaire.

Armes récurrentes[modifier | modifier le code]

Dans le premier Duke Nukem, l'unique arme de Duke est décrite comme une sorte de fusil à radiation. Dans l'opus suivant, cette arme devient adaptable, pouvant tirer, au gré des bonus trouvés, des missiles ou des lasers.

Avec le passage au jeu de tir subjectif avec Duke Nukem 3D, Duke s'est équipé d'un arsenal plus important encore, et souvent original. La plupart des armes de Duke Nukem 3D sera reprise dans les épisodes suivants.

Ainsi, l'arme de base de Duke Nukem est un pistolet automatique dont l'allure se rapproche de celle du Desert Eagle dans les épisodes suivants. Au corps à corps, Duke Nukem sait donner des coups de pieds. Parmi les autres armes récurrentes se trouvent le fusil à pompe, la mitrailleuse, le lance-roquette RPG-7, les bombes tuyau (pipe bombs).

Musique thématique[modifier | modifier le code]

Le thème original de Duke Nukem est la musique appelée Grabbag et a été composée par Lee Jackson.

Lorsque Lee Jackson composa le morceau, il n'eut pas le temps de le peaufiner et Duke Nukem 3D sorti avec la version non-finalisée de Grabbag, bien que le thème était déjà reconnaissable. Le jeu a ensuite été réédité dans le célèbre Plutonium pack avec la version aboutie de Grabbag. Le titre Grabbag (« fourre-tout » en anglais) est un titre trouvé à la va-vite car Jackson, avait besoin d'un nom de fichier pour sauvegarder son travail sur ordinateur. Comme la musique a été composée avec une myriade de petits éléments sonores que Jackson a repris çà et là, il décide d'appeler son projet « Grabbag ».

Le thème principal de la série Duke Nukem a été repris par le groupe Megadeth. Cette reprise est présente sur la version japonaise de leur album Risk, mais également sur Music to Score by et dans l'album "To rare to die" , la bande originale de Duke Nukem[9].

Apparitions[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le jeu qui a introduit le personnage. Il s'agit d'un jeu de plate-forme en deux dimensions.
Une suite toujours en jeu de plate-forme.
Premier épisode en 3D, il s'agit d'un jeu de tir subjectif qui connut un grand succès.
Un jeu de courses où Duke apparaît en tant que concurrent.
Différent de la version DOS.

Autres jeux[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Balls of Steel sur PC, jeu de flipper disposant d'une table dédiée ; la voix off utilisée est celle de Jon St. John, l'ambiance est basée sur Hollywood Holocaust ; le jeu est édité par Pinball Wizards, faisant partie de 3D Realms

Duke apparaît aussi dans d'autres jeux, par exemple dans le jeu de course Death Rally, mais aussi dans un autre jeu de plate-forme d'Apogee Software : Cosmo Cosmic's Adventure.

Jeux annulés[modifier | modifier le code]

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

En 1998, la société Threshold signe un contrat avec 3D Realms et GT Interactive pour porter Duke Nukem à l'écran[10]. En février 1999, le projet est officiellement annoncé et il est précisé que l'intrigue doit mélanger l'histoire des différents Duke Nukem[11]. Selon le producteur du film Lawrence Kasanoff dans une interview de mai 1999, le projet est bien parti, le scénario est en route et respecte la personnalité et l'univers de Duke, et le film doit contenir « un maximum d'action et de scènes à rebondissements »[12].

En 2001, les droits d'exploitation cinématographique sont repris par Dimension Films sans aucune information sur sa sortie ou la distribution des rôles mais précisant qu'il pourrait être interdit au moins de 13 ans (PG 13) aux États-Unis[13]. Ben Affleck et le catcheur Dwayne "The Rock" Johnson sont approchés pour incarner Duke Nukem[14]. La firme espérait profiter du charisme du personnage pour commencer une franchise à la manière des films La Momie ou Men in Black.

Selon l'actuel producteur Scott Faye, le film ne serait pas abandonné et le scénario en cours d'écriture[15].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

En 1999, Bandai commercialise une collection de figurines Duke Nukem. La présence de ces figurines dans les magasins de jouets lance une polémique car l'univers de Duke Nukem est censé s'adresser à un public mûr[16]. En 2004, l'organisation Media Watch avait même lancé un appel au boy-cott de Toys "R" Us, considérant la firme comme le principal distributeur des jeux Duke Nukem[17].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Duke Nukem, 3D Realms (page consultée le 25 mai 2008).
  2. Geoff King, Tanya Krzywinska, Tomb Raiders and Space Invaders: Videogame Forms and Contexts, p. 178, éd. I.B.Tauris, 2006, 264 p. (ISBN 1850438145)
  3. a, b, c, d, e et f Fascicule du jeu Duke Nukem: Time to Kill, Total PLAY 100% PlayStation.
  4. Dans Duke Nukem: Land of the Babes et dans Duke Nukem: Time to kill, Duke Nukem parle d'une certaine « Lara » en décrochant un téléphone.
  5. Joe Siegler, Duke Nukem Marries Lara Croft?, 3D Realms, 26 mai 2000, (page consultée le 6 janvier 2009).
  6. Scott Steinberg, Get Rich Playing Games [lire en ligne], p. 156, Lulu.com, 2007, 196 p. (ISBN 1430320281)
  7. Interview with Jon St. John, the man behind "The Man" and the voice of Duke Nukem, Zergwatch, 15 avril 2008, (page consultée le 4 janvier 2009).
  8. Fascicule de Duke Nukem 64, p. 15.
  9. 3drealms.com Annonce du 10 aout 1999
  10. Threshold Entertainment, GT Interactive and 3D Realms enter global agreement to exploit video game blockbuster 'Duke Nukem' across film, TV and home video, 3D Realms.com, 18 février 1998, (page consultée le 19 août 2008).
  11. Duke Nukem : le film, Jeuxvidéo.com, 5 février 1999, (page consultée le 19 août 2008).
  12. Duke à l'écran, PC Jeux, mai 1999, p. 60.
  13. Duke Nukem fait son ciné ?, Jeuxvideo.com, 20 mars 2001, (page consultée le 19 août 2008).
  14. C.C., The Rock en Duke Nukem ?, Allociné, 5 avril 2001, (page consultée le 19 août 2008).
  15. Duke Nukem peut-être au cinéma... un jour, Jeuxvidéo.com, 8 septembre 2008.
  16. Jim Taylor, Your Children are Under Attack: How Popular Culture is Destroying Your Kids' Values, and how You Can Protect Them, p. 14, éd. Sourcebooks, 2005, 283 p. (ISBN 1402203462)
  17. Teaching Boys To Kill, Media Watch, 10 septembre 2004, (page consultée le 25 décembre 2008).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]