Droits LGBT en Tunisie

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Les droits des personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels) en Tunisie n'existent pas et la pratique de l'homosexualité est illégale.

Lois sur l'homosexualité dans le monde
  •      Pas d'informations
  • Homosexualité légale
  •      Mariage reconnu
  •      Autre type d'engagement reconnu
  •      Mariage à l'étranger reconnu
  •      Pas de reconnaissance des couples homosexuels
  • Homosexualité illégale
  •      Peine minimale
  •      Peine importante
  •      Prison à vie
  •      Peine de mort

Alors que le harcèlement par les autorités et l'emprisonnement des homosexuels sont loin d'être inhabituels, les gays bénéficient d'un certain degré de liberté comparés aux autres pays musulmans comme l'Égypte où les suspects d'homosexualité sont persécutés[1].

Code pénal[modifier | modifier le code]

L'article 230 du Code pénal de 1913, largement modifié en 1964, prévoit jusqu'à trois ans de prison pour sodomie entre adultes consentants[2]. Si les cas de poursuites restent rares, les vexations restent nombreuses, allant jusqu'aux violences physiques[3].

Il convient cependant de rappeler que l'article 230 condamne une pratique sexuelle qui n'est pas exclusivement homosexuelle. Le sentiment amoureux entre deux personnes de même sexe n'est pas explicitement condamné.

Position officielle[modifier | modifier le code]

Le 22 décembre 1993, la Cour d'appel de Tunis rejette la requête d'un transsexuel pour changer son statut civil d'« homme » à « femme » ; le jugement déclare que son changement de sexe est une « opération volontaire et artificielle » qui ne peut justifier un changement de statut[4].

En janvier 2002, le gouvernement s'oppose au statut consultatif de l'ILGA aux Nations unies et, en février 2004, le président de l'époque, Zine el-Abidine Ben Ali, assiste à une conférence de presse au cours de laquelle le président George W. Bush condamne les mariages homosexuels organisés à San Francisco[5].

Hamadi Jebali, du parti islamiste Ennahdha, déclare dans un entretien accordé aux lecteurs du Monde que les homosexuels peuvent tout à fait adhérer à son parti « s'ils en respectent le règlement et ses principes [qui seraient] contre leurs agissements ». Il ajoute qu'il n'existe pas, en Tunisie, de sanctions propres aux homosexuels : « il y a des lois pénales que tout le monde doit respecter »[6].

Exposition médiatique[modifier | modifier le code]

À la suite de la révolution, un webzine, Gayday, est lancé en mars 2011, de même qu'une radio en ligne[3]. Toutefois, à la suite de la victoire du mouvement islamiste Ennahdha aux élections du 23 octobre 2011, le ministre Samir Dilou déclare son opposition à la publication et considère l'homosexualité comme un trouble médical qu'il faut soigner ; cette position est critiquée par Reporters sans frontières et Amnesty International pour qui « cautionner la discrimination pour des motifs liés à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre revient à donner le feu vert aux violations les plus graves des droits humains »[3].

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]