Dolmens de Kerbourg

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Dolmens de Kerbourg
Image illustrative de l'article Dolmens de Kerbourg
Aperçu du premier dolmen.
Présentation
Type Dolmen
Période Néolithique
Faciès culturel Mégalithisme
Caractéristiques
Matériaux Pierres
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 45″ N 2° 21′ 43″ O / 47.3625, -2.36194 ()47° 21′ 45″ Nord 2° 21′ 43″ Ouest / 47.3625, -2.36194 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Commune Guérande
  Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Loire-Atlantique department location map.svg
Dolmens de Kerbourg

Les dolmens de Kerbourg appelés également « dolmens de l'ile de la Motte », sont des allées couvertes situées sur la commune de Saint-Lyphard, à proximité du Village de La Madeleine dans le département de la Loire-Atlantique, en France.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les dolmens de Kerbourg sont situés au sud-ouest du hameau de Kerbourg, près de La Madeleine, environ à mi-distance entre Saint-Lyphard et Guérande, sur le bord d'un champ et sont accessibles grâce à un chemin communal.

Lors du défrichement des landes en 1874-1876 au sommet de la colline de Kerbourg, près de moulins à vent, deux dolmens ont été dégagés. Le ou les (?) cairns ont alors été arasés ne laissant que la partie mégalithique en place.

L'aspect de ces sépultures devait être celui du cairn de Gavrinis, ou celui du tumulus de Dissignac à Saint-Nazaire.

Les dolmens de Kerbourg sont classés à l'inventaire des monuments historiques depuis 1951[1].

Dolmen "Kerbourg 1"[modifier | modifier le code]

Datant du Néolithique ancien ou moyen (vers 4500 / 4000 avant JC), d'une longueur de 7 mètres et d'une largeur de 3, souvent qualifié d'allée couverte, il s'agit en réalité d'un dolmen à couloir (dit en P)[2]. Il est constitué d'un corridor débouchant sur une chambre plus haute et plus large.

La structure mégalithique est bien conservée et est toujours recouverte par quatre tables de granite. Son style de construction est à rapprocher du Tumulus de Dissignac. Ce dolmen était auparavant recouvert d'un cairn, actuellement disparu et dont les derniers vestiges ont probablement été arasé lors du défrichement de 1874-1876. Un dessin de 1866-1867 montre le dolmen dans la même configuration qu'aujourd'hui[3]. Les fouilles sommaires de l'époque ont montré que ces sépultures avaient été vidées à la fin du Néolithique, au Campaniforme, et pillées à l'époque romaine. (Fouillé par le Capitaine Lukis, le produit de ces fouilles non publiées serait, sous toute réserve, au British Museum, à Londres)

Dolmen "Kerbourg 2"[modifier | modifier le code]

Ce second dolmen, probablement de même nature que le précédent, est très ruiné. Seuls subsistent des éléments de la chambre sépulcrale, sur le bord du chemin, une vingtaine de mètres après Kerbourg 1. Elle a fait l'objet de fouilles sommaires de M. Benoist, notaire à Guérande, puis par H. Quilgars en avril 1897.

Menhir de la Pierre Blanche[modifier | modifier le code]

À proximité des dolmens de Kerbourg, de l'autre côté de la route reliant Guérande à Saint-Lyphard, se trouve le menhir de la Pierre Blanche (ou menhir de La Madeleine). C'est un bloc de quartz blanc, haut de plus de 2 m. Un second menhir se trouvait à proximité immédiate, mais il a été détruit au début du XXe siècle.


Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00108809 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Type Magoër-Huen, d'après Jean L'Helgouach, thèse de Doctorat, 1965, p. 56
  3. Cahiers des amis de Guérande, n°44, année 2004

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]