Domnall de Strathclyde

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Domnall ou Dyfnwal VI de Strathclyde (Langues brittoniques : Dyfnwal; gaélique : Domnall, anglais: Donald) est un souverain du royaume de Strathclyde du début du Xe siècle.

Origine[modifier | modifier le code]

Domnall ou Dyfnwall est souvent nommé Domnall mac Áeda (gaélique : Domhnall mac Aoidh) du fait d'une lecture de la Chronique des Rois d'Alba qui relève entre 908 et 916 :

« moritui sunt in tempore huius Doneualdus rex Britonniorum et Dunevaldus filius Ede elig  » [1]

Ce passage est habituellement interprété comme « Domnall, roi des Britons meurt et Domnall mac Áeda est élu ». Le terme crucial est le mot elig, habituellement considéré comme une abréviation de « eligitur » (i.e: élu)[2].

En 1988 Benjamin Hudson a contesté cette lecture et avancé l'argument que elig signifie en fait Aileach, comprenant que le passage se réfère à la mort de Domnall mac Áeda, Roi d'Ailech par ailleurs relevée dans une entrée des Annales d'Ulster en 915[3]

Depuis le XVIIIe siècle en passant par William Forbes Skene jusqu'à Alan Orr Anderson, Marjorie Ogilvie Anderson et même Alan MacQuarrie au XXe siècle , eligitur a été retenu comme l'interprétation habituelle[4], et le passage est censé indiquer que Dyfnwal était le fils Áed, et un frère par ailleurs inconnu de Constantin II d'Écosse (i.e: Causantín mac Áeda), que ce même Constantin aurait établi en Strathclyde en en faisant son Héritier présomptif ou Taniste selon le système développé par Alfred P. Smyth[5]

Toutefois plus récemment Dauvit Broun suivi par Alex Woolf ont apporté leur soutien à la thèse de Benjamin Hudson, mais la communauté des historiens demeure encore très divisée sur ce sujet[6] Domnall/Dyfnwall V est dans ce contexte sans doute le père et prédécesseur d'Owen Ier de Strathclyde.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Benjamin T. Hudson, "Elech and the Scots in Strathclyde", in Scottish Gaelic Studies, Vol. XV (Spring, 1988), p. 145.
  2. Marjorie Ogilvie Anderson, Kings and Kingship in Early Scotland, (Edinburgh, 1973), p.  251; Alan Orr Anderson, Early Sources of Scottish History: AD 500–1286, 2 Vols, (Edinburgh, 1922), vol. i., p. 445-6
  3. Benjamin Hudson, Op. cit., p. 143-477.Annales d'Ulster AC: 915.2
  4. C.f Dauvit Broun, "The Welsh Identity of the Kingdom of Strathclyde", in The Innes Review, Vol. 55, no. 2 (Autumn, 2004), p. 132-3, & notes .
  5. Alfred P. Smyth, Warlords and Holy Men, (Edinburgh, 1984), p. 222-223 et tableau généalogique n° 4 p. 221; Alan Orr Anderson, op. cit., vol. i, p. 446, note n° 1.
  6. Dauvit Broun, Op.cit. p. 127-135 & Alex Woolf from Pictland to Alba 789-1070 (ISBN 9780748612345) (Edinburgh 2007) p. 127 .

Article lié[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alan Orr Anderson, Early Sources of Scottish History: AD 500–1286, 2 Vols, (Edinburgh, 1922)
  • Alan Orr Anderson, Scottish Annals from English Chroniclers: AD 500–1286, (London, 1908), republished, Marjorie Anderson (ed.) (Stamford, 1991)
  • Marjorie Ogilvie Anderson, Kings and Kingship in Early Scotland, (Edinburgh, 1973)
  • Dauvit Broun, The Welsh Identity of the Kingdom of Strathclyde, in The Innes Review, Vol. 55, no. 2 (Autumn, 2004), p. 111–180
  • Benjamin T. Hudson, Elech and the Scots in Strathclyde, in Scottish Gaelic Studies, Vol. XV (Spring, 1988), p. 143–147
  • Alan MacQuarrie "The Kings of Strathclyde", in A. Grant & K.Stringer (eds.) Medieval Scotland: Crown, Lordship and Community, Essays Presented to G.W.S. Barrow, (Edinburgh, 1993), pp. 1–19 et tableau généalogique p. 6
  • Alfred P. Smyth, Warlords and Holy Men, (ISBN 0748601007) (Edinburgh, 1984).
  • Alex Woolf from Pictland to Alba 789-1070 (ISBN 9780748612345) (Edinburgh 2007).