Drumming

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Drumming
Image décrite ci-après
Drumming à la maison des concerts de Stockholm en mai 2007

Genre Musique contemporaine
Musique de phase
Musique Steve Reich
Durée approximative De 1h05 à 1h20 (version intégrale)
Dates de composition 1970-1971
Création
Brooklyn Academy of Music de New York

Drumming est une œuvre musicale de Steve Reich composée entre 1970 et 1971 pour un ensemble de percussions diverses et voix.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette œuvre, divisée en quatre parties, marque la fin de la musique de Steve Reich fondée uniquement sur de purs processus de phasage/déphasage entamés avec It's Gonna Rain en 1965. Elle est à ce titre la plus complexe et la plus aboutie, mais peut-être aussi la plus austère.

Drumming a été composée entre l'automne 1970 et l'automne 1971 après le voyage au Ghana[1],[2] que Reich effectua durant l'été 1970 pour étudier les percussions africaines[3]. Basé sur le processus de déphasage graduel que Reich utilise depuis 1965, Drumming marque pour le compositeur la fin d'une écriture seulement basée sur ce principe. Dès 1972, il travaillera à d'autres principes d'écriture, avec un retour notamment à la mélodie.

L'œuvre est créée à la Brooklyn Academy of Music de New York le .

Structure[modifier | modifier le code]

  1. Première partie ~ 25'
  2. Deuxième partie ~ 25'
  3. Troisième partie ~ 15'
  4. Quatrième partie ~ 19'

L'ensemble de l'œuvre est basée sur un seul motif rythmique de huit notes jouées à des hauteurs et des timbres différents et soumis à des changements de phase. La première partie est écrite pour bongos accordés mais montés sur support et joués avec des baguettes. La seconde l'est pour trois marimbas et marimbaphone et deux voix de femmes. La troisième partie est composée pour trois glockenspiels et un piccolo agrémentée de sifflements. La quatrième partie est pour tous les instruments qui sont accordés selon la gamme diatonique tempérée occidentale.

La durée d'exécution est variable en fonction de l'interprétation des musiciens qui ont une certaine latitude de temps pour l'exécution des cellules rythmiques[4]. C'est l'œuvre la plus longue composée par Steve Reich.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Utilisation en danse[modifier | modifier le code]

En 1975, la chorégraphe new-yorkaise Laura Dean met en scène dans un spectacle homonyme cette œuvre pour la première fois après quelques années de collaboration avec le compositeur. En 1998, la composition est reprise pour la chorégraphie Drumming d'Anne Teresa De Keersmaeker avec l'Ensemble Ictus jouant l'œuvre en direct sur scène lors de sa création. Cette chorégraphie a remporté un Bessie Award à New York en 1999.

Jiri Kylian utilise Drumming part 1 pour la chorégraphie de Falling Angels qu'il crée en 1989.

En 1999, la chorégraphe québécoise Ginette Laurin crée La Vie qui bat, sur la musique de Drumming. En 2009, cette pièce est reprise et présentée à la Dance Triennal Tokyo au Japon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) A Composer May Age, but the Compositions Are Ever Young dans The New York Times du 26 septembre 2000.
  2. (en) Drumming dans « Introductions par Steve Reich de ses œuvres » sur le site de WQXR
  3. Le Langage de Steve Reich : l'exemple de « Music for 18 Musicians (1976) », Jérôme Bodon-Clair, éditions L'Harmattan, 2008, p.38-39, (ISBN 978-2-296-05754-8).
  4. Documentaire télévisuel Steve Reich - A New Musical Language, Arts Council of Great Britain, 1987.