Droue-sur-Drouette

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Droue-sur-Drouette
La mairie de Droue-sur-Drouette.
La mairie de Droue-sur-Drouette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Maintenon
Intercommunalité Communauté de communes du Val Drouette
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gérard
2014-2020
Code postal 28230
Code commune 28135
Démographie
Gentilé Dorrisien
Population
municipale
1 274 hab. (2011)
Densité 241 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 06″ N 1° 42′ 09″ E / 48.6017, 1.702548° 36′ 06″ Nord 1° 42′ 09″ Est / 48.6017, 1.7025  
Altitude Min. 112 m – Max. 162 m
Superficie 5,28 km2
Localisation

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Droue-sur-Drouette

Droue-sur-Drouette est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 3 km à l'est d'Épernon.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Marmouzets, le Hameau, le Petit Droue, le Haut de la Folie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département des Yvelines, région Île-de-France (communes de Saint-Hilarion et d'Émancé).

Communes limitrophes de Droue-sur-Drouette
Épernon Saint-Hilarion (Yvelines)
Droue-sur-Drouette
Épernon Émancé (Yvelines)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé de part et d'autre par la rivière la Droue, que l'on retrouve à compter du début du XXe siècle sous le nom de Drouette ; elle s'est aussi appelée du nom de rivière de Saint Martin. Cette rivière prend sa source à l'étang de la Tour dans la commune de Rambouillet et se jette dans l'Eure. Elle se divise dans le village en rivière morte et en grande rivière. Un bief fut construit en 1840 pour alimenter le moulin du grand Droue. La rivière servit au flottage des bois.

Une seconde rivière, la Guéville, dite aussi rivière de Rambouillet, suit la limite de la commune avec celle de Saint-Hilarion.

Ces deux rivières subirent de nombreuses crues dont l'une des plus importantes fut celle de 1936.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Deux plateaux beaucerons surplombent les deux vallées. Ce relief accidenté dû aux derniers contreforts du bassin parisien coupe le village en plusieurs hameaux.

Le sol est composé de zones alluvionnaires récentes, de terrains du Tertiaire moyen, de sables du Stampien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Comme dans beaucoup de villages de France, des traces de préhistoire apparaissent : haches taillées, polies, meules... sur les plateaux bordant la rivière.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il faudra attendre 768 et l'acte royal de Pépin le Bref pour savoir que les bois locaux avaient déjà été donné au chapitre de Chartres, ce dernier ayant établi vers 88 une prêtrière au lieudit la Malmaison, commune actuelle d'Emancé. c'est de cette dernière que dépend la chapelle actuellement église paroissiale. L'existence est ancienne puisque lors d'une des diverses reconstructions de cette chapelle, il fut utilisé des pierres tombales mérovingiennes pour les bordures des plus petites fenêtres romanes côté sud. Le village en tant que châtellenie devait dépendre tout d'abord des Montfort établi à Epernon puis du duché d'Epernon sans omettre des dîmes et autres tailles à l'évêché de Chartres.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Un différend avec ces seigneurs eut lieu, le comte de Toulouse fils du roi devint propriétaire du château de Rambouillet après Fleuriau d'Armenonville qui dut le lui céder, le comte voulut étendre les chasses du château et demanda au chapitre de bien vouloir où vendre où louer les terres de la Malmaison, mais Armenonville fit tant que cela ne put se faire et il fallut attendre sa mort pour que le chapitre n'accorde un bail au duc de Penthièvre. et c'est sur cette base de terres de chasse que se fit la séparation des départements, Droue ayant les terres de Bailleau-Armenonville resta en Eure-et-Loir tandis qu'Emancé faisait partie de la Seine-et-Oise.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le fait de dépendre du chapitre de Chartres fit que lors des États généraux de 1789, ses représentants devaient voter à Chartres à la différence d'Épernon qui votait à Montfort-l'Amaury. Afin de préparer le cahier des doléances, la population se réunit le premier mars 1789 sous la houlette de Joseph François Nicolas Vesque, lieutenant de bailliage, et 20 comparants sur les 43 inscrits sont présents et 7 seulement vont signer et élisent pour le lendemain Étienne Denis Denis pour les représenter à Chartres. Une des premières mesures prises fut de réunir les diverses paroisses locales et surtout les biens dits de la "fabrique" pour n'en faire qu'un au profit d'Epernon. En 1793, la cloche fut fondue, les biens intérieurs furent volés par les responsables d'Epernon, l'église n'étant plus entretenue, elle menaça de s'effondrer...

La guerre de 1870 : faisant partie de la ceinture du bassin parisien, les troupes des envahisseurs prussiens et bavarois contournant Paris, devaient le plus vite possible envahir la France et surtout empêcher l'Armée de la Loire de se constituer. Aux bataillons des gardes nationaux de défendre la patrie. Le 4 octobre, c'est ce que firent les nommés Martin, Rinf=guenoir, Roger, Lehongre, Ravet, Charlier et Babouin à la ferme du Mousseau. Assiégés, ils se défendirent comme ils purent contre tout un bataillon, seul le dernier put sortir de la ferme avant qu'elle ne soit détruite par le feu. les morts n'eurent même pas le droit d'avoir une inhumation digne de ce nom, les troupes de l'occupant refusant aux habitants d'y assister.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1995 Georges Besnard   Agriculteur
mars 1995 mars 2001 Christian Cottinet    
mars 2001 mars 2014 Gérard Mialhe    
mars 2014 en cours Jean-Pierre Gérard    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 274 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210 257 217 207 221 209 208 207 201
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
180 203 215 208 271 288 299 280 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287 283 253 218 211 224 228 215 230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
273 373 657 849 1 054 1 123 1 219 1 246 1 274
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Autrefois chapelle, elle dépendait de la prêtrière de la Malmaison, actuellement sur la commune d'Émancé (Yvelines). La prêtrière aurait été donné du temps de Charlemagne aux chanoines de la cathédrale de Chartres. On peut peut-être dater de cette époque la base de l'édifice construite en "arête dite de poisson" ; on peut également trouver la trace de petites fenêtres romanes. Mais comme souvent dans les villages de Beauce et de sa région, les destructions ont eu lieu, elle fut reconstruite toujours en période romane. D'autres fenêtres plus grandes d'ailleurs sont aussi visibles, l'une d'elles est faite de sarcophages mérovingiens. Une reconstruction ultérieure suite aux guerres de religion fut faite à nouveau, ouverture de portes, de fenêtres, et construction d'une galerie. une fenêtre gothique flamboyante fait son apparition.

A la Révolution, cela aurait pu être sa fin, la fabrique de Droue, regroupée avec celles d'Épernon, elle ne fut plus entretenue, non seulement cela mais la population voisine vint prendre lors de l'absence des habitants, sa cloche, son mobilier d'intérieur. Et ce fut grâce à la volonté du maire que l'église condamnée par le préfet put être conservée.

Celle-ci restaurée grâce à la volonté du maire Christian Cottinet fut entièrement restaurée et se retrouve être un des plus beaux joyaux des églises de campagne de la région.

Les carrières[modifier | modifier le code]

Depuis fort longtemps, les carrières de grès furent exploitées dans la commune, la rivière la Droue à l'époque fut même canalisée par Vauban afin de pouvoir faire transporter les grès extraits des carrières entre 1685 et 1689 pour les travaux de l'aqueduc de Maintenon, prévu pour le transport des eaux de l'Eure de Pontgouin au château de Versailles par le canal Louis XIV. Mais la guerre passant par là, les travaux cessèrent en 1689. Plus tard, lors de la Révolution, un idée surgira pour permettre à ce canal, tout en l'agrandissant d'aller de Chartres à Paris, mais l'idée ne resta qu'idée.

Article détaillé : Canal de l'Eure ou canal Louis XIV.

Pour les carrières, il a fallu attendre 1835 pour que localement on eut l'idée de faire des finances avec ces carrières, jusqu'alors, si on avait besoin de pierres de grès, on se servait. Mais en cette année 1835, la municipalité mis à bail ces carrières pour 99 ans afin d'en tirer profit. De nombreux carriers se succédèrent les uns après les autres, parmi les plus importants on relèvera un certain Wisse d'origine suisse qui en tirait des meules afin de broyer le kaolin pour le Limousin ; il y eut aussi madame Deshoullières, messieurs Pernot, Mauduit, les frères Quéhan les uns pour des pavés, les autres des marches, certains comme le dernier plus spécialement pour les pavés de Paris. On pouvait y voir des ponts de bois, des lignes Decauville et même un téléphérique. Mais c'est surtout à À partir de 1845, lors du passage du train à Epernon, que ces carrières de grès ont pu prendre un tel essor. Des carrières de meules de moulin sur l'autre rive versant sud de la rivière ont également pu voir le jour. La qualité de dureté de cette pierre était si bonne que les meules produites par les sociétés fertoises sont parties dans l'ensemble des continents.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  • Notices historiques Dorasiennes - Epernon patrimoine et Alentours (2002)