Doudeville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Doudeville
Le château de Galleville.
Le château de Galleville.
Blason de Doudeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Yvetot
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Caux-Fleur de Lin
Maire
Mandat
Érick Malandrin
2014-2020
Code postal 76560
Code commune 76219
Démographie
Gentilé Doudevillais
Population
municipale
2 554 hab. (2012)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 19″ N 0° 47′ 07″ E / 49.7219444444, 0.78527777777849° 43′ 19″ Nord 0° 47′ 07″ Est / 49.7219444444, 0.785277777778  
Altitude Min. 85 m – Max. 156 m
Superficie 14,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Doudeville

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Doudeville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Doudeville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Doudeville
Liens
Site web doudeville-capitale-du-lin.com

Doudeville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Dite la capitale du lin cultivé, elle est située au centre du pays de Caux, lieu fondé sur de la craie, et est très connue pour ses champs bleus de lin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Doudeville[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Dodevilla au XIIe siècle[1].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine (rural) » ou « village ». Le substantif vile (ville est une graphie moderne) a acquis peu à peu cette signification à partir du XIe siècle, avant de prendre son sens moderne postérieurement[2]. Étant donné la date tardive de la première attestation citée par François de Beaurepaire, il est impossible de définir ici son sens exact.

Albert Dauzat et Charles Rostaing, qui ne connaissaient pas de forme ancienne, ont supposé un *Dodone-villa « domaine ou village de Dodo », anthroponyme germanique, avec le -on(e) du cas régime, alors que le cas sujet est pratiquement le seul à être utilisé dans les noms en -ville de Normandie. Pour expliquer le maintien du [d] intervocalique qui se serait régulièrement amui en langue d'oïl, ils émettent l'hypothèse d'une formation particulièrement tardive et il compare avec Doudeauville (Seine-Maritime, Dudelvilla en 1152). Ernest Nègre leur reprend l'idée du nom de personne Dudo en le faisant curieusement suivre d'un a, c'est-à-dire Dodo-a, car pour lui Dodo- n'a pas pu évoluer en Dode-[3].

François de Beaurepaire préfère pour expliquer le maintien du [d], une variante hypocoristique *Doddo non attestée, d'où l'astérisque. Il soutient surtout l'hypothèse d'un nom de personne anglo-saxon Dudda ou Dodda bien attesté. Cette dernière proposition a pour avantage d'expliquer le maintien d'un [d] intervocalique (à cause de la géminée d'origine), d'éviter le recours à un anthroponyme non attesté et les conjectures sur la présence d'un *-a dans *Dodo-a. Il convient en plus de noter l'existence de nombreux noms de personnes anglo-saxons bien identifiés dans le pays de Caux comme par exemple dans Vénestanville (Winstan > anglais Winston) ou Dénestanville (Dunstan). En outre, Dodo est l'élément qui explique Douville-sur-Andelle (Seine-Maritime, Dotvilla XIe siècle) et d'autres Douville (homonymie) qui montrent que pour ce nom de personne, [d] s'est régulièrement amui.

Microtoponymes[modifier | modifier le code]

  • Galleville, formation toponymique en -ville, appellatif précédé du nom de personne scandinave Galli que l'on rencontre aussi dans la Fontaine de Galleville dans le Calvados et situé également dans la zone de diffusion de la toponymie scandinave.
  • Bois de Gallehaut, sans forme ancienne ni date, il est difficile d'établir l'étymologie de ce Gallehaut. Peut-être s'agit-il d'une référence à Gallehaut ou Galehaut de Saâne, seigneur du Tilleul et de Tocqueville au XIVe siècle ? Cependant la forme attendue serait le Bois Gallehaut, comme le Bois Flahaut non loin de là. Le personnage des romans arthuriens Gallehaut est aussi attesté dans les textes en ancien français en tant que Gallehout, il est possible qu'il explique pourquoi *Galleholt « bois de Galli » avec le scandinave ou l'anglo-saxon holt « bois », régulièrement passé à *Gallehout soit devenu Gallehaut. On constate le même phénomène dans Bouquehault (Pas-de-Calais, anciennement Buchout, Bucholt, Bocholt vers 1119 « bois de hêtre »). À noter la présence rare de cet appellatif holt en Normandie, cependant on le retrouve probablement dans Boucourt (Bulcolt vers 1060) à Bénesville, lieu proche de Galleville, et Bois de Bascourt (côte de Bacoux en 1550) à Canouville autre lieu du pays de Caux. Le couple Galleville / Gallehaut n'aurait rien d'étonnant, car on constate la même chose avec Acqueville / Acquelonde et Etoupeville / Etoublon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1820 1821 Jacques-Lazare Lecœur    
1825 1826 A. Martin    
1834   Jean Dugle    
1840   Pierre-Benoît Cacheleu    
1861 1864 Andrieu    
1871   Eugène Guillottin    
    Pierre Lamotte    
    Gustave Halu    
    Gaston Haudrechy    
    Henri Delanos    
    Georges Renault    
    Joseph Breton    
1936   G. Belgule    
    Gérard Lecomte    
    Michel Dupuy    
  1995 Raymond Laroche    
1995 2008 Louison Tartarin DVD Conseiller général (2001-2008)
2008 2014 Daniel Durecu    
2014 en cours
(au avril 2014)
Érick Malandrin   Conseiller général (2008-2014)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage à Bourne.

La commune est jumelée avec les villes de Drapeau de l'Allemagne Bad Nenndorf (Allemagne) depuis 1978 et Drapeau du Royaume-Uni Bourne (Royaume-Uni) depuis 1989.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 025 2 957 2 984 2 896 3 172 3 308 3 688 3 792 3 767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 495 3 622 3 587 3 314 3 207 2 870 2 983 2 907 2 788
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 645 2 537 2 418 2 080 2 130 2 145 2 173 2 152 2 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 087 1 993 2 161 2 315 2 492 2 526 2 563 2 567 2 554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Au mois de juin, à la saison des fleurs bleues, elle a sa fête du lin. Doudeville porte d'ailleurs le titre de "Capitale du lin"
  • Le 15 août, fête patronale de la Vierge Marie, avec un Grand Corso fleuri (réputé à travers la Normandie), retraite aux flambeaux, feu d'artifice, messe en musique, corso fleuri illuminé, fête foraine, cérémonie au monument aux morts, et expositions.

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'Union sportive doudevillaise (USD) est le club de football de Doudeville

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Doudeville

Les armes de la commune de Doudeville se blasonnent ainsi :
d'azur à la barre d'argent, à trois sacs de blé d'or, celui de la pointe brochant sur une faucille du même, au chef cousu de gueules chargé de trois abeilles au naturel

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ (ISBN 2-85023-076-6)
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2 : formations non romanes ; formations dialectales, Librairie Droz, Genève, 1991, p. 954, n° 17127 (lire en ligne) [1]
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Xavier Simon, Inventaire des archives du doyenné de Doudeville, renfermant Canville, Reuville, Viquemare, Bénesville, Gonzeville, Fultot, Harcanville, Hautot-Saint-Sulpice et Boudeville, Rouen, 1861
  • « Doudeville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :