Duékoué

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Duékoué
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District Montagnes
Région Guémon
Maire Tai Glahou Jean
Géographie
Coordonnées 6° 44′ 00″ N 7° 21′ 00″ O / 6.733333, -7.356° 44′ 00″ Nord 7° 21′ 00″ Ouest / 6.733333, -7.35  
Divers
Langue(s) parlée(s) Guéré, Français
Localisation

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Duékoué

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Duékoué

Duékoué, est une ville de Côte d'Ivoire, dans la région du Guémon, à l'ouest du pays, proche du Libéria et de la Guinée. Elle est située dans une zone forestière et montagneuse. Sa population est essentiellement constituée de Wés et de Guéré.

Administration[modifier | modifier le code]

Une loi de 1978[1] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1980 PDCI-RDA Homme politique élu
1985 PDCI-RDA enseignant élu
1990 Bernard Youdé Doffo Indépendant Pharmacien élu
1995 Bernard Youdé Doffo PDCI-RDA Pharmacien élu
2001 Victor Tihi Kpao FPI élu
2011 Victor Tihi Kpao FPI réélu

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 31 mai 2005 au 1er juin 2005, une tuerie fait plus de cinquante morts et de nombreux blessés. Elle serait due à des disputes autour du foncier rural[2].

Le 29 mars 2011, au moins 800 personnes sont tuées dans le cadre de la crise politique de 2010-2011 selon la Croix-Rouge[3]. Selon la FIDH, les massacres se sont concentrés sur certaines ethnies, notamment Guéré[4]. L'ONUCI a quant à elle porté le nombre de victime à 330, et rejette la responsabilité du charnier sur les deux clans, les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara[5].

Article détaillé : Massacre de Duékoué.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1975 1988 2010
13 297 26 759 72 444


Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire
Public

  • École primaire Publique

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne

Collège public

  • Collège moderne

Le département compte aussi une Institution de Formation et d'Education Féminine située au chef-lieu, l'un des 90 centres de cette nature existant dans le pays. Cette institution a pour objet de permettre aux femmes analphabètes, aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées, aux femmes agricultrices de trouver une opportunité pour le développement d'aptitudes nouvelles permettant leur insertion ou leur autonomisation[6].

Langues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Langues en Côte d'Ivoire.

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le . Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[7] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Sassandra accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Villes voisines[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loi n° 78-07 du 9 janvier 1978
  2. Falila Gbadamass, « Côte d’Ivoire : tuerie sanglante à Duékoué », sur afrik.com,‎ juin 2005 (consulté le 3 avril 2011)
  3. « Côte d'Ivoire : des centaines de civils tués à Duékoué », sur icrc.org,‎ avril 2011 (consulté le 3 avril 2011)
  4. « Côte d'Ivoire : Massacres à Duékoué et graves exactions commises contre la population civile dans tout le pays », sur fidh.org,‎ avril 2011 (consulté le 3 avril 2011)
  5. « Des affrontements ont fait au moins 800 morts à Duékoué, selon le CICR », sur lemonde.fr,‎ avril 2011 (consulté le 3 avril 2011) : « 330 MORTS SELON L'ONUCI »
  6. Site du SNDI
  7. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de francais de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de francais de Dago