Dub poetry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dub Poetry

Origines stylistiques Poésie, reggae
Origines culturelles 1970 en Jamaïque

La dub poetry est une forme d'expression poétique née dans la communauté jamaïcaine, en Grande-Bretagne et en Jamaïque, à la fin des années 1970.

Origines[modifier | modifier le code]

À la différence du deejay (ou toaster) qui improvise sur des riddims ou des dub plates, le dub poet dit des textes écrits (souvent les dub poets publient des recueils de poèmes aussi bien que des disques), et en général il est accompagné par un groupe qui joue des musiques spécialement composées pour accompagner ses poèmes. C'est un genre de reggae à part entière, car la poésie dub a souvent une création d'orchestration complète, avec section rythmique, cuivres, etc.

Le poète dub psalmodie ses textes en calquant son phrasé sur la rythmique qu'interprètent les musiciens qui l'accompagnent (Il ne chante pas mais "pose" sa poésie sur des rythmiques reggae/dub). Le poète part du verbe ; le DJ, lui, part d'un morceau de musique préenregistrée, et il ne se sert pas vraiment de la musique, mais seulement du rythme.

Les textes de la dub poetry sont ouvertement politiques et sociaux, et évitent les éléments d'auto-célébration ou les allusions sexuelles souvent associées avec les deejays du reggae dancehall.

LKJ l'ambassadeur[modifier | modifier le code]

C'est avec Linton Kwesi Johnson (LKJ) que le mouvement trouve son véritable représentant. Arrivé en Grande-Bretagne en 1963 à l’âge de 11 ans, il obtient une licence en sociologie et rejoint les Black Panthers.

Il monte un groupe, les Rasta Love où il fait ses premiers essais musicaux. Son premier recueil "Voices of the Living and the Dead" est édité en 1974. C'est de sa rencontre avec Dennis Bovell que sort en 1977, Dread Beat An' Blood, adaptation du recueil du même nom.

LKJ écrit et récite ses poèmes en patois jamaïcain, il dénonce le racisme, les inégalités sociales et les dégâts du capitalisme :

« fashist an di attack
noh baddah worry ’bout dat
fashist an di attack
wi wi’ fite dem back »

(Paroles de Fite Dem Back, LKJ, Forces of victory, 1979)

En Jamaïque, le premier à émerger est Oku Onuara (album Reflection In Red en 1979) suivi par Jean Binta Breeze, Michael Smith, Mutabaruka, ou Benjamin Zephaniah.

En 1983 sort la compilation Word Sound 'ave power avec Jean Binta Breeze, Mutabaruka, Malachi Smith, etc[1].

Les thèmes[modifier | modifier le code]

Les dub poets officieront plus ou moins dans l'ombre, car la dub poetry reste assez mal connue. Le fait que ces artistes soient avant tout poètes et écrivains en est une raison, car ils concentrent leurs efforts sur l'écriture, mais la principale raison du caractère "underground" de ce courant est certainement sa grande force contestataire, qui l'éloigne des circuits de distribution habituels. La plupart des dub poets sont toujours actifs aujourd'hui. La dub poetry reprend les thèmes et revendications des rastas mais s'intéresse de plus près à l'acte artistique, à l'engagement politique et social contre le racisme, l'impérialisme, les problèmes économiques, etc.

À part la Jamaïque et la Grande-Bretagne, Toronto au Canada possède une scène active de dub poetry, avec des poètes tels que Lillian Allen, Afua Cooper, ou Ahdri Zhina Mandiela qui sont parmi les fondateurs de la Canadian Dub Poetry Legacy.

En France, Mushapata répand sa dub poetry partout où on l'invite depuis plus de vingt ans.

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dub poetry ».

Dub Poètes célèbres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Bousquet, Dub poetry : une étude de l'oralittérature dans les poèmes de Jean Bista Breeze, Linton Kwesi Johnson et Benjamin Zephaniah, Université de Strasbourg, novembre 2010[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]