Domenico Caraccioli

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Domenico Caraccioli

Domenico Caraccioli (né le 2 octobre 1715 à Naples - mort en 1789) était un homme d'État italien du XVIIIe siècle

Biographie[modifier | modifier le code]

Domenico Caraccioli est ambassadeur du roi de Naples en Angleterre (1763) et en France (1770), puis ministre des affaires étrangères, enfin vice-roi de Sicile.

Caraccioli se fait une grande réputation par son esprit, se lie en France avec les littérateurs les plus distingués, tels que d'Alembert, Diderot, Helvétius, et cherche à appliquer leurs idées dans le royaume de Naples. Il abolit la torture en Sicile. Domenico Caraccioli devient membre de la Royal Society le 23 mai 1765.

Nommé vice-roi de Sicile en mai 1780, prend son poste à Palerme le 14 octobre 1781[1]. Il commence par supprimer le Saint-Office sicilien, abolit le servage, supprime les corvées, droits de chasse, péages, etc. dont les barons ne pouvaient produire les titres, ainsi que les taxes sur les marchandises exportée hors des fiefs. En 1782, il expose au Parlement son projet de nouveau cadastre pour éliminer les abus et les fraudes et pour répartir plus équitablement la charge fiscale. La noblesse et le clergé s’y opposent.

En 1785, il réduit le champ d’action de la justice féodale, qui ne peut plus ni juger, ni incarcérer, et donne aux paysans un droit de recours auprès d’un tribunal pour tout abus fiscal ou empiètement sur les communaux. Le tribunal est submergé de plaintes. Une réforme municipale oblige les nobles à partager l’administration avec des fonctionnaires de l’État et les représentants élus des contribuables. Le pouvoir baronnial résiste mais est réellement entamé. En janvier 1786, il est rappelé à Naples où il exerce la charge de secrétaire d'État jusqu’à sa mort le 16 juillet 1789[1].


Claude-Joseph Dorat publie un Esprit de Caraccioli.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Yves Frétigné, Histoire de la Sicile, Fayard,‎ 2009 (ISBN 9782213658421, résumé)