Dudley de Chair

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Dudley de Chair

L'amiral Sir Dudley Rawson Stratford de Chair (30 août 1864 - 17 août 1958) a été le vingt-cinquième gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud du 28 février 1924 au 9 avril 1930.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Lennoxville, dans l'actuel Québec, il était le fils de Dudley Raikes de Chair et de son épouse Frances Emily, la sœur de l'amiral Sir Harry Rawson (qui fut le vingt et unième gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud). Sa famille retourna en Angleterre en 1870. En 1878, il rejoignit la Royal Navy sur le Britannia; après avoir été promu aspirant en 1880, il rejoignit le Alexandra, navire amiral dans la Méditerranée. En 1882, il fut fait prisonnier pendant six semaines par Ahmed Urabi ce qui fit la une des journaux anglais. Il fut promu capitaine de frégate en 1897, capitaine de vaisseau en 1902. À Torwood, dans le Devon, le 21 avril 1903, il épousa Enid Struben.

Il obtint le point culminant de sa carrière dans la marine en 1915-1616 lorsque, nommé contre-amiral il commanda la dixième escadre et fut responsable du blocus de l'Allemagne par la mer du Nord. En septembre 1917, il prit le commandement de la troisième escadre et fut promu vice-amiral. Il fut relevé de son commandement et placé en demi-solde, après avoir refusé un poste au ministère de la Marine et avoir critiqué le traitement de Lord Jellicoe. En juillet 1918 il prit le commandement des garde-côtes et, en 1920, fut promu amiral. Il fut président de la commission inter-alliée sur les navires de guerre ennemis de 1921 à 1923.

Il devint gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud en octobre 1923, arriva à Sydney avec son épouse le 28 février 1924. Il se lia rapidement d'amitié avec le premier ministre nationaliste Sir George Fuller. L'élection de mai 1925 amena au pouvoir un gouvernement travailliste, déterminé, aux dires du gouverneur, à « mener une politique radicale et très avancée qui n'avait pas été annoncée lors des discours électoraux ». Il décida « de mener une politique de modération raisonnable, mais aussi de prudence, avant de céder aux demandes vraiment extrêmes ou dangereuses des consommateurs ».

En septembre, le premier ministre, Jack Lang, demanda au gouverneur de nommer vingt-cinq nouveaux membres au Conseil législatif. Au départ, ils furent d'accord seulement sur quinze et, en décembre, le gouverneur capitula, à condition que les nominations ne servent pas à supprimer théoriquement le conseil. Décrivant son premier choc avec le gouverneur comme «une affaire très courtoise», Lang affirma qu'il «avait catégoriquement refusé de céder». En insistant pour que sa correspondance soit publiée de Chair révéla sa ferme opposition, ce qui le faisait clairement entrer dans l'arène politique. Au grand plaisir du gouverneur la tentative de suppression du Conseil échoua. Lorsque Lang demanda encore plus de nominations, y compris de femmes, le gouverneur refusa : « Je lui ai dit ce que je pensais de lui et de la manière dont il m'avait trompé». Malgré une mission spéciale en Angleterre du Ministre de la Justice, de Cleir resta ferme, estimant que «des éléments étrangers étaient à l'origine du mouvement pour faire rappeler le Gouverneur, détruire la Constitution et mettre en place un gouvernement communiste ».

En mai 1927, souhaitant demander une élection anticipée sans l'accord de son cabinet, Lang démissionna, fut reconduit dans ses fonctions, forma un nouveau gouvernement, puis obtint la dissolution du Parlement pour des élections en octobre. Au cours de ces événements, le gouverneur était conseillé secrètement par le président de la cour Suprême de Nouvelle-Galles du Sud, Sir Philip Whistler Street. Par la suite, la victoire de Sir Thomas Bavin mit fin pour de Chaire «aux deux années les plus difficiles et désagréables de sa carrière politique. Pour obtenir du premier ministre la dissolution du parlement, j'ai su que je devais patiner sur une couche de glace très mince ».

Invité par Bavin à rester au-delà de la durée de son mandat, de Cleir obtint avec difficulté une année de prolongation du Ministère des Dominions. Il prit sa retraite le 8 avril 1930 et par la suite vécut principalement à Londres. Il est mort à Brighton le 17 août 1958. Ses cendres furent dispersées dans la Manche. Son autobiographie, La mer est forte, a été publiée à titre posthume en 1961.

Notes et références[modifier | modifier le code]