Dowlais Iron and Co

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Dowlais Iron and Co
Image illustrative de l'article Dowlais Iron and Co
Peinture de Dowlais Ironworks par George Childs
Localisation
Situation Merthyr Tydfil
Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles
Coordonnées 51° 45′ 37″ N 3° 21′ 00″ O / 51.7604, -3.3499 ()51° 45′ 37″ Nord 3° 21′ 00″ Ouest / 51.7604, -3.3499 ()  

Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni

(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Dowlais Iron and Co
Installations
Type d'usine Usine sidérurgique
Fonctionnement
Effectif (1845) 8 800 personnes
Date d'ouverture 19 septembre 1759
Date de fermeture 1987
Production
Produits Rails, fonte, pièces forgées
Production (1845) 88 400 tonnes d'acier

Fondée en 1759 par Isaac Wilkinson, le drapier Edward Blakeway, le forgeron Thomas Lewis[1] et six autres associés, près de Merthyr Tydfil, sur le bassin des mines de charbon du pays de Galles, Dowlais Iron and Co fut l'une des premières sociétés par action, au capital de 4 000 livres sterling, produisant en grande quantité de la fonte au coke. Isaac Wilkinson apporta son brevet, Thomas Lewis le droit d'utiliser les minerais de fer et le charbon de plusieurs petites forges qu'il avait créées dans les environs, les sept autres apportant des capitaux.

L'entreprise souffrit au début de difficultés à libérer le capital annoncé, car une partie des apports étaient des entreprises dans le sud du pays de Galles et le Shropshire, où Wilkinson avait commencé la fonte au coke[2]. Elle ne fut vraiment formée qu'en 1760. Elle fut aussi victime de la dispersion des ses salariés, occupés dans d'autres fonderies, Thomas Lewis œuvrant aussi dans la fonderie de Pentyrch et Isaac Wilkinson dans celle de Plymouth à partir de 1763[3].

Les trois autres fonderies de la région furent :

Cyfarthfa Ironworks, créé en 1764 par Anthony Bacon ;
Plymouth pour laquelle travailla aussi Isaac Wilkinson à partir de 1763 et dans laquelle Anthony Bacon investit en 1765 avant de la racheter en 1766 ;
Penydarren Ironworks, fondée en 1782 par Francis Homfray.

Toutes les trois utilisent la matière première de Dowlais. Cyfarthfa Ironworks obtint en 1773 les contrats pour la fabrication de canons pour la Royal Navy, réalisée depuis 1764 par la Carron Company, dont l'un des fondateurs, John Roebuck est en difficulté en 1769 car il ne parvient pas à extraire assez de charbon des mines d'Écosse.

Thomas Lewis décéda en 1764 et Isaac Wilkinson partit en 1763 à Bristol avec son ami John Guest[3], un forgeron né près de coaldalebrook et travaillant dans l'entreprise depuis 1763. Le départ de Wilkinson est causé par des conflits judiciaires avec ses fils dont l'aîné John Wilkinson a 35 ans, qui s'aggravèrent en en 1763 lorsque la fin de la guerre de Sept Ans assécha les commandes. Wilkinson organise en 1779 la construction de l'Ironbridge sur la rivière Severn, avec Abraham DarbyIII et d'autres associés.

En avril 1767 John Guest revint[4], fut nommé gérant et acheta 7 des 16 actions avant de passer la main en 1786 à son fils Thomas Guest, qui fonda la Dowlais Iron Company, avec son gendre William Taitt. Thomas Guest mourut en 1807 son fils John Josiah Guest devenant en 1815 le propriétaire de 9 des 16 actions. Vers 1790, l'entreprise produisait 1800 tonnes d'acier sur deux hauts-fourneaux et William Taitt la fera prospérer au moment des guerres napoléoniennes[5].

En 1845, c'était la plus grande aciérie du monde, avec 88 400 tonnes d'acier par an, produites par 8 800 employés[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « The Economic History of the British Iron and Steel Industry, 1784-1879 ... by Alan Birch », sur Google (consulté le 21 avril 2010)
  2. A concise economic history of Britain: from 1750 to recent times, volume 2 par William Henry Bassano Court, W. H. B. Court, page 53
  3. a et b The Economic History of the British Iron And Steel Industry, 1784-1879, par Alan Birch, p. 69
  4. « Early Works At Merthyr Tydfil », sur henrycort.net (consulté le 21 avril 2010)
  5. The Economic History of the British Iron And Steel Industry, 1784-1879, par Alan Birch, p. 70
  6. « Merthyr Tydfil », sur alangeorge.co. (consulté le 21 avril 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]