Dryopteris filix-mas

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Specimen recueilli en Suisse.

La Fougère mâle (Dryopteris filix-mas) est une fougère de la famille des Dryopteridaceae.

Description[modifier | modifier le code]

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Détail des sores de Dryopteris filix-mas.

Dryopteris filix-mas présente un port en touffe. Les frondes partent d'un rhizome écailleux. Elles mesurent de 30 à 120 cm de long. Elles sont peu nombreuses et elles sont divisées (= pennées) deux fois en folioles parfois crénelées et toujours arrondies à leur sommet. Le pétiole et le rachis des frondes portent de nombreuses écailles de couleur rousse.

Cette fougère se distingue de la fougère femelle par ses folioles nettement moins finement découpées.

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les sores, ou amas de sporanges, sont assez gros, réniformes (= en forme de rein) et sont protégés par une indusie elle aussi réniforme, qui persiste assez longtemps. La période de sporulation se déroule de juin à septembre et le mode de dissémination est anémochore.

Répartition géographique et habitat[modifier | modifier le code]

La Fougère mâle est commune en France, sauf dans les régions du Sud-Ouest et méditerranéennes. Elle se trouve également en montagne jusqu'à plus de 2 000 m[réf. nécessaire].

Elle vit dans les stations fraîches, humides et ombragées. En altitude, elle recherche l'humidité atmosphérique. On la rencontre sur les bordures de haies, les abords de fossés, les talus ombragés et frais et sous les couverts forestiers, aussi bien de feuillus et de résineux.

Cette fougère est peu exigeante au niveau de la composition du sol : sableux, argileux ou limoneux (nécessité tout de même d'une humidité suffisante).

Utilisations[modifier | modifier le code]

Elle a longtemps été utilisée comme vermifuge sous forme d'extrait éthéré, notamment contre le ver solitaire chez l'homme et contre la douve chez le mouton. Cependant, elle contient de la thiaminase et a été responsable d'empoisonnement de chevaux[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. R. Auger, J. Laporte-Cru, Flore du domaine atlantique du Sud-ouest de la France et des régions des plaines, CNDP,‎ 1982, 516 p. (ISBN 2 86617 225 6), p. 38

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