Don't Stop the Carnival

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Don't Stop the Carnival

Live de Sonny Rollins
Sortie 1978
Enregistré 13-15 avril 1978
Durée 70:48
Genre Jazz
Producteur Orrin Keepnews
Label Milestone Records
Critique

Albums de Sonny Rollins

Don't Stop the Carnival est un album live de jazz du saxophoniste ténor Sonny Rollins paru en 1978 sur le label Milestone. Rollins accueille le trompettiste Donald Byrd sur quatre morceaux tandis que la section rythmique est formée par Mark Soskin au piano, Jerome Harris et Aurell Ray à la guitare et Tony Williams à la batterie.


Contexte[modifier | modifier le code]

Rollins demande à Donald Byrd lors d'un concert au Carnegie Hall en 1978 de participer à cet enregistrement en tant qu'« ami très spéciale »[n 1]. Byrd amorcait ainsi son retour sur scène et est la première véritable collaboration avec Rollins après près de 20 ans. Scott Yanow indique cependant que le son du trompettiste est « rouillé et est seulement en moyenne forme » sur cet enregistrement[1].

Enregistrement[modifier | modifier le code]

Quatre dates de concert sont programmées en avril 1978 au Great American Music Hall de San Francisco (Californie). Après un premier concert ayant permis aux musiciens de mieux se connaître, les morceaux sont enregistrés au cours des trois concerts suivants interprétés le 13, 14 et 15 avril[2],[n 1].

Musicien Instrument Titre Équipe technique
Sonny Rollins saxophone ténor et soprano 1-4, 6-10 Orrin Keepnews producteur, liner notes
Mark Soskin piano 1-4, 6-10 Phil Carroll direction artistique
Aurell Ray guitare électrique à 12 cordes 1-4, 6-10 Jim Stern ingénieur, remixing
Jerome Harris guitare basse 1-4, 6-10 Dennis Gassner design
Tony Williams[n 2] batterie 1-4, 6-10 Jim Marshall photographie
Donald Byrd[n 2] trompette, bugle 6-10 Kirk Felton remastering

Titres[modifier | modifier le code]

Le programme proposé par Rollins est constitué de standards et de compositions personnelles dont le morceau Don't Stop The Carnival, un titre qu'il a souvent repris ensuite en concert et est devenu l'un de ses standards à l'image de St Thomas ou Blue Seven[3].

Édition 1978 double album au format LP -Milestone Records M-55005
Titre Compositeur Durée
Face A
1. Don't Stop The Carnival Sonny Rollins, musique traditionnelle 8:46
2. Silver City Sonny Rollins 8:08
Face B
3. Autumn Nocturne Kim Gannon, Josef Myrow 6:36
4. Camel Sonny Rollins 4:14
5. Introducing The Performers Sonny Rollins 1:01
6. Nobody Else But Me Oscar Hammerstein II, Jerome Kern 6:57
Face C
7. Non-Cents Kevin Toney 9:25
8. A Child's Prayer Donald Byrd 8:05
Face D
9. Presidnet Hayes Donald Byrd 9:49
10. Sais James Mtume 7:55

Réception[modifier | modifier le code]

L'auteur et critique de jazz Scott Yanow écrit sur Allmusic que les « versions de Don't Stop The Carnival et de Autumn Nocturne sont mémorables, mais le reste de l'album pour la plupart, bien qu'interprété avec brio, est un peu léger »[1].

Le musicien et auteur Ian Carr rejoint également cette impression de disparité dans la valeur des morceaux et indique que c'est « un enregistrement live un peu laborieux avec un Donald Byrd plutôt médiocre jouant seulement sur certaines titres alors que Tony Williams tout le temps »[4]. Carr remarque par contre le jeu du saxophoniste, en particulier sur le morceau Autumn Nocturne qu'il commente en écrivant qu'il « fait une formidable introduction, libre, sans accompagnement » et ajoute également que « malgré la section rythmique, le titre éponyme fait autorité ».

L'auteur Richard Palmer qualifie l'interprétation de Don't Stop The Carnival de « très hésitante comparée à celles effectuées plus tard »[3]. Il ajoute aussi que « les rythmes sont assez souples et il swing certainement, mais Rollins s'exprime rarement pleinement à son aise ou en maîtrise [de son jeu] et il est en fait éclipsé par le (très ordinaire) groupe vocal, qui était surement un ajout malvenu ».

Le critique musical Robert Christgau apprécie l'album et mentionne que d'une façon générale « la viande de l'album est nourrissante sinon exquise, de la nourriture de jazz que quiconque peut digérer. »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le producteur Orrin Keepnews indique dans le liner notes que l'expression est de Rollins (very special friend) car c'était en réalité le cas.
  2. a et b Donald Byrd apparaît avec la permission de Elektra Records et Tony Williams avec celle de CBS Records.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Scott Yanow, « Don't Stop the Carnival -review », sur allmusic.com (consulté le 25 novembre 2011).
  2. (en) « Sonny Rollins - Don't Stop The Carnival (Milestone M 55005) », sur jazzdisco.org (consulté le 25 novembre 2011).
  3. a et b p. 79;131;160 - (en) Richard Palmer, Sonny Rollins: the cutting edge, Continuum International Publishing Group,‎ 2004, 213 p. (ISBN 978-0-826-46916-8)
  4. p. 676 (en) Ian Carr, Digby Fairweather, Brian Priestley, The rough guide to jazz, Rough Guides,‎ 2004, 927 p. (ISBN 978-1-843-53256-9).
  5. (en) Robert Christgau, « G-Man -review », sur robertchristgau.com (consulté le 25 novembre 2011).