Droits LGBT en Angola

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Localisation de l'Angola

Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenre (LGBT) en Angola font face à des situations que ne connaissent pas les citoyens non-LGBT. Les relations homosexuelles tant masculines que féminines sont illégales en Angola. En 2001, le gouvernement angolais à refusé de recevoir le nouvel ambassadeur israélien Isi Yanouka au motif qu'il était gay[1].

Droit criminel[modifier | modifier le code]

Les articles 70 et 71 interdisent les rapports homosexuels privés, entre adultes consentants, en tant qu'« offense contre la moralité publique ». Les lois criminalisant l'homosexualité ont été introduites sous le règne colonial du Portugal et ont été conservées après l'indépendance. La loi stipule que les récidivistes peuvent être condamnés à aller en camps de travail.

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Le Front national de libération de l'Angola, le Mouvement populaire de libération de l'Angola et l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola n'ont pas communiqué leurs intentions au sujet des citoyens LGBT. Les efforts en vue de la démocratisation, lancés dans les années 1990, lors du traité de paix, ont permis la création de la première association d'Angolais LGBT. Cependant, la Mokalu foundation, basée en Australie, n'a jamais pu recevoir l'autorisation de s'établir à Luanda[2].

En 2008, le Mouvement populaire de libération de l'Angola a remporté la majorité des sièges aux législatives. Mais bien que membre de l'internationale socialiste, qui soutient les droits LGBT, ce parti a évité de traiter des questions LGBT, de même que les autres partis.

Discrimination[modifier | modifier le code]

En 2010, aucune loi n'interdit la discrimination ou les persécutions fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre.

Les croyances religieuses, surtout chrétiennes et musulmanes, influencent considérablement les Angolais, qui voient d'un mauvais œil l'homosexualité et le transgenre. Les personnes LGBT en Angola rapportent être victimes d'agressions verbales et physiques[3].

La presse angolaise a en 2005, lors du mariage de deux hommes, qualifié l'homosexualité d'« abominable »[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Was diplomat denied post in Angola because he is openly gay?, The Jerusalem Post, 30 avril 2010.
  2. IGLHRC, Angola - Status of sexual minorities, 1993-1998
  3. a et b Angola: Gays and lesbians: Invisible and vulnerable

Liens externes[modifier | modifier le code]