Dragons de Fargues

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Dragons de Fargues
Période 1795
Pays Flag of Royalist France.svg
Branche Cavalerie
Fait partie de Armée de Condé
Guerres Guerres de la Révolution
Commandant historique Jean-Joseph de Méallet

Les Dragons de Fargues sont une ancienne unité de cavalerie française dissoute, qui combat dans l'Armée de Condé

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean-Joseph de Méallet, comte de Fargues, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, seigneur de Roumegoux et autres lieux, capitaine dans le Royal-Cavalerie, vient prendre ses ordres de Monseigneur le comte d’Artois, à Turin, dès 1790, avec deux autres gentilshommes de sa province. Il émigre en 1791. Fargues fait les campagnes dans l’armée des princes, comme officier dans la Compagnie des gentilshommes d’Auvergne[1]. Il vient d’obtenir, à l’instant de sa mort, en la propriété d’un régiment de dragons de son nom.

Le commandeur de Fargues, son frère, obtient aussi l'agrément du prince de Condé et les secours de l'Angleterre pour la levée de six cents dragons que le grand-maître de Malte avait promis de lui fournir. Mais des considérations politiques ayant apporté quelque changement à ces dispositions, ce régiment se trouve réduit à un escadron de deux cents hommes qui est sur pied quelques mois après[2]. Les Dragons de Fargues sont levés aux frais de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[3]. En 1792, la Révolution française confisque les biens français de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, comme ceux de tous les autres ordres religieux. Le Grand prieuré de France est dissous cette même année[4]. L'ordre perd alors les trois quarts de ses revenus en France. Le commandement passe alors à son frère, François Louis de Fargues, commandeur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui est employé dans l’armée du prince de Condé[5]. Ses deux fils âgés de 16 et 14 ans combattent dans les dragons de l'armée de Condé[6]. François Louis de Fargues est blessé grièvement en 1796[7]. En réalité, le régiment est plutôt un escadron qui devient squelettique après plusieurs campagnes. Il est caserné un temps à Cracovie[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand (France), Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand., 1982, no.672-679 1982-1983, p.134.
  2. Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime Mgr le prince de Condé, Armand François Hennequin, Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.1, p.385.
  3. Dix ans d'émigration (1791-1801); souvenirs, Charles François de Cézac, E. Paul, 1909, p.221.
  4. p. 106 de Histoire de l'Ordre de Malte, par Bertrand Galimard Flavigny, Perrin, Paris, 2006, (ISBN 2-262-02115-5)
  5. La famille de Méalet de Fargues en Auvergne
  6. Nobiliaire d'Auvergne ..., Jean Baptiste Bouillet, Perol, 1851, t.4, p.105.
  7. Campagnes du corps sous les ordres de Son Altesse Sérénissime Mgr le prince de Condé, Armand François Hennequin Ecquevilly, Le Normant, 1818, v.2, p.84.
  8. Les émigrés français, 1789-1825: 1789-1825, Jean Vidalenc, Association des publications de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Caen, 1963, pp.179 et 185.

Articles connexes[modifier | modifier le code]