Drôles de locataires

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Drôles de locataires

Titre original Another Fine Mess
Réalisation James Parrott
Scénario Stan Laurel
H.M. Walker
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Sortie 1930
Durée 28 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Drôles de locataires (Another Fine Mess) est une comédie du cinéma américain de James W. Horne mettant en scène Laurel et Hardy, sortie en 1930. L'histoire du film est tiré d'un sketch du père de Stan Laurel, Arthur J. Jefferson et il s'agit d'un remake sonore de Maison à louer (Duck Soup) sorti en 1927.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le colonel Wilburforce Buckshot, qui part en safari en Afrique du Sud, laisse sa somptueuse demeure à ses domestiques à charge pour ses derniers de trouver des locataires irréprochables durant son absence. Non loin de là, nos deux compères poursuivis par un policier trouvent refuge dans la cave de cette même demeure. En l'explorant, ils assistent au départ des deux domestiques entendant bien prendre leur week-end sitôt leur maître parti. Voilà Laurel et Hardy devenus les nouveaux occupants de la maison.

Mais à peine installés, une voiture se range devant le perron. Il s'agit de Lord et Lady Plumtree qui viennent visiter la maison pour en devenir les éventuels nouveaux locataires. Laurel se déguise en majordome pour les éloigner mais comme la police rode dans le parc, il est obligés de les faire pénétrer à l'intérieur où Hardy se fait passer pour le propriétaire. Les choses se compliquent lorsque Lady Plumtree demande à voir la femme de chambre et c'est encore une fois Stan qui s'y colle et se travestit en « Agnès ».

Si Laurel et Hardy arrivent finalement tant bien que mal à donner le change et à se faire passer pour ceux qu’ils ne sont pas, les choses vont singulièrement se compliquer avec le retour innopiné du colonel Wilburforce Buckshot chez lui et l’intrusion de la police…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source principale de la distribution[2] :

Reste de la distribution non créditée :

Autour du film[modifier | modifier le code]

Drôles de locataires (Another Fine Mess) est le parfait remake de Maison à louer (Duck Soup) qui démontre combien après seulement trois ans et le passage au cinéma parlant le jeu du duo Laurel et Hardy a évolué.

Si les scénarios sont identiques sur le plan de l'intrigue, elle est traitée différemment. Alors que dans le film de 1927, une bonne partie de la comédie est consacrée à introduire l'intrigue assez complexe, celui de 1930 s'affranchit de cette tâche en moins d'une minute. Grâce à l'artifice d'une petite annonce dans un journal qui remplace avantageusement de longs intertitres d'introduction et une courte scène montrant le départ du colonel Wilburforce Buckshot, on comprend que la demeure de ce dernier va rester vacante. De même, la première version comportait une longue introduction amenant nos deux héros à trouver refuge dans cette dernière tout en montrant par une digression relatant la réquisition des clochards pour tenter de circonscrire un incendie que l'on n'avait pas affaire à de si mauvais bougres. Là, un seul plan montrant Laurel et Hardy courant devant un policier suffit à le justifier et une phrase échangée entre deux représentants de l'ordre nous donne le motif futile de la poursuite.

Avoir concentré ainsi la mise en place de l'intrigue donne alors un autre rythme à Another Fine Mess. Tous les éléments principaux sont repris mais ordonnés différemment. La poursuite à vélo est reléguée à la fin et évite ce moment trépidant qui fait paraître lent et lourd le véritable développement dans Duck Soup. L'enchaînement rapide du départ du colonel, l'arrivée de nos compères, le départ des domestiques et enfin l'arrivée des futurs locataires permettent un chassé croisé des personnages dans un même lieu en gardant de la pertinence et permettant de lancer le déroulement de l'histoire proprement dite sans donner le sentiment au spectateur d'une histoire alambiquée.

Un peu plus tôt dans l'année, les deux acteurs tournent ensemble La Maison de la peur (The Laurel-Hardy Murder Case) un court métrage de 30 minutes sur trois bobines. Il s'agit du premier film dans lequel Hardy prononce la phrase de reproche à l'encontre de Laurel suivante « Here's Another Nice Mess You've Gotten Me Into », en français : « tu m'as encore mis dans un beau pétrin ». Au cours des futurs films qu'ils tournent ensemble, cette phrase revient régulièrement puisque Oliver Hardy la prononce près de 17 fois même si la phrase qui passe dans la postérité, le titre anglais du film « Drôles de locataires », comprend les mots « another fine mess » et non pas « another nice mess »[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Qui était le père de Stan Laurel
  2. (en) Quelle situation ! sur l’Internet Movie Database - Consulté le 29 novembre 2011 - Sauf référence contraire.
  3. (en) Page sur la phrase de reproche de Hardy à Laurel sur http://www.patfullerton.com/.

Lien externe[modifier | modifier le code]