Dompierre-sur-Héry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dompierre.
Dompierre-sur-Héry
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Canton Brinon-sur-Beuvron
Intercommunalité Communauté de communes du Val du Beuvron
Maire
Mandat
François Mouron
2014-2020
Code postal 58420
Code commune 58100
Démographie
Population
municipale
78 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 56″ N 3° 33′ 54″ E / 47.2655555556, 3.56547° 15′ 56″ Nord 3° 33′ 54″ Est / 47.2655555556, 3.565  
Altitude Min. 216 m – Max. 321 m
Superficie 6,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Dompierre-sur-Héry

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Dompierre-sur-Héry

Dompierre-sur-Héry (en parler nivernais : Dompiarre) est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Michaugues Moraches Héry Rose des vents
N
O    Dompierre-sur-Héry    E
S
Beaulieu Neuilly Guipy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dompna petra vient de dom: seigneur, et petra: pierre.

Dompierre fait partie de l'Association des Dompierre-de-France regroupant 23 communes françaises dont le nom comporte Dompierre. Chaque année, une commune différente accueille la fête. Dompierre-sur-Authie n'a jamais accueilli ses cousins Dompierrois et Dompierrais pour la fête Nationale, mais a accueilli l'Assemblée Générale en 1995[1]. En 2013, la fête nationale a eu lieu le 1er week end de juillet à Dompierre-les-Ormes en Saône-et-Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Eumène, évêque de Nevers, demanda au roi Charles le Gros de créer cette paroisse au IXe siècle, la cure étant remise au prieur de Saint-Révérien. Ainsi naquit Dompna Petra, le patron de la paroisse étant Saint Pierre. Une première église fut construite par les moines. Elle fut remplacée au XVIe siècle par celle actuelle, construite dans le style gothique, et encore, selon la tradition, entourée de son cimetière.

Jusqu'à la Révolution française, le village resta fief des prieurs de Saint-Révérien. Il reste de cette époque un corps de ferme, un colombier, une grange aux dîmes dont on ne remarque que le portail d'entrée. De ce village à flanc de coteau, situé sur l'ancien circuit des flotteurs de bois (sur le Corneau), le point de vue découvre 23 clochers. Le village a perdu ses carrières, à la pierre blanche réputée, au tout début du XXe siècle. Deux hameaux font partie de sa commune, Reugny et Chanteloup. On a cependant rattaché à la commune de Guipy le château des seigneurs de Chanteloup, dont la chapelle seigneuriale et la pierre tombale se trouvent dans l'église de Dompierre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours François Mouron sans étiquette Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 78 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
289 292 289 276 317 324 338 325 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
303 325 321 319 319 280 303 271 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250 238 205 192 173 163 153 144 135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
133 102 95 76 61 66 77 75 75
2011 - - - - - - - -
78 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population quadruple l'été (résidences secondaires : Français de la région parisienne, Anglais, Hollandais).

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Essentiellement agricole, élevage de charolais et d'ovins principalement.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

  • Paysage vallonné de type bocage, calme exceptionnel, nombreuses sorties et visites possibles dans les environs
  • Grande richesse de la faune et de la flore

Loisir Détente[modifier | modifier le code]

  • Centre équestre
  • Randonnée / VTT / promenade (nombreux itinéraires possibles)

Accueil[modifier | modifier le code]

  • Chambres d'hôtes à la tour colombier
  • Gîtes et chambres à Reugny
  • Gîtes au château de Chanteloup

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le domaine de Reugny, jadis important, conserve quelques bâtiments et son pigeonnier de l'époque pré-révolutionnaire. Dès 1801, le propriétaire Mr Hervieu fut le premier à cultiver en grand les prairies artificielles, à l'encontre du principe de la jachère. Il enseigna ce mode de culture aux agriculteurs, et aida ainsi au développement au XIXe siècle de l'élevage. On lui doit le perfectionnement de divers instruments aratoires. Son fils obtint plusieurs prix au milieu du XIXe siècle, entre autres pour son système d'assolement et la diversité de son élevage.

L'église du XVIe siècle, inscrite à l'Inventaire des monuments historiques, est construite en gothique tardif, encore en usage dans le Nivernais au XVIe siècle. Le plan est celui d'une croix latine, nef et deux travées, avec entrelacs savants et clefs de voûte. Cette église est une des rares du canton à avoir toutes ses fenêtres ogivales garnies de vitraux (XIXe siècle). Le clocher porche restauré en 1853 est surmonté d'une flèche et de quatre clochetons. La tour carrée à baies ogivales abrite une cloche du XVIIe siècle offerte par le seigneur de Chanteloup. Le porche à décor végétal sculpté avec son petit oculus quadrilobé est voûté avec un arc surbaissé surmonté d'une petite croix naïve.

Face au portail, est érigée une croix de cimetière. Traditionnelle, elle fut reprise comme croix de mission en 1896. À voir également, la grande croix de pierre au carrefour à l'entrée du village.

Le colombier a été implanté par le prieuré de Saint-Révérien, avant le XVIIe siècle, il marque le privilège de seigneurie. Il faisait partie des bâtiments de ferme. Ce colombier possédait deux pièces rondes l'une au-dessus de l'autre (on aperçoit l'écoulement de la pierre d'évier). L'accès aux étages se faisait par un escalier extérieur en bois.

Un lavoir clos restauré (XIXe siècle), au centre du village à l'entrée d'un petit chemin de terre, est dit de "la fontaine carrée". Il est ancien et se distingue du lavoir couvert qui l'a détrôné. Il est resté tel qu'il fut utilisé, c’est-à-dire sans toit ni murs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :