Drąsius Kedys

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Drąsius Kedys
Assassin
Information
Naissance
Garliava, Drapeau de la Lituanie Lituanie
Décès (à 37 ans)
Drapeau de la Lituanie Lituanie
Homicide
Victimes 2
Période -
Pays Drapeau de la Lituanie Lituanie
Ville Kaunas

Drąsius Kedys, né le à Garliava et mort le , est un criminel lituanien au centre d’une affaire criminelle de grande envergure centrée autour d’une fille de quatre ans pour abus sexuel sur mineure et d’un double homicide.

Biographie[modifier | modifier le code]

Scandale pédophile[modifier | modifier le code]

Drąsius Kedys est né le à Garliava. Avec son ancienne petite amie Laimutė Stankūnaitė (née en 1986), il a une fille hors mariage en . Stankūnaitė est mineure lorsqu’elle donne naissance à leur fille. Le couple se sépare en 2006 et Stankūnaitė obtient la garde de sa fille en grâce à l’aide d'Andrius Ūsas, homme politique et conseiller de l’ancien président du Seimas Viktoras Muntianas. Kedys a quant à lui obtenu un droit de visite le week-end[1].

Kedys dépose plainte le et affirme que Ūsas a payé Stankūnaitė pour abuser sexuellement de leur fille. En , Kedys obtient la garde exclusive de sa fille sans droit de visite pour sa femme mais les tribunaux ont confirmé à plusieurs reprises que Stankūnaitė n’avait pas à répondre, rejetant ainsi les allégations de Kedys contre son ancienne petite amie. L’enquête préliminaire contre Ūsas a néanmoins continué.

En , Kedys appuie ses accusations contre Violeta Naruševičienė, la sœur de Stankūnaitė, affirmant qu’elle a pris part pour permettre aux hommes d’abuser de sa fille de 8 ans[1].

En , Kedys accuse également Jonas Furmanavičius, un juge, et une personne non identifiée connue seulement comme Aidas de participer aux abus sexuels. Toutes ces personnes, à l’exception de Aidas, ont clamé leur innocence et, à leur tour, ont accusé Kedys de calomnie, diffamation et menaces de mort.

Frustré par le manque apparent de progrès dans l’enquête officielle et convaincu qu'obstruction est délibérément faite, Kedys envoie près de 200 DVD à des politiciens lituaniens, les médias et les services de police avec des séquences vidéo maison de témoignage explicite de sa fille contre trois « oncles ». Il promet d’envoyer la version sous-titrée pour les membres du Parlement européen[2]. De nombreuses sources critiquent Kedys, qui a agi comme étant le cameraman, en demandant à sa fille de répondre aux questions et d’avoir monté le film[3].

Double homicide[modifier | modifier le code]

Le , Furmanavičius et Naruševičienė ont été abattus à Kaunas. Kedys est devenu le principal suspect[4]. Le même jour, une recherche nationale de Kedys a été annoncée[5] qui a été rapidement suivie par une annonce de recherche internationale, puisque les autorités soupçonnent qu'il a quitté le pays peu après les meurtres[6]. Les amis de Kedys, Raimundas Ivanauskas et Eglė Barauskaitė, ont été accusés de complicité d’assassinat. En , cette affaire judiciaire est en cours[7].

L’histoire a provoqué un tollé en Lituanie. Dans l’esprit du public, l’affaire a été considérée comme de vaines tentatives du père dans la poursuite de la justice en essayant de protéger sa fille, et en étant entraîné à des mesures désespérées par la colère à l’injustice. D’autres se demandent si les meurtres n’étaient pas en fait commandés par Kedys lui-même.

Mort de Kedys[modifier | modifier le code]

Tombe de Drąsius Kedys

Après six mois de recherche par la police, le corps de Drąsius Kedys est retrouvé près de réservoir de Kaunas le . Selon le rapport officiel, la cause du décès est « étouffement par vomissement », tout en étant fortement intoxiqué. Cependant, ses parents sont convaincus que Kedys a été assassiné, en soulignant certaines blessures sur son corps. Les parents de Kedys demandent un deuxième avis d’experts indépendants. En , un rapport a été reçu par le service médico-légal national suédois (Rättsmedicinalverket (sv)) qui a confirmé que Kedys avait en effet succombé à l’alcool et à l’intoxication de drogue, et qu’il s’est étouffé avec ​​le contenu de son estomac.

Le , le corps de Kedys a été enterré dans le cimetière de Jonučiai. Selon divers rapports de médias, de six à dix mille personnes de tout le pays ont assisté à la cérémonie.

Mort de Ūsas[modifier | modifier le code]

Ūsas, le principal suspect dans l’affaire de pédophilie, a été officiellement accusé d’agression sexuelle sur mineur. Cependant, il a été retrouvé noyé dans un marécage en . La mort a été jugée accidentelle. Le procès contre Ūsas s'est poursuivi. Le tribunal l’a jugé innocent en [3].

Garde de l’enfant[modifier | modifier le code]

Le , suite à une ordonnance du tribunal, la fille de Kedys, qui vivait précédemment avec des proches de Kedys à Garliava, a été réunie avec sa mère Stankūnaitė. En raison de la présence continue de manifestants en désaccord avec la décision de la cour vieille de cinq mois, l’opération a été réalisée avec l’aide de la police antiémeute, avec trente-neuf manifestants arrêtés. Auparavant, le Seimas a modifié la loi afin de permettre l’utilisation de la police antiémeute en emportant l'enfant[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (lt) « Pedofilijos bylos chronologija »,‎
  2. (lt) Ainis Gurevičius, « Lietuvai gresia pedofilijos skandalas »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)
  3. a et b (lt) Eglė Samoškaitė, Dainius Sinkevičius, « Teismas reabilitavo A.Ūsą »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)
  4. (lt) « Rastas Drąsiaus Kedžio kūnas (atnaujinta 9.05 val., nuotraukos) »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)
  5. (lt) « POLICIJA IEŠKO NUŽUDYMAIS ĮTARIAMO DRĄSIAUS KEDŽIO (PAPILDYTA - PASKELBTA TARPTAUTINĖ PAIEŠKA) »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)
  6. (lt) Rita Gečiūnaitė, « Kedys Ispanijoje lanko gimines? »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)
  7. (lt) Dainius Sinkevičius, « Kauno žudynių byla: pagrindiniai liudytojai demaskuoja D. Kedį ir jo bendrus »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)
  8. (en) « Lithuanian police detain 39 in child custody case »,‎ (consulté le 26 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]