Druye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Druyes.
Druye
Image illustrative de l'article Druye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Ballan-Miré
Intercommunalité Tours Plus
Maire
Mandat
Corinne Chailleux
2014-2020
Code postal 37190
Code commune 37099
Démographie
Gentilé Druyens
Population
municipale
922 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 36″ N 0° 32′ 20″ E / 47.31, 0.53888888888947° 18′ 36″ Nord 0° 32′ 20″ Est / 47.31, 0.538888888889  
Altitude Min. 69 m – Max. 101 m
Superficie 22,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte administrative d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Druye

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte topographique d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Druye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Druye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Druye

Druye est une commune française de près de 1 000 habitants (Druyens, Druyennes) situé à une quinzaine de kilomètre au sud ouest de Tours, dans le département d'Indre-et-Loire (région Centre). Elle fait partie de la communauté d'agglomération Tour(s)Plus depuis le 1er janvier 2010, date à laquelle s'y est rattaché l'ancienne communauté de communes de La Confluence à laquelle elle appartenait jusqu'alors.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

À une quinzaine de kilomètres au sud ouest de Tours, elle s'étend sur un plateau à mi-chemin entre, au nord, la vallée de la Loire et du Cher (communes depuis Montlouis/Loire), et au sud, celle de l'Indre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villandry Savonnières Ballan-Miré Rose des vents
Vallères N Ballan-Miré
O    Druye    E
S
Azay-le-Rideau Saché, Pont-de-Ruan Artannes-sur-Indre

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La morphologie du bourg de Druye est atypique puisque structurée autour de deux pôles bien distincts, malgré leur relative proximité (autour de 200 mètres). Au nord, à l'intersection des routes de Villandry et Savonnières, on distingue le bourg villageois originel, au bâti le plus ancien et resserré, autour de l'église. Plus au sud, plus à proximité de la gare et à partir de son implantation (mise en service totale de la ligne de Tours aux Sables-d'Olonnes en 1875), s'est développé un second « pôle » qui accueille aujourd'hui les principaux services du village: mairie, services postaux, école, bibliothèque, commerce, gare, de fait... Depuis les années 1960 et dans un mouvement classique pour les communes périphériques des grandes agglomérations françaises, la population a fortement augmenté, réinvestissant les maisons d'alors, et s'installant au sein de pavillons neufs. L'ouverture en 2002 de la section routière à 4 voies entre Joué-les-Tours et Druye (tronçon appartenant à ses origines au projet autoroutier A85), réduisant à une quinzaine de minutes le temps de parcours en voiture vers et depuis la ville soutient cette tendance à la périurbanisation de la commune, d'après le nom donné par les géographes au phénomène. Comme dans toutes les communes de France et des pays industrialisés en général concernées par cette tendance, l'extension urbaine se matérialise via l'érection de pavillons (maison à 4 façades au sein d'un terrain, le plus souvent clôturé en Europe), le long des axes routiers existants, ou au sein de lotissements entièrement neufs. A Druye, on note la rupture avec le caractère "ramassé" hérité de la surface bâtie et son relatif éclatement au sein des champs alentours. Les choix et la gestion municipales des révisions du Plan Local d'Urbanisme (notamment le zonage et changement d'affection des sols) expliquent cette physionomie étale en tâche d'huile, où de nombreuses dents creuses sont apparentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom serait d’origine gauloise, et demeure inexpliqué. Suivent ici plusieurs mentions du nom du lieu sous différentes forme au Moyen Âge: Droe, 1080 (Cartulaire de Noyers, charte 79) ; Drui, 1081 (Cartulaire de Noyers, charte 89) ; Dreia, 1100 (Cartulaire de Fontevraud) ; Druium, 1104 (Cartulaire de Noyers, charte 319) ; Droé, 1164 (Cartulaire de Noyers, charte 594) ; Petrus dictus Rex, de parrochia de Drous, 1247 (A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, no 118) ; Stephanus Remuceau, de Droes, 1247 (A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, no 424) ; Guillermus Harpin, de Droes, 1247 (A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, no 427) ; Stephanus Remuceiau, de parrochia de Droes, 1247 (A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, no 1304) ; Petrus dictus Rex, de parrochia de Drous, 1247 (A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, no 1322) ; En la parroisse de Druys, 26 septembre 1313 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, p. 128, charte 234) ; En la parroisse de Drues, août 1314 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, p. 89, charte 205) ; En la parroisse de Druex, vers 1314 (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, p. 152, charte 242) ; Druye, XVIIIe s. (Carte de Cassini).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Présidence du conseil municipal depuis 2001[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Michel Boiron    
mars 2008 mars 2014 Suzanne Varanne    
mars 2014 en cours Corinne Chailleux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 922 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 601 559 603 543 611 608 601 616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605 582 577 550 559 552 586 597 600
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
601 587 586 526 513 488 501 473 436
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
495 466 530 578 681 721 845 883 922
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

On constate à partir des années 1950, le début de l'accroissement de la population lié à la périurbanisation.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eglise Saint Pierre de Druye[modifier | modifier le code]

Les premières traces documentaire connues de l'église Saint-Pierre de Druye (la seule du village) remontent à 1081. La forme du bâtiment actuel date pour l'essentiel du siècle suivant. Des modifications y sont apportées au XVIe siècle mais ont aujourd'hui disparues. Le clocher est construit au XVIIIe siècle.

À l'intérieur, les fresques murales inspirées de celles que l'on pouvait peindre dans les édifices religieux au Moyen Âge sont l’œuvre d'un prêtre, au début du XXe siècle. On peut également y observer une vierge sculptée en taille conforme et peinte du XVe siècle[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]