Droit de l'hommisme

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Le droit-de-l'hommisme est une expression péjorative désignant de manière polémique ce qui est perçu comme une attitude bien-pensante invoquant la défense des droits de l'homme[pas clair] et, plus généralement, une attitude purement déclamatoire ou excessivement tolérante.

L'ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine a déclaré en mai 2007 que « le droit de l’hommisme est une posture de repli. C’est une politique de remplacement qui prend acte de notre incapacité à intervenir, y compris sur le plan militaire. Ce droit de l’hommisme est valorisant vis-à-vis des opinions publiques européennes, mais il n’a aucune influence sur les mondes russe, arabe ou chinois. Nous faisons des discours pour pallier notre absence de pouvoir ou d’influence.»[1] Hubert Védrine conseille au contraire davantage de réalisme en politique étrangère.

De manière plus générale, la Ligue des droits de l'homme se voit accusée de pratiquer le droits-de-l'hommisme. À Jean-Pierre Chevènement qui, en 1999, fustigeait le « droits-de-l'hommisme de pacotille » répondent, comme en écho, les déclarations de Nicolas Sarkozy contre « tous les droits-de-l'hommistes de la création». Nicolas Sarkozy s'opposa notamment à la LDH, ainsi qu'aux associations qui protestèrent contre son projet de loi sur la sécurité intérieure (LSI) en déclarant : "Tous les droits-de-l'hommistes de la création passent devant la porte de Saint-Ouen en disant : 'Mon dieu, les pauvres' puis s'en vont pour aller dîner en ville" (dans un entretien au journal Le Monde, 24 octobre 2002).[réf. nécessaire]

[modifier] Article connexe

[modifier] Notes et références

  1. Le « droit de l’hommisme », posture de repli

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