Dragueurs de mines français de type MSI

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Type MSI (Mine Sweeper Inshore)
Image illustrative de l'article Dragueurs de mines français de type MSI
le M 772 Armoise
ex-
Caractéristiques techniques
Type dragueur de mines
Longueur 32,43 m
Maître-bau 6,45 m
Tirant d'eau 1,7 m
Déplacement 140 tonnes (standard)
170 tonnes (à pleine charge)
Propulsion 2 moteurs diesel PAXMAN
Puissance 2 x 550 ch
Vitesse 14 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon de 20 mm Oerlikon
Autres caractéristiques
Électronique 1 radar de navigation DRBN 30 puis DECCA 202
Équipage 1 officier, 4 officiers mariniers, 8 quartiers maîtres et matelots.
Histoire
Constructeurs Royaume-Uni
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Période de
construction
1953 - 1955
Période de service 1954 - 1989
Navires construits 15 (France)

Les dragueurs de mines français de type MSI sont des dragueurs de mines de petits fonds ou d'estuaire construits au Royaume-Uni.
Les dragueurs de mines de type MSI se différencient des dragueurs côtiers de type MSC (Mine Sweeper Coastal) et des dragueurs de mines océaniques de type MSO (Mine Sweeper Ocean) d'abord par un tonnage plus faible et par le fait de travailler en eau peu profonde (4 à 10 mètres maxi) dans les ports, chenaux d'accés, canaux et voies fluviales.

Service[modifier | modifier le code]

À leur arrivée en France, ils sont affectés à la 16° DIDRA (DIvision de DRAgueurs) de Cherbourg ou la 26° DIDRA de Brest.

En 1962, Armoise rejoint la base navale de Toulon pour devenir navire auxiliaire du Laboratoire de Détection Sous-Marine. Après la dissolution des flottilles, les unités sont réaffectés à diverses tâches (Bateaux écoles, base de plongueurs démineurs ou d'expérimentation, mouilleurs de mines ou patrouilleurs de la gendarmerie maritime...)

Conception[modifier | modifier le code]

Les MSI sont fabriqués en coque bois et les équipements métalliques en métaux amagnétique pour que la signature magnétique soit le plus faible possible. La passerelle, totalement découverte, est sur l'avant de la mature qui est rabattable vers l'arrière afin de pouvoir passer sous les ponts des cours d'eau. Contrairement aux autres types de dragueurs, ils n'ont pas de teugue et leur coque est "flush deck".
La plage arrière est dégagé pour recevoir les différents apparaux de dragage :

  • 1 treuil pour la drague mécanique et 1 tambour sur lequel est enroulé la drague magnétique.
  • 4 bossoirs (2 à l'arrière et 2 au milieu) pour la mise à l'eau des différentes dragues.
  • Diverses dragues : mécaniques, magnétiques, acoustiques et explosives
  • 1 support de drôme : pneumatique 6 places (moteur hors-bord de 20 cv)

Les unités[modifier | modifier le code]

    • M771 Tulipe 1954 - désarmé le 20 avril 1984
    • M772 Armoise 1955 (puis A741) - désarmé en 1989
    • M773 Violette 1955 (puis P788) - désarmé le 13 février 1987
    • M774 Œillet 1955 - désarmé le 20 avril 1984
    • M775 Pâquerette 1955 - désarmé le 15 juin 1988
    • M776 Jasmin 1955 - désarmé le 9 janvier 1986
    • M781 Aubépine 1955 - désarmé en 1971
    • M782 Capucine 1955 - désarmé en avril 1984
    • M783 Hortensia 1955 - désarmé le 18 novembre 1983
    • M784 Géranium 1955 - désarmé le 27 juillet 1987
    • M785 Hibiscus 1955 - désarmé le 21 février 1986
    • M786 Dahlia 1955 - désarmé le 2 avril 1990
    • M787 Jonquille 1955 - désarmé le 3 décembre 1984
    • M788 Myosotis 1955 - désarmé le 6 juin 1984
    • M789 Pétunia 1955 - désarmé le 26 septembre 1986


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Notes et références[modifier | modifier le code]