Dogue du Tibet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tibet (homonymie).
Dogue du Tibet
{{#if:
Image illustrative de l'article Dogue du Tibet

Espèce Chien (Canis lupus familiaris)
Région d’origine
Région Tibet - Chine - Mongolie
Caractéristiques
Taille minimum 61(F)-66(M)
Poids 50 à 80 kg
Caractère Très indépendant et très protecteur, un gardien qui ne laissera rentrer personne sur son territoire, même pas vos amis ou famille, sans votre présence. L'une des races les plus puissantes. A ne pas mettre dans les mains de personne sans grande connaissance des chiens de protection.
Nomenclature FCI
  • groupe 2
    • section 2
      • no 230

Le Dogue du Tibet ou mastiff du Tibet est une race de chien de travail d'origine ancienne, employée par les bergers nomades de l'Himalaya. Do-khyi, son nom tibétain, signifie littéralement « chien de porte », il fut en effet le chien de garde traditionnel des monastères tibétains. Parmi les chiens tibétains, il est le seul qui soit classé dans le deuxième groupe, celui des molosses[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La race est propre aux hauts plateaux de l'Himalaya, les bergers l'utilisent pour protéger des troupeaux de chèvres, yacks et moutons des prédateurs[2]. Bien qu'il ait évolué, des traces possibles de son existence remontent à plus de trois mille ans. Une description a été faite environ 350 ans av JC par Aristote, puis par Marco Polo vers 1270. Des chiens du Tibet auraient été donnés à Alexandre le Grand, qui leur a fait combattre des fauves en arène[3].

Il est également donné comme ancêtre probable des chiens utilisés par les légions romaines, dont les caractéristiques se sont diffusées à travers l'Europe. Par cet intermédiaire ou non, certains affirment qu'il est à l'origine de tous les molosses et chiens de montagne.

Pourtant, l'espèce d'origine (non croisée) n'a été introduite en Europe qu'au XIXe siècle (on connait l'anecdote d'un cadeau à la reine Victoria), et seulement en 1978 en France[4].

Description[modifier | modifier le code]

Portrait d'un dogue du Tibet, avec une crinière bien visible.

C'est un chien de grande taille, massif, au poil fourni, adapté à l'altitude. Son cou est garni d'une épaisse crinière rappelant celle du lion.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Un dogue du Tibet présenté en Chine.

Le mastiff tibétain est très apprécié en Chine, où il est devenu un signe extérieur de richesse. Lors de foires, ces chiens sont vendus à des prix très élevés[5]. Le record du chien le plus cher du monde revient d'ailleurs à un représentant de la race, avec dix millions de yuans, équivalant d'un million et demi de dollars. Les Chinois importent ces chiens depuis le Tibet mais le taux de mortalité est très élevé. Sur les foires d'élevage, pour rendre ces animaux plus impressionnants, du glucose est injecté dans leurs pattes[6].

C'est aussi en Chine qu'un zoo a été démasqué en tentant de faire passer un chien du Tibet pour un lion[7].

À noter que le mastiff chinois n'a plus aucun lien avec les vrais dogues du Tibet. Ces derniers ont été croisés, entre autre, avec des chow chow, ce qui lui a donné ce manque d'angulation. La variété chinoise est sujette à de nombreux problèmes de santés, tel que l'ectropion et les problèmes de peau. Leur ossature est également très mauvaise. Le mastiff chinois, de par sa lourdeur qui l'handicape, ne serait pas apte à effectuer le travail pour lequel le dogue du Tibet a été créé. Par le fait même. Il faut donc faire très attention quant à l'éleveur que l'on choisit et aux types de lignées que celui-ci utilise.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Film chinois Le chien du Tibet. Roman de Gerileqimuge Grue-Noire, Flamme, Arles, Picquier, 2011.

Notes et référence[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]