Donnacona (chef indien)

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Rencontre de Jacques Cartier et de Donnacona.

Donnacona était le chef du village iroquoien Stadaconé jusqu'en mai 1536, lorsqu'il fut emmené de force par l'explorateur français Jacques Cartier en France où il mourut en 1539.

En Amérique[modifier | modifier le code]

Au retour de son premier voyage en 1534, Jacques Cartier partit avec les deux fils de Donnaconna, avec qui il revint lors de sa deuxième traversée. Lors de son deuxième voyage, Cartier l'emmena en France avec neuf autres Amérindiens en le kidnappant à l'occasion d'une fête donné par les Français le 3 mai 1536. Aucun ne revint jamais aux Amériques.

En France[modifier | modifier le code]

Il découvrit la France au cours de l'été 1536. Nous ne connaissons rien de la vie quotidienne de Donnacona en France. On dit qu'il eut de nombreuses entrevues avec le père Thévet, grand chroniqueur des "affaires américaines". Il rencontra également à plusieurs reprises le roi François Ier.

Donnacona créa un mouvement considérable en France, influençant le roi François Ier au point de projeter l'implantation d'une colonie, en 1541, à Cap-Rouge. Il fut le premier à avoir tissé des relations diplomatiques avec les Français sur fond de rivalités entre chefs indiens. En effet, selon Serge Bouchard, « il entretient le rêve stadaconéen d'être la plus grande puissance canadienne parmi ses peuples voisins ». Pour intéresser les Français, il signala à Cartier l'existence du royaume de Saguenay, par des contes fabuleux, pris pour des réalités par les Européens, et venus même aux oreilles des Espagnols qui dépêchèrent des conquistadors vers le nord, à partir de la Floride et du Texas.

Il sauva également la vie des premiers Français ayant le scorbut, en leur donnant un remède à base de cèdre blanc, lors de l'Hivernage de la deuxième expédition de Cartier[1].

Les années passèrent et il espéra retourner dans son pays. Il mourut mystérieusement en France en 1539, juste avant le dernier voyage de Cartier, à l'âge approximatif de 60 ans et sans avoir revu le Canada (naissance: approx. 1485). Il serait enterré sous le pavé d'une rue du Vieux Paris, selon le Pantagruel de Rabelais. D'autres, comme l'anthropologue Serge Bouchard, disent, qu'il « fut enterré dans une fosse commune réservée aux indigènes des Amériques. Cette fosse se situait sous la rue des Andouilles, nom donné aux Indiens en général ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Pictet, L'Épopée des Peaux-Rouges, Éditions Favre 1988, p.112

Sources[modifier | modifier le code]