Dominique Parrenin

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Portrait du P. Parennin, publié en 1740 dans Lettres Édifiantes et Curieuses (vol. 10).

Dominique Parrenin, né le 1er septembre 1665 au Russey (Doubs) et mort le 29 septembre 1741 à Pékin (Chine), est un prêtre jésuite et géographe français, missionnaire en Chine, notamment auprès de l'empereur Kangxi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre dans la Compagnie de Jésus le 1er septembre 1685 puis est envoyé en Chine en 1697. Dès son arrivée à Pékin, en 1698, il attire l'attention de l'empereur Kangxi notamment grâce à sa culture et à son usage familier du chinois et du mandchou. Tout en satisfaisant la curiosité de l'empereur Kangxi, particulièrement en ce qui concerne la physique, la médecine et l'histoire de l'Europe, il soutient que la culture scientifique de l'Occident fut conquise grâce au christianisme. Compagnon de voyages de l'empereur, il visite les chrétiens chinois ainsi que les personnages importants de la cour et les hauts dignitaires de l'empire qu'il incite à regarder la propagation du christianisme avec bienveillance. Dans les Lettres édificantes, il retranscrit l'exemple fixé par les princes de la famille Sounou, dont la conversion, commencée par le Père Suarez, est terminé.

Yongzheng, fils de Kangxi devenu empereur, fait bientôt connaître son aversion pour le christianisme mais sa considération pour les missionnaires à Pékin et plus principalement pour le Père Parrenin. L'empereur accorde des aumôniers aux ministres chinois ayant besoin d'eux, comme interprètes consciencieux et fidèles mais aussi pour les informer sur les questions européennes.

Le père Parrenin, aidé par ses confrères, Anne-Marie de Maillé et Antoine Gaubil continue d'exercer sa mission; en effet, malgré la tolérance de l'empereur pour les chrétiens, il existe encore de nombreuses persécutions dans plusieurs provinces. Il décède à Pékin le 29 septembre 1741.

Travaux[modifier | modifier le code]

Parrenin est impliqué dans l'élaboration d'un plan majeur de la Chine; Kangxi ayant suscité le désir de voir l'ensemble de son domaine représenté par des méthodes plus précises que celles des cartographes chinois. En 1700, le P. Parrenin élabore alors le plan des provinces de Petchili, Shan-tung, et Liao-toung et collabore à celui de Pékin et ses environs.

Il traduit en mandchou, à la demande de l'empereur, plusieurs des œuvres publiées par l'Académie des Sciences de Paris. Entre 1723 et 1740, il échange diverses correspondances avec Dortous de Mairan et Nicolas Fréret à propos de leurs « doutes » sur l'histoire, la chronologie et l'astronomie des Chinois.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Lettres édifiantes et curieuses, 26 volumes, préface et Lettre du P. Chalier, Paris, 1753 ;
  • Correspondance scientifique du missionnaire français à Pékin au XVIIIe Siècle, Revue du monde catholique, 1883 ;

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dominique Parrenin » (voir la liste des auteurs)
  • Lettre du P. Antoine Gaubil sur la mort du P. Parrenin, Bibliothèque Nationale, non édité ;
  • Lettres de M. de Mairan au P. Parrenin, contenant diverses questions sur la Chine, Paris, 1759–70 ;
  • Brucker, Le mission de Chine de 1722 à 1735, Revue des questions historiques, 1881 ;
  • Augustin de Backer & Carlos Sommervogel, Bibliothèque des éscrevains ;