Droits de l'Homme (1794)

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Droits de l'Homme
Image illustrative de l'article Droits de l'Homme (1794)
Combat du Droits de l'Homme, par Léopold Le Guen

Histoire
A servi dans Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Commandé 10 prairial An II (29 mai 1794)
Statut échoué en 1797
Caractéristiques techniques
Type Vaisseau de ligne de classe Téméraire
Longueur 55,87 mètres (172 pieds du Roi)
Maître-bau 14,90 mètres (44,6 pieds du Roi)
Tirant d'eau 7,26 mètres (22 pieds du Roi)
Déplacement 2900 tonnes
Propulsion Jusqu'à 2 485 m2 de voiles
Caractéristiques militaires
Armement 74 canons:
Autres caractéristiques
Équipage 3 officiers
690 hommes
Chantier naval Port-Liberté (aujourd'hui Lorient)
Coordonnées 47° 57′ 37″ N 4° 25′ 42″ O / 47.96033056, -4.4284547° 57′ 37″ Nord 4° 25′ 42″ Ouest / 47.96033056, -4.42845  

Le Droits de l'Homme est un vaisseau de ligne de 74 canons de classe Téméraire en service dans la Marine républicaine française pendant les guerres de la Révolution française. Il est baptisé d'après la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

Carrière[modifier | modifier le code]

Le Droits de l'Homme, est impliqué dans le combat du 6 novembre 1794 (16 Brumaire an III), au cours duquel il prend en chasse deux vaisseaux britanniques de 74 canons, le HMS Canada et le HMS Alexander. Le Droits de l'Homme rejoint en premier l’Alexander, mais il est forcé d'abandonner le combat, son gréement ayant été endommagé par le feu ennemi, l’Alexander est rattrapé par le Jean Bart et le Marat et capturé.

Le Droits de l'Homme, placé sous les ordres du capitaine de vaisseau Raymond de Lacrosse, prend part à l'Expédition d'Irlande une tentative d'invasion de l'Irlande, emportant avec lui 549 soldats. Sur son chemin, la flotte est dispersée par une tempête. Le Droits de l'Homme arrive en baie de Bantry et croise au large des côtes, capturant les bricks HMS Cumberland et HMS Calypso. Il reste sur zone pendant huit jours afin d'être certain qu'aucun bâtiment français n'était en détresse, avant de remettre les voiles vers la Bretagne.

Le Droits de l'Homme participe marginalement à la bataille de Groix, le 22 juin, 1795, tirant quelques coups de canons à l'ennemi.

Le naufrage du Droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naufrage du Droits de l'Homme.

Le 25 nivôse An V pendant le combat du 13 janvier 1797, au large de Penmarch, le Droits de l'Homme rencontre les frégates britanniques HMS Indefatigable (48 canons), sous les ordres de Sir Edward Pellew, et l'HMS Amazon (44). Le gros temps et la mer déchainée empêche le Droits de l'Homme d'utiliser les canons situés sur ses ponts inférieurs de d'aborder les bâtiments ennemis, pourtant de plus petite taille. Lacrosse est blessé ; Il laisse le commandement du vaisseau à son second, Prévost de Lacroix, et fait jurer à l'équipage de ne jamais abaisser son pavillon[1].

Naufrage du Droits de l'Homme

Après 13 heures de combat, étant à cours de munitions, les Britanniques cessent le combat alors que l'équipage de l’Indefatigable aperçoit la terre ferme. L’Indefatigable, malgré les dégâts infligés à ses mâts et gréements, parvient à échapper au lee shore et éviter de s'abîmer sur les roches de Penmarch ; l’Amazon s'échoue sur un banc de sable devant Plozévet, et ses membres d'équipage qui parviennent à regagner le rivage sont fait prisonniers. Le Droits de l'Homme, ayant perdu son gouvernail, mâts et des ancres, s'échoua à proximité de Plozévet[2].

Après plusieurs jours de tempête, certains membres sont sauvés par des navires envoyés en secours et par des bateaux de pêche envoyés des villages voisins, mais les opérations sont rendues très compliquées par le mauvais temps ; 60 hommes meurent des privations d'eau et de nourriture, un grand nombre se noient lors de tentatives désespérées pour rejoindre le rivage. Le général Jean-Amable Humbert, qui commandait les troupes à bord, échappe de peu à la noyade, et entre 250 et 390 hommes périssent pendant et après le naufrage. Le second Prévost de Lacroix est le dernier à quitter le vaisseau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) C. Northcote Parkinson, Edward Pellew, Viscount Exmouth, Admiral of the Red, Londres, Methuen & Co., 1934, p. 175-178
  2. C. Northcote Parkinson, Edward Pellew, Viscount Exmouth, Admiral of the Red, Londres, 1934, Methuen & Co., p. 179-180

Liens externes[modifier | modifier le code]