Duc Decazes

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Duc Decazes
Image illustrative de l'article Duc Decazes
Armes des ducs Decazes : D'argent à trois têtes de corbeau arrachées de sable.[1],[2],[3],[4]

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Création 20 février 1820
Titre Duc Decazes
(Drapeau du Royaume de France Royaume de France)
Duc de Glücksberg
(Drapeau du Danemark Royaume de Danemark)
Premier titulaire Élie Decazes
Résidence officielle Château de Malfard, Saint-Martin-de-Laye
Château de La Grave (Bonzac)

Le titre de duc de Decazes a été créé par Louis XVIII, roi de France et de Navarre, le 20 février 1820 au profit de son ministre d'État, Élie Decazes (1780-1860).

Histoire[modifier | modifier le code]

Immédiatement après la chute de l’Empire, Élie Decazes fils d'un lieutenant au présidial de Libourne, juge au tribunal de la Seine (sous l'Empire), accueillit la Restauration avec empressement, refusa de signer une adresse de félicitations à Napoléon Ier après son retour de l’île d'Elbe, se déclarant royaliste (« modéré »), il reste fidèle aux Bourbons pendant les Cent-Jours. Par l’entremise du baron Joseph-Dominique Louis, il peut rencontrer le roi Louis XVIII pendant cette période, qui le récompense pour sa fidélité en le nommant préfet de police de Paris le 7 juillet 1815[4] ; et en le créant comte le 27 janvier 1816[5].

Préfet de police de Paris (7 juillet 1815 - 29 septembre 1815), ministre de la Police (26 septembre 1815 - 29 décembre 1818), « pair de France » (membre de la Chambre des pairs) depuis le 31 janvier 1818 (lettres patentes du 30 avril 1822[1] et grand référendaire de la Chambre en 1836, majorat dissous le 16 février 1837[4]), ministre de l'Intérieur (29 décembre 1818 - 20 février 1820), président du Conseil des ministres français (19 novembre 1819-20 février 1820), Élie Decazes fut, par la même ordonnance du 20 février 1820, nommé ministre d'État et duc[6].

Duc de Glücksberg[modifier | modifier le code]

Élie Decazes, veuf de la fille du comte Muraire, a épousé le 11 août 1818 mademoiselle Wilhelmine de Saint-Aulaire (12 avril 1802 † 8 août 1873 - Versailles), fille du comte Louis de Saint-Aulaire et d’Henriette de Seiglières de Belleforière.

Henriette de Seiglières de Belleforière (1784-1802) était la fille de Louis Armand de Seiglières de Belleforière, marquis de Soyecourt-Feuquières et de la princesse Wilhelmine de Nassau-Sarrebrück, et la petite-fille de Guillaume Henri II (nl), prince régnant de Nassau-Sarrebrück (de)

La princesse Wilhelmine de Nassau-Sarrebrück était la sœur de la princesse Anna Karoline (1751–1824), duchesse de Schleswig-Holstein-Glücksburg, qui vivait clouée dans son fauteuil au Château de Glücksburg. Veuve du duc, elle avait épousé en secondes noces Frédéric Charles (de), duc de Brunswick-Wolfenbüttel-Bevern. Sans postérité de ses deux alliances, Anna Karoline avait pris sa petite-nièce Wilhelmine de Saint-Aulaire sous sa protection et désirait pour elle une belle alliance avec Decazes qui n’était alors que comte et pair de France, mais promis au plus bel avenir puisque favori du roi Louis XVIII. Elle sollicita donc son parent, le roi de Danemark, pour qu’il confère au futur époux de sa protégée le titre de « duc de Glücksberg ».

En considération de ce mariage, Decazes reçut de Frédéric VI, roi de Danemark, le titre et le « duché de Glücksberg » le 14 juin 1818.

L'hôtel de la légation française à Copenhague appartenait au comte Élie Decazes, du chef de sa femme, et c'était sur cet immeuble que le majorat qui devait accompagner le titre de duc avait été établi[7].

Source 
« Wilhelmine de Beaupoil de Saint-Aulaire », sur roglo.eu (consulté le 25 mai 2011).

Liste chronologique des ducs Decazes et ducs de Glücksberg[modifier | modifier le code]

  1. 1820-1860 : Élie Decazes (1780-1860), comte Decazes (1816), puis 1er duc Decazes (1820) et 1er duc de Glücksbierg (1818) homme politique français.
  2. 1860-1886 : Louis-Charles-Élie-Amanieu Decazes (1819-1886), 2e duc Decazes et duc de Glücksberg, fils du précédent, diplomate et un homme politique français.
  3. 1886-1912 : Jean-Élie-Octave-Louis-Sévère-Amanieu Decazes (1864-1912), 3e duc Decazes et duc de Glücksberg, fils du précédent, homme du monde et sportif de la Belle Époque
  4. 1912-1941 : Louis Jean Victor Sévère Decazes, 4e duc Decazes et 4e duc de Glücksberg, fils du précédent, éleveur de chevaux renommé à son époque.
  5. 1941-2011 : Élie Ludovic Henri Christian Decazes (1914-2011), 5e duc Decazes et 5e duc de Glücksberg, ;
  6. Depuis 2011 : Louis Frédéric René Marie Édouard Decazes (né en 1946), 6e duc Decazes et 6e duc de Glücksberg ;

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 27 septembre 2005 (consulté le 25 mai 2011)
  2. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887
  3. « www.genheral.com », sur www.genheral.com (consulté le 25 mai 2011)
  4. a, b et c André F. Borel d'Hauterive et Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, vol. 17, Champion,‎ 1860 (lire en ligne)
  5. « Élie Decazes de Glücksbierg », sur roglo.eu (consulté le 25 mai 2011)
  6. « Louis, etc.
    Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'État au département de l'intérieur,
    Sur ce qui nous a été représenté par le comte Decazes, président de notre conseil des ministres, notre ministre secrétaire d'État au département de l'intérieur, que sa santé lui rendait impossible de continuer les fonctions que nous lui avions confiées, nous avons accepté la démission qu'il nous a offerte ; et voulant toutefois ne pas nous priver de ses lumières dans nos conseils,
    Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
    Art. Ier. Le comte Decazes est nommé ministre d'Etat, membre de notre conseil privé.
    2. Notre minisire secrétaire d'Etat au département des relations extérieures est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.
    Donné au château des Tuileries, le 20 février, etc.
     »

    — Signé, LOUIS.
    Par le Roi :
    Le ministre des affaires étrangères,
    Signé, PASQUIER.

    « Louis, etc.
    Voulant donner au comte Decazes un témoignage de la satisfaction que nous avons de ses services, du zèle et de la fidélité dont il nous a donné des preuves dans les occasions les plus difficiles, et aussi de son attachement à notre personne et à notre famille,
    Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
    Art. Ier. Le comte Decazes, pair de France, ministre d'Etat, est nommé duc, pour jouir, lui et ses descendans, en ligne directe, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture, des honneurs et prérogatives attachés à ce rang, à charge par lui de se conformer aux lois du royaume, et notamment aux dispositions de notre ordonnance du 10 août 1815.
    2. 2. Notre minisire secrétaire d'Etat au département des relations extérieures est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.
    Donné au château des Tuileries, le, 20e jour de février, de l'an de grâce 1820, et de notre règne le 262e. »

    — Signé, LOUIS.
    Par le Roi :
    Le ministre des affaires étrangères,
    Signé, PASQUIER.

    Source 
    Annuaire historique universel : pour 1820,‎ 1821 (lire en ligne)
  7. Édouard Ferdinand vicomte de la Bonninière Beaumont-Vassy, Les salons de Paris et la société parisienne sous Louis-Philippe Ier, F. Sartorius,‎ 1866, 384 p. (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]