Dream house (musique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dream House.

La dream (dream house ou dream trance ou dream music) est un sous-genre de la trance et de la house apparu dans la seconde moitié des années 1990 en Europe. Sa particularité est d'utiliser en premier plan une mélodie de synthétiseur avec un son de piano, le tout à grand renfort de nappes planantes et de beats techno. Les pochettes des disques, qu'il s'agisse des singles, maxis, albums ou compilations, présentent presque systématiquement des paysages idylliques (ciels lumineux, galaxies, planètes imaginaires, mers éclatantes, dauphins, papillons...).

Le morceau fondateur est Children de Robert Miles en 1995, suivi rapidement par Fable, puis par l'album Dreamland, qui a certainement donné son nom au genre. Robert Miles avait créé ce style de musique afin de « calmer » les esprits qui étaient survoltés sur la piste de danse en fin de soirée, de manière à revenir en douceur à la réalité, d'où le nom de dream[1].

Le DJ italien Maurizio d'Ambrosio (alias Mephisto) l'a suivi très rapidement avec le titre phare Voices, très diffusé sur les radios à l'époque. Les nombreux autres morceaux de ce genre s'inspirent tous fortement du titre Children (exemples : Celebrate the love de Zhi-Vago et le remix du générique d' X-Files par DJ Dado). De nombreuses compilations (Dreamworld, Dream-files, Dream people...) sont lancées. On y retrouve les tubes cités plus haut, mais aussi de nouveaux morceaux (parfois œuvres d'un même artiste signant sous différents pseudonymes). La mode a été particulièrement éphémère (1995-1997 environ) bien qu'il existe aujourd'hui encore quelques disques pouvant s'apparenter à ce sous-genre musical. Cependant des réminiscences se laissent entendre dans des hits des années suivantes, notamment dans des tubes d'eurodance tel que Blue (Da Ba Dee) d'Eiffel 65.

Parmi les icônes du mouvement se trouvent Nylon Moon, 2 Flying Stones, Roland Brant, Gigi (connu plus tard sous le nom de Gigi D'Agostino), ou encore Altaïr, qui n'étaient autres que la même bande de DJ que l'on peut retrouver derrière des projets tels que Boris ou Pleasure Game. De son côté, Robert Miles s'est éloigné du genre dès son deuxième album, s'orientant vers des sonorités plus trip hop et jazzy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominic Pride, John Crouch & Wolfgang Spahr et al. Miles' 'Children' gives birth to a European craze, Billboard 108 (18): 11, 4 mai 1996 (ISSN 0006-2510).