Dominique Raimbourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Raimbourg.
Dominique Raimbourg
Dominique Raimbourg lors des RMLL 2009 à Nantes.
Dominique Raimbourg lors des RMLL 2009 à Nantes.
Fonctions
Député de la 4e circonscription de la Loire-Atlantique
En fonction depuis le 20 juin 2007
Élection 17 juin 2007
Réélection 10 juin 2012
Prédécesseur Jacques Floch
4 octobre 200118 juin 2002
Élection 1er juin 1997
Prédécesseur Jacques Floch
Successeur Jacques Floch
Biographie
Date de naissance 28 avril 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
Parti politique PS
Père Bourvil
Profession Avocat pénaliste

Dominique Raimbourg, né le 28 avril 1950 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français, député PS de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique. Avocat au barreau de Nantes, il est le fils de l'acteur Bourvil.

Membre du Parti communiste français entre 1976 et 1981, il est aujourd'hui adhérent du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Raimbourg est né le 28 avril 1950 à Boulogne-Billancourt, de l'acteur et chanteur français Bourvil (André Raimbourg à la ville) (1917-1970) et de son épouse née Jeanne Lefrique (1918-1985)[1].

Il a une formation d'avocat. Il exerce en tant que pénaliste au barreau de Nantes. Au début des années 1970, il est membre de l'Alliance marxiste révolutionnaire[2].

Élu au conseil municipal de Nantes en 1989, il a été adjoint au maire délégué à la sécurité et à la tranquillité publiques, délégué du quartier Nantes Sud (Saint-Jacques - Sèvre) et Conseiller communautaire.

Il a été suppléant de Jacques Floch, député PS de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique, qu'il a remplacé à l'Assemblée nationale lorsque ce dernier entre dans le Gouvernement Lionel Jospin le 4 septembre 2001 en tant que secrétaire d'État aux anciens combattants.

Jacques Floch ne se représentant pas, Dominique Raimbourg a été élu par les militants candidat du PS pour les élections législatives de 2007. Il a été élu député de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique le 17 juin 2007 avec près de 65 % des suffrages.

Très impliqué à l'Assemblée nationale, il siège au sein du groupe SRC et est membre de la commission des lois. À ce titre, il a notamment pris part aux travaux parlementaires sur les projets de lois « peines planchers », « immigration », « rétention de sûreté », « contrôleur général des prisons », « réforme des institutions », « Service Minimum dans les Écoles », etc.

Il est membre du groupe d'étude parlementaire sur les prisons et la condition carcérale. Ce groupe effectue un travail permanent de veille et de propositions sur la question des prisons, sur la base d'auditions et de visites d'établissements.

Il a été désigné par les députés PS pour les représenter au sein de la Commission de travail sur la réforme de l'Ordonnance de 1945 mise en place par le ministère de la Justice. À l'issue du travail de cette commission il a publié une tribune dans le journal Le Monde qui a contribué à une approche renouvelée, notamment à gauche, de cette question. Il a prolongé cette démarche en mettant en place un groupe de travail avec la Fondation Jean-Jaurès, regroupant des parlementaires et des universitaires (sociologues, anthropologues, historiens, etc.) sur la thématique « Enfance - Enfance en danger - Enfance délinquante »[3]. Ce travail donnera lieu à une publication début 2011.

Fonction dans les instances internationales : membre du Groupe français de l'Union interparlementaire.

En mars 2008, il se présente comme tête de liste face à la liste du maire (NC) sortant de Saint-Sébastien-sur-Loire, Joël Guerriau, à l'élection municipale. Sa liste d'Union de la Gauche (PS, Les Verts, PCF) n'obtient que 41,21 % des suffrages[4], un score inférieur à son score obtenu lors des élections législatives sur la commune (60,81 % des voix). Il siège depuis le 15 mars 2008 comme chef de file de l'opposition municipale et comme conseiller communautaire de Nantes Métropole.

À Nantes Métropole, il est notamment chargé de la politique d'accueil des populations roms, sujet qu'il suit également dans le cadre de ses travaux parlementaires. Il a notamment été sollicité par le Secrétariat d'État aux affaires européennes pour prendre part à un déplacement en Roumanie visant à renouveler les politiques de coopération entre les deux pays sur le sujet de la population roms. Par ailleurs, il est membre de la mission parlementaire (majorité + opposition) « Gens du voyage », qui rendra un rapport sur ce sujet fin 2010.

Pendant toute l'année 2010, il est le parlementaire de l'opposition associé au groupe de travail du Ministère de la justice préparant un projet de réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale.

En novembre 2010, après un travail préparatoire ayant associé de nombreuses associations et organisations professionnelles, il dépose une proposition de loi visant à instaurer un mécanisme de prévention de la surpopulation carcérale[5]. Cette proposition a été refusée par la majorité.

Depuis septembre 2010, il est l'administrateur de l'ANJR (Association nationale de la justice réparatrice). Cette structure propose de mettre en lien un auteur et une victime de crime ou de délit, dans l'objectif de lutter contre la récidive.

En juillet 2011, après avoir animé un groupe de travail réunissant des responsables politiques, des universitaires et praticiens de différentes professions sur les questions de jeunesse, il publie aux éditions de la Fondation Jean Jaurès un essai intitulé L'adolescence : un enjeu politique.

Le 10 juin 2012, il est réélu député de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique dès le premier tour avec 55,35 % des voix exprimées. Il est désigné, le 28 juin, vice-président de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République, désormais présidée par Jean-Jacques Urvoas.

Le 23 janvier 2013, Dominique Raimbourg a déposé avec son collègue UMP Sébastien Huyghe[6], un rapport d'information numéro 652 intitulé « sur les moyens de lutte contre la surpopulation carcérale ».

En 2014, il est rapporteur de la réforme pénale portée par la ministre de la Justice Christiane Taubira qui permet d'éviter la prison pour des délits passibles d'une peine de moins de cinq ans. Il crée la polémique en déclarant qu'il « y a des infractions sexuelles qui ne signalent pas un ancrage dans une délinquance particulière » comme « un oncle qui, à la fin d'un repas de famille un peu alcoolisé, a un geste déplacé envers sa nièce »[7].

Mandats[modifier | modifier le code]

Député[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal[modifier | modifier le code]

Mandats intercommunaux[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Les notes de la Fondation Jean-Jaurès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]