Dominique Mamberti

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dominique Mamberti
Image illustrative de l'article Dominique Mamberti
Dominique Mamberti en décembre 2010.
Biographie
Nom de naissance Dominique François Joseph Mamberti
Naissance 7 mars 1952 (62 ans)
à Marrakech, Maroc
Ordination sacerdotale 20 septembre 1981 par
Mgr Jean-Charles Thomas
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
prévue le 14 Février 2015
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 3 juillet 2002 par le
card. Angelo Sodano
Dernier titre ou fonction Préfet du tribunal suprême de la Signature apostolique
Préfet du tribunal suprême de la Signature apostolique
Depuis le 8 novembre 2014
Précédent Raymond Burke
Secrétaire pour les relations avec les États de la secrétairerie d'État
15 septembre 2006 – 8 novembre 2014
Précédent Giovanni Lajolo Paul Gallagher Suivant
Nonce apostolique au Soudan
18 mai 2002 – 15 septembre 2006
Précédent Marco Dino Brogi Leo Boccardi Suivant
Archevêque titulaire de Sagone
Depuis le 18 mai 2002

Blason
« Eritis mihi testes » (Act 1,8)
« Vous serez mes témoins »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Dominique François Joseph Mamberti, né le 7 mars 1952 à Marrakech au Maroc, est un prélat français, archevêque de l’Église catholique. Il est préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, au Vatican, depuis le 8 novembre 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Mamberti est né le 7 mars 1952 à Marrakech au Maroc, il est le fils unique d'un fonctionnaire, il est issu du village de Vico en Corse[1]. Dans les années 1960, il vit avec sa famille à Belfort où il fréquente alors l'église Notre-Dame-des-Anges au sein de laquelle il fait sa profession de foi en juin 1965.

Formation[modifier | modifier le code]

Il est diplômé d'études politiques et de droit public. Ordonné prêtre pour le diocèse d'Ajaccio en Corse le 20 septembre 1981, Mgr Mamberti fait son entrée au service diplomatique du Saint-Siège en 1986.

Diplomate[modifier | modifier le code]

Il fait l'essentiel de sa carrière comme représentant du Vatican en Algérie, au Chili, au Liban et aux Nations unies.

Le 3 juillet 2002, il est consacré évêque en la basilique Saint-Pierre de Rome par le cardinal Angelo Sodano, alors secrétaire d'État du Saint Siège. Le pape lui attribue le titre d'archevêque in partibus de Sagone, évêché aujourd'hui disparu, qui se situait en Corse dans sa région d'origine.

De 2002 à 2006, il est nonce apostolique (ambassadeur du Saint-Siège) au Soudan, en Érythrée et en Somalie.

Nommé secrétaire pour les relations avec les États de la Secrétairerie d'État le 15 septembre 2006, poste équivalent à celui de ministre des Affaires étrangères, il succède à Mgr Giovanni Lajolo qui devient gouverneur de la Cité du Vatican et président de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican (ces deux postes étant respectivement l’exécutif et la tête du législatif de la Cité du Vatican).

Il travaille en étroite collaboration avec le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'État, et le pape Benoît XVI, dont il est considéré comme très proche. Le 16 mars 2013, le pape François, nouvellement élu, le reconduit provisoirement dans ses fonctions avec l'ensemble des responsables de la Curie romaine. Le 31 août 2013, il est confirmé en même temps que les autres supérieurs de la Secrétairerie d'État dans ses fonctions de secrétaire pour les rapports avec les États par le pape François[2], le secrétaire d'État étant remplacé par Mgr Pietro Parolin[3].

En juillet 2014 du fait de la situation à Gaza, Mgr Mamberti envoie une note officielle à tous les ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, pour attirer leur attention sur les appels du pape François pour les chrétiens en Irak et ailleurs au Moyen-Orient. Mamberti explique que le Saint-Siège est « profondément préoccupé » par la souffrance des chrétiens dans la région, précisant que « Les communautés chrétiennes souffrent injustement, elles ont peur, et de nombreux chrétiens ont été forcés d'émigrer »[4].

Le 8 novembre 2014, il est nommé préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, en remplacement du cardinal Raymond Burke nommé cardinal patron de l'Ordre souverain de Malte[5].

Cardinal[modifier | modifier le code]

Le 4 janvier 2015, le pape François annonce sa création comme cardinal au cours du consistoire ordinaire du 14 février 2015[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Mounier, « Dominique Mamberti, le cinquième cardinal français électeur », sur la-croix.com,‎ 4 janvier 2015 (consulté le 15 janvier 2015)
  2. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Conferma dei superiori segreteria di stato e della casa pontificia », sur press.vatican.va,‎ 31 août 2013 (consulté le 15 août 2014)
  3. AFP, « Le pape François remplace son numéro deux controversé au Vatican », sur press.vatican.va,‎ 31 août 2013 (consulté le 15 août 2014)
  4. (en) Catholic World News, « Vatican Secretariat of State issues alert to diplomatic corps on plight of Christians in Middle East », sur catholicculture.org,‎ 30 juillet 2014 (consulté le 6 janvier 2015)
  5. Sébastien Maillard, « Le pape décide un important remaniement à la Curie romaine », sur la-croix.com,‎ 8 novembre 2014 (consulté le 16 décembre 2014)
  6. «Le pape nomme 20 cardinaux "originaires de tous les continents" » sur le site du Monde
  7. (it) Présidence de la république italienne, « Mamberti S.E. Rev.ma Mons. Dominique », sur quirinale.it (consulté le 9 novembre 2014)
  8. « François Fillon invite à une méditation collective », sur la-croix.com,‎ 11 octobre 2009